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Actualités : À CAUSE DU MANQUE D’EAU
Le complexe sidérurgique El Hadjar pratiquement à l’arrêt


Le complexe sidérurgique Sider El Hadjar est pratiquement à l’arrêt depuis le début de cette semaine en raison d’un manque d’eau nécessaire au refroidissement de ses installations.
L’unité du rond à béton (LRB) est la seule qui fonctionne encore, mais au ralenti et pour quelques jours seulement, afin de liquider la fonte en liquide se trouvant à l’intérieur du haut fourneau n°2, avant l’arrêt total de l’usine. L’eau pour ce faire est puisée actuellement de la réserve du complexe mais l’autonomie de celle-ci ne dépasse pas quatre ou cinq jours.
Cet arrêt, qualifié de source officielle de «mise en veille», est prévu pour une période d’un mois mais il pourrait être prolongé si aucune solution n’est trouvée pour faire face au problème d’approvisionnement en eau, selon nos sources de l’intérieur du complexe.
Le chômage technique, envisagé au début pour les salariés du haut fourneau et des aciéries, ne sera pas appliqué. Ces derniers seront affectés pour d’autres tâches dont le nettoyage de l’usine, précisent les mêmes sources.
Les fréquentes coupures qui ont affecté la wilaya de Annaba ces dernières semaines du fait de la baisse drastique du niveau de stockage de l’eau du barrage Chefia n’ont pas tardé donc à toucher le complexe qui recevait auparavant quelque 1 500 m3/heure de ce liquide.
Cette dotation a été d’abord réduite à 600 m3/h avant la fermeture totale des vannes alimentant l’usine sidérurgique.
Devant les nombreuses sorties dans la rue des habitants des quartiers et cités du chef- lieu et d’autres villes de la wilaya pour protester contre le manque d’approvisionnement en cette ressource vitale qui durait, pour certaines zones, depuis près d’un mois, l’Algérienne des eaux (ADE) n’avait pas d’autres choix que celui de favoriser la population au détriment du complexe siderurgique pour calmer les esprits et éviter une escalade dangereuse dans la protesta.
Dans son point de presse tenu en marge de la cérémonie de présentation des vœux de l’Aïd El Adha, le wali de Annaba tout en reconnaissant l’intérêt du complexe pour l’économie nationale et la préservation de l’emploi dans cette région du pays, a fait part d’une réflexion déjà engagée pour que le complexe puisse se doter en eau industrielle sur un investissement propre. Et, ainsi, les grandes quantités (plus du quart des besoins de la population de la wilaya) seront réorientées vers les citoyens du chef-lieu et des autres villes de la wilaya. Redémarré depuis le mois d’avril écoulé après un arrêt qui a duré prés de 20 mois, le complexe sidérurgique El Hadjar, a été repris par l’etat à l’indien ArcelorMittal qui l’avait réduit à un tas de ferrailles. Il a bénéficié d’une conséquente enveloppe de prés d’un milliard de dollars pour sa réhabilitation, mais n’en finit pas de manger son pain noir.
Par ce nouvel arrêt de la production, l’objectif déclaré au début du mois de mai 2017 par les responsables du complexe d’atteindre au 31 décembre de la même année quelque 680 000 tonnes d’acier liquide est donc gravement hypothéqué.
A. Bouacha

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