Lundi 28 aout 2017
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Sports
Femme magazine
Régions  
Faits divers  
Culture  
Monde  
Soit dit en passant
Pousse avec eux
Edition du jour
Nos archives en HTML


Actualités : A l’approche de l’Aïd
Flambée des prix des fruits et légumes


Les fruits et légumes ont vu leur prix tripler, voire quadrupler en cette fin du mois d’août. La fin de saison pour certains produits agricoles a coïncidé cette année avec l’approche de l’Aïd où les marchés sont souvent sous-approvisionnés et où les spéculateurs font la loi.
En effet, l’abondance des produits agricoles, notamment les fruits de saison et autres légumes cet été, a maintenu les prix très bas pratiquement tout au long des deux mois de juin et juillet. Certains agriculteurs se sont même plaints de l’absence des espaces de stockage puisqu’ils étaient obligés de vendre à perte ou carrément à jeter leur production faute de marché.
Mais, l’on assiste depuis deux semaines à une inversion de la courbe des prix qui ont atteint des niveaux très élevés. Cependant, cette hausse, a expliqué l’économiste Ferhat Aït Ali, est conjoncturelle. «Ce n’est pas une simple hausse mais, une flambée. Les prix ont carrément triplé, voire quadruplé. Mais, elle est conjoncturelle, puisque, c’est la fin de saison pour plusieurs produits ainsi que l’approche de l’Aïd où l’on assiste souvent à ce phénomène», a-t-il noté.
C’est donc épisodique, a ajouté Ferhat Aït Ali qui rappelle que le marché des fruits et légumes connaît cycliquement ce genre de fluctuations et que les prix sont appelés à baisser. «L’inflation en rythme annuel n’est pas à deux chiffres, et ce n’est pas ce qui influe sur les prix des fruits et légumes dont les prix ont plutôt flambé», a-t-il indiqué.
Dans ce contexte, il convient de rappeler que cette volatilité chronique du marché des fruits et légumes tient surtout à l’absence d’instruments efficaces de régulation. Et, cela impacte fortement la production car l’instabilité des prix perturbe la prise de décision des agriculteurs qui ne renoncent pas à la culture de certains produits et provoquent la rareté et, parfois, la hausse des prix en pleine saison.
En tout cas, la flambée actuelle intervient dans une conjoncture difficile pour les petites bourses qui doivent en même temps faire face aux dépenses de l’Aïd et à d’autres dépenses qui sont incompressibles, celles liées à la rentrée scolaire.
D’autant que la dévaluation de la monnaie nationale a provoqué l’érosion du pouvoir d’achat des Algériens qui ne voient pas encore le bout du tunnel.
Aucune réforme sérieuse pour diversifier l’économie n’est engagée par les gouvernements successifs et leur bien-être reste suspendu aux prix du baril du pétrole qui connaissent des fluctuations beaucoup plus importantes que ceux des fruits et légumes et qui ne reprendront pas de sitôt leur niveau d’avant juin 2014 où le baril caracolait à 100 dollars.
L. H.

Nombre de lectures : 1

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site