Lundi 24 juillet 2017
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Actualités : SECOND JOUR DE PROTESTATION DES ANCIENS MILITAIRES
Les marcheurs dispersés par la force


Hier, sauveurs parmi d’autres milliers de sauveurs de la république que les hordes terroristes voulaient brûler, aujourd’hui indésirables dans la capitale de cette république. Au second jour de la tentative des anciens militaires – retraités, blessés, rappelés ou radiés — de marcher sur la capitale, ces derniers ont poursuivi leur protestation en organisant un sit-in en amont de la RN 5 (Alger-Constantine) au niveau de la commune de Tidjelabine, dans le centre de la wilaya de Boumerdès.
Pour rappel, les marcheurs ont été repoussés, dans l’après-midi de samedi, vers les hauteurs de cette route. Le rassemblement des manifestants avait perturbé la circulation automobile.
Pour ce faire, les gendarmes, dépêchés en grand nombre, ont chargé en faisant usage de gaz lacrymogène contre les manifestants dont certains sont des handicapés – amputations de jambes — séquelles de la lutte anti-terroriste. Dans la matinée d’hier, c’est donc l’aire du marché de véhicules de Tidjelabine qui est momentanément transformée en lieu de protestation. Dimanche, vers la mi-journée, une délégation représentant le collectif des marcheurs a été reçue par le commandant du secteur opérationnel de l’ANP de Boumerdès, à qui une autre copie de la plateforme de revendication a été remise.
Ce dernier a promis à ces délégués de transmettre leur liste de doléances aux responsables des institutions supérieures de l’Etat. Sur ce, les marcheurs se sont séparés dans le calme pour rejoindre leurs wilayas respectives.
Ces anciens éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), dont certains ont été des hauts gradés qui ont organisé, dans des conditions pénibles, plusieurs marches et protestations, restent attachés à leurs revendications ayant un caractère exclusivement social. Le sentiment de hogra et de marginalisation est palpable chez ces hommes qui ont été en première ligne lorsque la république avait besoin d’hommes pour la défendre contre des hordes terroristes qui voulaient la brûler. «Pourquoi la réconciliation nationale s’applique aux terroristes et pas à nous ?»
C’est en ces termes que nous a interpellé, au mois de mai dernier, l’un de ces manifestants qui avait à ses côtés Belkacem de Djelfa, qui, à 37 ans, a été amputé, en 1998, de ses deux jambes, et a perdu l’usage d’un œil alors que sa main droite est partiellement fonctionnelle. C’est le prix qu’il a payé de sa contribution à la lutte antiterroriste. Belkacem n’aurait pas traîné péniblement, depuis Djelfa, ce qui lui reste de corps pour passer des nuits dehors, comme un SDF, si le sentiment de hogra n’avait pas rongé sa conscience.
Abachi L.

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