Jeudi 27 juillet 2017
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Sports : MC Alger
L’échec recommencé !


Le cuirassé mouloudéen attend le feu vert pour amarrer. Après de brèves et agitées vacances, le club Doyen a complètement changé. Ses composantes ont été remodelées et ses objectifs «renégociés».
20 jours après le 4-0 de Sfax, le MCA ne semble pas se remettre. Le bailleur de fonds qui semblait chercher la «petite bête» a fini par opérer un profond lifting, une révolution de palais. Ghrib, le fantasque dirigeant a été débarqué lui qui aurait demandé à partir et que Ladj, son responsable hiérarchique, envoyait en congé. Tous les staffs ont connu le même sort : mise à l’écart et remplacement sont les missions assignées à Kamel Kaci Saïd. L’ancien attaquant international passé par le RCK, l’USMB, le MCA et Zamalek SC (Egypte) revient aux postes de responsabilité d’un club avec lequel il n’a pas connu que des heures de gloire. En 2014, alors manager général de l’équipe algéroise, KKS ne survivra pas à la tentation de la direction de la compagnie pétrolière de changer, tout changer. Pour reprendre les mêmes refrains, les mêmes reflexes et rééditer l’échec. Car le MCA est bel et bien un échec recommencé, un fiasco programmé sans que personne ne sache vraiment pourquoi tout ce désordre. Le 7 août prochain, le Doyen fêtera ses 96 ans. Un pré-centenaire qui croule sous les dettes malgré la présence à ses côtés d’une puissante entreprise d’Etat, de millions de fans et une histoire qui s’écrit à l’encre sèche. Une institution qui a enterré ses membres fondateurs, ceux qui ont fait sa gloire, a marginalisé ses enfants émérites et a chassé ses «hommes». Que peut alors le «peuple» du Mouloudia ?

L’espoir confisqué
Plus rien sinon pleurer l’histoire d’un club livré aux prédateurs. Une entité sans queue ni tête, sans siège, sans stade ni une logistique digne d’un club de quartier peut-elle survivre, peut-elle espérer ou doit-elle finir dans la poubelle de l’oubli ? Serait-ce une malédiction, un sortilège ou bien quelque chose d’écrit que de voir le Doyen, et pour paraphraser Abdelkader Drif, «mourir de sa belle mort» ? Trop d’injustices pour un club qui a fait sa révolution et qui, aujourd’hui, ne parvient pas à faire sa mue. Peut-être que la nouvelle direction de la Sonatrach a ses raisons que la raison ignore : mais changer pour le plaisir de changer, sinon faire plaisir à certains, n’aura nullement les incidences positives espérées. Et ce n’est pas tant les insuffisances manifestes de l’équipe première qui semblent inquiéter. La «pyramide» est tellement bridée que l’œuvre de replâtrage devient colossale. C’est pourquoi faire appel à un «pharaon» paraissait, aux yeux des maîtres de l’ouvrage, indiscutable voire inévitable. Hassan Shehata a le plus beau palmarès des sélectionneurs africains, il n’en demeure pas moins que le Mouloudia est une «hadoutha algérienne» (conte algérien) aussi complexe que celle contée sur les bords du Nil. Une œuvre qui bute naturellement sur les résistances d’un club vieux, donc peu enclin à mourir. Qui fait appel à un de ses fils, Abdelhak Benchikha, qui a quitté le royaume alaouite sur un coup de sang. Six années après sa première expérience avec le Doyen, le «Général» semble plus accommodé aux chantiers ouverts par la Sonatrach et son nouveau DGS. Pour le meilleur et pour le pire, le mariage MCA-Benchikha semblait la seule voie qui puisse consoler le Doyen.
M. B.

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