Dimanche 24 septembre 2017
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Chronique du jour : DIGOUTAGE
Le blues du Dinar


Par Arris Touffan
J’ai essayé de me faire expliquer la khalouta qui nous sert de situation économique en Dézédie par un ami dont c’est le job mais nous dûmes, d’un même avis, admettre que c’est un échec. Planche à billets ? Financement non conventionnel ? Emprunts ? FMI ? Machins ? Et tout le tremblement…. Il entra dans des considérations alambiquées qui m’ont plongé davantage dans le cirage. Me voilà le nez tout noir comme un clown dans une planche de bande dessinée en noir et blanc.
J’ai essayé de traduire en langage accessible aux péquenots comme bibi mais rien n’y fait. Financement non conventionnel ? C’est quoi, ça !
Au lieu de devoir emprunter du fric, avec toutes les conditions qu’on t’imposera inévitablement et qui finiront par t’étrangler, eh bien, tu imprimes toi-même ta monnaie, comme un grand. De toutes les façons, tu es déjà pas mal étranglé comme ça.
Imprimer ta monnaie, comme tu imprimes un carton d’invitation ou un faire-part ? Sûr que ce n’est pas ce qu’il y a de plus malin. Le fric devient une publication. «On tire combien», crie le rotativiste ? «Je te dirai quand il faudra arrêter», répond l’Autre qui compte large.
Ce n’est pas ce qu’il y a de plus finaud, mais ça se fait, y compris dans les pays développés. Le tout, semble-t-il, est de ne pas dépasser certaines normes.
Bon, voilà, donc le financement non conventionnel, on y vient quand on n’a pas le choix. Quand, par exemple, on ne peut plus trouver à emprunter. Et ça semble être bien le cas !
Quoi qu’il en soit, l’avenir pour les petits est loin d’être reluisant, à supposer qu’il ne l’ait jamais été. On annonce déjà une hausse des prix dès le mois de janvier prochain. Les mauvaises habitudes des Algériens de claquer le fric comme si ce n’était pas le fruit du travail mais une manne envoyée par Dieu à travers les profondeurs des nappes pétrolières seront dures à perdre. Va falloir apprendre à bosser. Et cet apprentissage doit commencer, comme le balayage de l’escalier, par le haut.
Car, quoi qu’il arrive, on ne change pas. En essayant de rentabiliser les explications de mon ami économiste, j’ai retenu du discours d’Ouyahia un risque et une chance.
1. Le risque de dévaluation du dinar.
2. La chance de la surévaluation de Bouteflika.
A.T.
[email protected]

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