Lundi 24 juillet 2017
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Régions : Pour cause de pénurie récurrente d’eau potable
Des villageois ferment le siège de la daïra de M’chédallah


Le problème d’eau potable persiste à M’chedallah, tant dans le chef-lieu de daïra que dans d’autres communes. Ainsi, hier, et n'en pouvant plus, surtout en ces temps caniculaires, des dizaines de citoyens venus des différents hameaux du grand village d’Ath Yevrahim mais également de plusieurs villages de Tamellahth dans la commune d’Ahnif, se sont déplacés au siège de la daïra de M’chédallah avant de procéder à sa fermeture. Raison invoquée : les promesses non tenues du chef de daïra qui avait promis la semaine dernière, déjà, aux habitants du village Ath Yevrahim une solution à leur calvaire, au plus tard, dans une semaine.
Le village Ath-Yevrahim considéré, à travers ses différents hameaux tels Voumejvar, Tamourt Ouzemmour, Ighil Ouyazidh, Thigzirin, comme le prolongement du chef-lieu communal dans sa partie Ouest, a été parmi les premiers villages alimentés en eau potable dans le début des années 1970. A cette époque déjà, alors que le grand village ne disposait ni de routes, ni d’électricité, ni d’assainissement, le réseau d’AEP était là et les maisons de fortune pour la plupart qui étaient construites çà et là, - à l’époque, le village n'était pas aussi peuplé qu’aujourd’hui, étaient raccordées au réseau d’AEP avec compteurs et factures. Il faut dire qu'à l’époque, en plus de l’eau potable existante, le village qui s'étalait sur plusieurs kilomètres, était irriguée à partir d’un canal dont les eaux venaient depuis la fameuse source d’Ainsar Aberkane, située en haute montagne, au village M’zarir.
De fait, les villageois qui vivaient de leurs terres et des cultures maraîchères et l’arboriculture fruitière, n'utilisaient l’eau du robinet que pour les besoins domestiques.
Dans les années 1980, la sécheresse aidant, le canal s’est tari et les villageois, pour sauver leurs fermes et leurs cultures, recouraient à l’eau potable. Entre temps, le village s’est agrandi. Et ce qui devait arriver, arriva. Le réseau d’AEP n’était plus suffisant, surtout après la baisse du débit de la source du puits communal situé dans la plaine, près de l’oued Sahel d'où est alimentée la commune.
Dans les années 1990, ce fut carrément la pénurie et depuis, malgré tous les efforts des différents P/APC qui se sont succédé à la tête de l’APC de M’chedallah, le village Ath Yevrahim, souffrait du manque d’eau potable.
Ici, il faut rappeler que certains hameaux, comme Voumejvar, ou encore Thigzirin, l’eau du robinet continuait à couler, bon an mal an.
Cependant, depuis quelques années, même ces deux hameaux, commençaient à souffrir au même titre que les autres hameaux, comme Tamourt Ouzemmour ou encore Ighil Ouyazidh.
Il faut également rappeler ici les efforts de l’Etat qui a dépensé beaucoup d’argent pour ramener l’eau, depuis la source Ainsar Aberkane, du village Mzarir jusqu’au château d’eau du village Ath Yevrahim, puis celui de Tamourt Ouzemmour.
Aujourd’hui, plusieurs autres châteaux d’eau sont réalisés comme celui de la ville de M’chedallah, celui d’Alaouche, ajouté à celui d’Ath Yevrahim, et celui de Tamourt Ouzemmour, mais, malgré toutes ces réalisations, l’eau manque toujours.
D’après les responsables locaux, il faudrait, pour satisfaire toute la demande, raccorder le château d’eau principal de la ville de M’chédallah avec les eaux des transferts du barrage Tilesdit, et réserver les eaux de la source Ainsar Aberkane pour les châteaux d’eau d’Ath Yebrahim et Alaouche. De la sorte, le réseau d’AEP des hameaux de Voumejvar et Ighil Ouyazidh et une partie de la Tamourt-Ouzemmour et Thigzirin, seront alimentés depuis ce château d’eau de la ville de M’chedallah lequel sera régulièrement alimenté depuis le barrage Tilesdit. Et pour garantir la régularité de l’alimentation, il faudra dès le début installer les compteurs, réparer les fuites d’eau dans le réseau, et confier la gestion à l’ADE. Par ailleurs, durant la même journée d’hier, les villageois de la commune d’Ahnif se sont également rassemblés devant le siège de la daïra pour dénoncer la pénurie d’eau et réclamer leur part du réseau principal des grands transferts qui passe par leur région et qui va jusqu’aux daïras de M’chédallah et El Yachir et Hammam Dhelâa dans la wilaya de M’sila, mais qui ne leur profite pas.
Durant la même journée, le chef de daïra a reçu les représentants des protestataires, mais l’on ignore quelles étaient les décisions prises à l’issue de cette réunion.
Dans l’après-midi, les protestataires se sont dispersés dans le calme et le siège de la daïra a rouvert ses portes.
Y. Y.

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