Mardi 5 septembre 2017
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Sports
Femme magazine
Régions  
Faits divers  
Monde  
Culture  
Reportage  
Le Soir Retraite  
A fonds perdus
Soit dit en passant
Pousse avec eux
Edition du jour
Nos archives en HTML


Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Alors, il revient ou pas ?


Par Malika Boussouf
[email protected]
Il est des jours comme ça où je m’étonne que l’on ose, ailleurs, se plaindre du fait que le loup décime des troupeaux entiers tout en se rapprochant des villes alors que chez nous, l’animal partage notre quotidien et prolifère allègrement.
En Europe, parce que c’est une espèce en voie de disparition, il est interdit de l’abattre. Mais ma parole, nous serions, presque, en osmose avec se qui se pratique ailleurs ! Les nôtres, de plus en plus nombreux, se reproduisent à vue d’œil et sont à l’affût de la moindre intention de se faire déloger. Mais qu’ils se rassurent, ils ne courent, pour les semaines à venir, absolument aucun danger. La preuve : on nous annonce la crise et les futurs sacrifices, et personne ne réagit. Qui ne dit mot consent ? Est-il possible de penser que les émeutes sont le moyen idéal de détourner l’attention des prochaines mesures d’austérité à prendre pour parer au mieux, croit-on, à la crise qui menace sérieusement la stabilité du pays ? Certains acteurs de la vie politique le pensent en tout cas. L’explosion populaire d’Octobre 88, si elle a fait illusion durant quelques jours, n’a dupé ni les observateurs avertis du mouvement citoyen ni les spécialistes des bouleversements politiques dans lesquels s’engagent les pourvoyeurs d’idées nouvelles au service de changements dont ils sont seuls d’ailleurs à ne toujours pas savoir mesurer la portée. Il n’avait pas fallu longtemps à l’époque pour analyser la maestria avec laquelle la révolte populaire avait été orchestrée.
Un art affirmé de la manipulation tel que les auteurs de saccages et autres jeunes qui ont cru faire la révolution et donner de l’énergie à une volonté d’abattre les barrières hostiles au changement n’ont pas douté un seul instant de leur pouvoir à transformer le cours des choses.
Les observateurs avertis ont vite alerté sur les dangers qu’il y avait à faire de la figuration et à se bercer d’illusions sans même savoir distinguer les bâtisseurs-porteurs d’idéaux des fossoyeurs impénitents. Beaucoup de rumeurs ont circulé ces derniers jours. Rumeurs ou ballons-sondes ? Dans l’un comme dans l’autre, le mieux serait de s’en méfier.
M. B.

Nombre de lectures : 1

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site