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Actualités : LEURS CHEFS RESTENT EFFACÉS
Le profil bas des partis islamistes


A l’exception du mouvement Islah qui semble avoir «prêté sa langue au chat», les partis islamistes ont certes poursuivi leur ligne dure vis-à-vis du pouvoir mais sous une tonalité beaucoup moins tranchante.

Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - A quoi imputer cette nouvelle attitude : au changement opéré à la tête du MSP à la faveur de l’avènement de Abdelmadjid Ménasra en remplacement de Abderezzak Mokri dans le sillage du projet de fusion ayant vu le FC (Front du changement) s’y dissoudre ? A la grogne au sein du mouvement Nahda dont le projet laborieux d’intégration graduelle avec le FJD et el Binaa tangue au gré des appétits des uns et des autres ? Ou aux préparatifs des élections locales du 23 novembre prochain qui les a même poussés à zapper leurs traditionnelles universités d’été ?
N’était le retour à la coordination du gouvernement du secrétaire général du RND, catalogué comme étant leur ennemi juré, ou encore la ministre de l’Education nationale qu’ils ne quittent pas d’une semelle, guettant le moindre de ses «écarts», ces partis de la mouvance verte auraient certainement prolongé encore leur «convalescence».
Il faut avouer que l’effacement du devant de la scène de Abderrezak Mokri au profit de Ménasra dans l’attente de son come-back plus que probable à l’occasion du prochain congrès ordinaire du MSP, et celui du leader du FJD, Abdallah Djaballah dont les interventions prennent de plus en plus l’allure de prêches, loin du discours politique, a laissé un grand vide. Un duo réputé pour sa radicalité dont le nouveau président du MSP essaie de se départir avec, il est vrai, une maigre marge de manœuvre, Mokri et Lakhdar Benkhellaf qui supplée souvent le vieux cheikh, ayant imprimé aux mouvements une démarche certes d’opposition mais un peu plus conciliante.
Et cet effacement a été quelque peu «perturbé» par le retour au poste de Premier ministre du patron du RND qui a réveillé la vieille rancune d’avec la mouvance, notamment le MSP. Ahmed Ouyahia n’a pas ménagé le parti cher à feu Mahfoud Nahnah, l’accusant carrément de «radicalité», mouvement avec lequel son parti et le FLN ont longtemps cohabité dans le cadre de la défunte alliance présidentielle avant que le MSP n’en claque la porte début 2012.
«Certains dans cette famille politique ne savent plus ce qu’ils sont», a, en effet, affirmé le Premier ministre lors de ses réponses aux députés, jeudi dernier, dans le cadre des débats autour du plan d’action de son gouvernement. Et pour se faire précis dans son attaque, a cité Mahfoud Nahnah auquel il a rendu hommage, avant de s’interroger, avec un ton ironique : «On ne sait pas s’ils veulent la révolution, le dialogue, une discussion, la participation».
Une attaque à laquelle le chef du groupe parlementaire du MSP a aussitôt répliqué. « Ahmed Ouyahia a envoyé un message négatif dans sa réponse aux interventions des députés et des chefs de groupes. Il n’a pas le droit de faire ce genre de jugements et d’accusations.
Il devait être le Premier ministre de tous les Algériens et de toutes les composantes de la société algérienne», a soutenu Nasser Hamdadouche, qui n’a pas manqué de mettre en avant le côté «éradicateur» et «hautain» du Premier ministre qu’il accuse de ne pas croire au dialogue, à l’opinion de l’autre ou à l’alternance au pouvoir».
Concernant Djaballah, il faut remonter jusqu’à mi-juillet dernier pour trouver trace de sa dernière sortie. C’était à l’occasion d’une session ordinaire du conseil consultatif national de son parti à l’occasion de laquelle il avait averti que «tous les voyants étaient au rouge et que l’économie du pays avait atteint une situation inquiétante», invitant Ouyahia qui n’avait pas encore opéré son retour à la coordination du gouvernement, à «cesser de s’en prendre à l’opposition».
M. K.

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