Mardi 19 septembre 2017
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
La basmala pour tout réussir !


Par Malika Boussouf
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Il est des jours comme ça où lorsque vous pensez en avoir momentanément fini avec un sujet, vous réalisez la complexité de ces choses qui font que vous n’arrivez pas à décrocher. Quand le responsable d’une association, censée regrouper la crème des hommes détenteurs du savoir religieux, ne maîtrise plus ses nerfs et se laisse aller à du prosélytisme bas de gamme, c’est l’école algérienne qui en paie le prix. Pourquoi s’étonner que dans la médiocrité ambiante, des profils plus que douteux réussissent à passer entre les mailles du filet ? Ce sont toujours les situations troubles qui favorisent l’émergence de talents odieux dans ce qu’ils sont et dans ce qu’ils proposent. C’est là que la fameuse basmala se manifeste dans une mécanique impressionnante par sa stupidité. Lorsque le chef des oulémas algériens parle de nuisance à «l’identité algérienne» et d’atteinte à «l’intégrité spirituelle» de nos enfants, j’ai une envie irrépressible de lui demander où étudient ses enfants et les enfants de ses enfants. Je serai prête à parier gros que celui-là même qui appelle les constantes nationales à la rescousse pour légitimer les reproches et justifier la levée de boucliers a prévu un autre enseignement pour un autre avenir à sa progéniture. Entre la fameuse mosquée, bien coûteuse, qui contribue à compromettre l’avenir des Algériens, les stupides incantations et le vocabulaire dépouillé de sens à imposer aux bons croyants que sont ces derniers, il y a ces bonnes affaires qui peuvent continuer à se conclure paisiblement, à l’abri du chahut qui prend en charge une contestation stérile dont se chargent les alliés. Ceux dont les offres de service s’animent dans un réflexe conditionné par l’appât du gain facile.
Cette histoire de basmala m’a remis en mémoire celle du directeur de collège qui, pour mieux aider les élèves de quatrième année moyenne à affronter les épreuves du brevet d’enseignement moyen, leur a alloué les services d’un imam venu leur enseigner la formule magique à prononcer le moment venu pour réussir. Psalmodier des écritures conçues à la demande pour triompher de ses propres lacunes. Pathétique, non ?
M. B. 

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