Lundi 25 septembre 2017
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Sports
Femme magazine
Contribution
Régions  
Corruptions  
Culture  
Kiosque arabe  
Digoutage  
Soit dit en passant
Pousse avec eux
Edition du jour
Nos archives en HTML


Contribution : EL DJAZAïR, Récit d’un roman national
L’Algérie ottomane
(2e partie)



Par Ammar Koroghli
À partir du milieu du XIVe siècle, le Maghreb central connut les affres de la décadence, face à l’offensive hispanique, avec une nette marginalisation dans le commerce mondial ; son agriculture aboutit à une régression sans précédent. Et la scène politique fut marquée par les rivalités entre les dynasties («clans»), les guerres intérieures («guerres civiles») et les révoltes à caractère social. Que de similitudes avec El Djazaïr post-indépendance !
Désormais, les États mis en place périclitaient. A cela s’ajoutèrent les famines, le repli démographique et le recul de la citadinité. De 1350 à 1450, des maladies (telle que la peste noire) apparurent ; il semblerait également que les sécheresses répétées engendrèrent une diminution de la population de 30 à 50%... Cette crise multiple engendra le nomadisme, favorisant entre autres l’apparition du maraboutisme. Au Maghreb central, le royaume zianide s'affaiblit sous les querelles intestines.
Au royaume hafside, les émirs de Béjaïa et de Constantine régnaient déjà de façon autonome. Libres de toute autorité, les villes de Collo et Annaba le furent également comme les ports d’Alger, de Jijel et de Dellys. On rapporte également qu’Alger fut administrée par une aristocratie marchande d'origine andalouse. Indépendants également du pouvoir central fut le cas des Hauts-Plateaux, des Aurès, de la Kabylie et du sud d’El Djazaïr.
En 1492, la Reconquista fut parachevée avec la chute de Grenade. Entre le XIIIe et le début du XVIe siècle, il y eut un afflux considérable d’immigrés andalous suite à l'expulsion des musulmans et des juifs de l’Espagne. Ils s'installèrent à l’ouest de l’actuelle Algérie (Oran, Tlemcen, Nedroma, Mostaganem, Cherchell), mais également à Alger, Koléa, Béjaïa, Dellys et Médéa. Leur apport fut incontestable autant économiquement que culturellement. Il est vrai que la présence des Andalous est plus ancienne en territoire d’El Djazaïr ; ainsi, à l'époque des Omeyyades de Cordoue, ils établirent des comptoirs à finalité commerciale sur le littoral, notamment à Ténès et Oran. De même, durant la période almohade, il y eut un grand afflux d'immigrés andalous. Il semblerait même que Tlemcen ait accueilli quelque cinquante mille Andalous de Cordoue dont la ville bénéficia en matière de savoir et d’art issus de la fine civilisation de l’Espagne musulmane.
L'élite andalouse contribua également à la fortune des villes où ils s’installèrent, ainsi qu’à l’apparition de l’orthodoxie malékite. De même, l'expulsion des Morisques vers la régence d'Alger eut des effets positifs pour les villes d’Alger, Cherchell, Ténès et Dellys (de l'espagnol morisco qui désigne les musulmans d'Espagne qui se sont convertis au catholicisme et les descendants de ces convertis). Et plusieurs familles juives d'Espagne trouvèrent refuge au Maghreb central, notamment à Tlemcen, Constantine et Oran.
Durant le début du XVIe siècle, l'Espagne entreprit la conquête des ports algériens (Mers El Kébir et Oran notamment) avec massacre des populations.
Le même sort fut réservé à Béjaïa, ses habitants ayant dû quitter la ville pour s’éloigner des atrocités commises par les Espagnols à Oran. Sous la menace espagnole, d'autres villes subirent de grandes pertes : Dellys, Cherchell et Mostaganem ; Alger dut livrer l'îlot qui contrôlait son port : le Peñon d'Alger.
Les Hafsides chargèrent les gouvernants de la Kalaâ des Beni Abbès et de Koukou pour défendre l'intérieur du pays. Le royaume de Koukou a été fondé à partir de 1513 par Ahmed Ibn El Kadhi qui fut juge à la cour des derniers rois de Béjaïa ; ce fut une principauté berbère issue de la désagrégation du royaume hafside de Béjaïa et qui régna sur une grande partie de la Kabylie du XVIe au XVIIIe siècle)… Cette période vit l'apparition d'une littérature incitant à la résistance et fit appel aux Turcs, considérés alors comme la seule force pouvant mener une force homogène. C’est ainsi qu’on fit appel aux corsaires ottomans pour écarter la menace espagnole. Kheir-Eddine Barberousse eut pour mission d'organiser la résistance ; il parcourut le pays (notamment la Kabylie) pour recruter Lalla Khadidja qui accepta de combattre à ses côtés les Espagnols au XVIe siècle. D’autres figures de proue de la résistance : Sidi Ahmed Benyoucef, le «saint patron» de Miliana, et Lalla Gouraya, la «sainte patronne» de Béjaïa.

El Djazaïr de 1516 à 1830
Dès le début du XVIe siècle, le Maghreb central connut la décadence, accentuée par l’occupation espagnole de plusieurs villes côtières. Les Espagnols construisirent une forteresse sur un des îlots face à Alger : le Peñon d'Alger. Les habitants d’Alger firent donc appel aux frères Barberousse pour avoir une protection similaire à celle dont bénéficiaient déjà leurs homologues de Djidjell. En 1516, Aroudj Barberousse se proclama sultan d’Alger ; il s'empara de Ténès, Miliana et Médéa. Il en confia l’administration à son frère Kheir-Eddine ; après la mort de ce dernier, il lui succéda. Il se tourna alors vers Selim 1er, sultan de Constantinople, pour lui demander de reconnaître son pouvoir en lui confiant la défense d’Alger. Il put ainsi diriger la régence ottomane d'Alger qui sera officialisé en 1520. Il fut nommé beylerbey et reçut une aide militaire ottomane ; il put ainsi conquérir le Constantinois et chasser les Espagnols du Peñon d'Alger.
Au même moment, la Kabylie était le théâtre d'une farouche lutte entre Espagnols et Ottomans qui s’appuyaient sur les corsaires ayant pris le pouvoir à Alger. L'autorité des beylerbeys s’étendit à celle d’Alger (outre celles de Tunis et de Tripoli) d’autant que Hassan Agha qui succéda à Kheir-Eddine Barberousse triompha de Charles Quint lors de l'attaque d'Alger en 1541. Les beylerbeys («émir des émirs», équivalant à un poste de gouverneur général) furent à l'origine de l'organisation des beyliks dans les provinces. La Régence d'Alger était organisée en trois beyliks : l'Est, l'Ouest et le Titteri ; chaque beylik était gouverné par un bey inféodé au dey d'Alger, lui-même soumis au sultan ottoman. La bataille contre les Espagnols s’accentua ; Tlemcen fut prise définitivement en 1554 et Béjaïa en 1555. Les Espagnols furent définitivement vaincus en 1558 lors de la bataille de Mazaghran, près de Mostaganem. Ils y nommèrent des hakems, ainsi que des caïds dans les tribus soumises. Les Béni Abbès furent soumis et le Royaume de Koukou en Kabylie fut défait.
Plus tard, le sultan ottoman supprima la fonction de beylerbey craignant l’autonomisation des beylerbeys. Ils furent remplacés par des pachas triennaux nommés par la Sublime Porte, leur pouvoir étant limité pas celui exercé par les Raïs et les janissaires (ces derniers étaient des esclaves d'origine européenne et de confession chrétienne, kidnappés et forcés de se convertir à l’Islam, ils constituaient alors l'élite de l'infanterie de l'armée ottomane. Ils occupèrent les postes les plus influents dans l'administration et l'armée). Désigné par le sultan, le pacha disposait de prérogatives honorifiques : «un palais, une garde, des chaouchs, la place de l’honneur dans les cérémonies publiques».
Les pachas appliquèrent une politique fiscale très dure envers les tribus afin de pourvoir les caisses de la Régence. S’ensuivirent alors de nombreuses révoltes, notamment en Kabylie et dans le Constantinois. Les Kouloughlis, réclamant alors les mêmes droits que les janissaires, soutinrent les insurgés ; ils obtinrent l'administration des beyliks, le pouvoir à Alger demeurant l’exclusivité de l’odjak (terme turc signifiant le foyer et la famille ; il semble que dans la régence d'Alger, ce vocable avait une acception inconnue à Constantinople ; il désignait de petites unités au sein d'un même corps de troupe).
Les raïs perdirent peu à peu leur influence alors que les Morisques acquirent une influence politique et économique décisive. A la lueur d’une révolte, le pouvoir revint en 1659 à l’agha, chef des janissaires. Naquit alors une sorte de «pouvoir militarisé» où le chef de la Régence était élu. L’anarchie s’installa alors dans le pays, quatre aghas furent assassinés. Pour affaiblir les effets de la «course» menée par les «barbaresques» sur le commerce maritime en Méditerranée occidentale, les Européens dont les Français, les Italiens, les Espagnols et les Anglais, lancèrent des opérations militaires d’envergure durant le XVIIe siècle sans pour autant arriver à y faire cesser la piraterie (outre la prise des navires, les pirates d’alors réalisaient un grand nombre de razzias, principalement en Espagne et au Portugal, en Italie et en France, sur les îles Britanniques, aux Pays-Bas et en Islande).

Régence et Kouloughli
L'histoire des Kouloughlis date de 1596. Le plus célèbre des Kouloughlis, Hassan Pacha, était le fils du célèbre Kheïr-Eddine (fondateur de la Régence). Ils étaient alors considérés comme des Turcs d'origine et, à ce titre, bénéficiaient d’avantages. On appelait Kouloughlis les enfants nés d'unions entre les Turcs et les femmes d’El Djazaïr. Ce qu’il a été convenu d’appeler alors la milice turque s'empara du pouvoir et se retourna contre les Kouloughlis. En effet, il semblerait qu’en 1621, on comptait déjà rien qu’à Alger 5 000 Kouloughlis face à 10 000 Turcs.
A contrario des Turcs, ils étaient considérés comme des enfants du pays auquel ils étaient très attachés. Et jusqu'en 1629, les Kouloughlis avaient amassé les fortunes héritées de leurs pères. Il semble qu’ils aient pensé alors à renverser sinon le pouvoir turc, tout au moins celui de la milice. Le sort de la Régence d'Alger était donc sérieusement en jeu. D’aucuns prédisaient alors que l’action des Kouloughlis pouvait dès cette époque déboucher sur une sorte d'Etat national. Hélas, suite à ce qui «s’apparentait à une sédition, les janissaires turcs préparèrent leur expulsion de la Régence. Il semble que la plupart des Kouloughli prirent le chemin de la Kabylie dont certains s'installèrent sur les bords de l'oued Zitoun (où ils formèrent la tribu des Zouatna), et aux alentours de Zemmoura (Kabylie constantinoise)».
En 1633, les Kouloughlis tentèrent de s'emparer d'Alger ; ils se retrouvèrent en mauvaise posture. Désormais on leur ferma l’accès au Divan (administration) et à l'Odjak (milice des janissaires). On ne les accepta que dans ce qu’il fut appelé alors la Course. En 1650, certains étaient encore exilés. Il faudra attendre l'année 1693 pour que le dey Chaâbane les rétablisse dans leurs droits ; il en résulta alors une certaine libéralisation dans l'accès aux dignités pour les Kouloughlis.
Toutefois, les deys turcs restèrent intransigeants quant à la prééminence des Turcs. Ainsi, «les Kouloughlis ne peuvent jamais posséder certaines charges par la crainte qu'on a qu'ils envahissent la suprême autorité et que l'amour de la patrie ne les porte à secouer le joug des Turcs» (Peysonnel).
C’est ainsi que les Kouloughlis furent écartés des grandes charges du gouvernement central ; ils ne pouvaient devenir ni dey, ni khasnadji (trésorier), ni vekil hardji (responsable de la marine), ni agha des Arabes (chef de l'armée). Ils étaient ainsi éloignés de tous les commandements militaires. Aussi, furent-ils exclus des garnisons de La Casbah où siège le Divan et de la Jenina où habitait le dey et où l'on conservait le trésor de l'Etat.
Les Kouloughlis purent s’installer dans les principales villes d’Algérie : Tlemcen, Mascara, Mostaganem, Médéa, Miliana, Constantine, Annaba... Ils furent recrutés en tant que personnel administratif et militaire des beyliks. Il semble même qu’à Tlemcen, ils s'étaient presque constitués en communauté indépendante ; ils avaient leur divan et gouvernaient la ville. Ainsi, en accord avec les Turcs, ils étaient chargés de percevoir l'impôt dans des zones délimitées. Ils purent également accéder à la dignité de bey, autorité suprême des gouvernements provinciaux. Ainsi, de 1700 à 1713, il semble qu’à Constantine on compta quatre beys kouloughlis.
A Oran, Mostefa El Amr (1736-1748) était également kouloughli. Le Titteri connut également un Kouloughli en la personne de Mohammed Debbah. Toutefois, ces nominations furent stoppées et ne reprirent qu’à partir du dernier quart du XVIIIe siècle.
En Oranie, les Kouloughlis ont été au pouvoir de 1780 à 1799 et de 1805 à 1812. Ils l’ont été dans le Constantinois de 1792 à 1795, de 1803 à 1807 et de 1812 à 1815. Et il n’est pas superfétatoire de rappeler que c'est un Kouloughli, El Hadj Ahmed, qui assura la souveraineté du sultan de Constantinople sur le beylik de l'Est jusqu’en 1837. Mais la Régence avait toujours la volonté de stopper la croissance démographique des Kouloughlis en poussant les janissaires au célibat, ainsi que de limiter leur influence politique pour éviter d’avoir des Kouloughlis en marche vers le pouvoir, à en croire les historiens de cette période d’El Djazaïr. S’étant manifestés par un mouvement tendant à une révolte générale, ils furent éloignés des grandes charges, limitant ainsi leurs actions.
En 1830, à la veille de la colonisation de l’Algérie par la France, on dénombra quelque 15 000 Kouloughlis. En tout état de cause, il semblerait que sans les Kouloughlis, il était difficile aux deys d’asseoir leur autorité sur les provinces. Ainsi, les Kouloughlis purent empêcher le pillage de la ville d'Alger en 1808 par les janissaires. Ils jouèrent les intermédiaires entre les Turcs, maîtres du pays alors, et les Djazaïris ; ce qui leur aurait permis de réclamer un partage équitable du pouvoir.
Excédés par la volonté politique turque qui tendait à écarter du pouvoir les «Non-Turcs», ils finirent même pas se soulever contre ce qu’ils considéraient «l'étranger». Ils trouvèrent de larges appuis dans toutes les couches de la population. Ce qui leur valu d’ailleurs d’être mis hors course... En tout état de cause, vers 1600, la milice turque (janissaires) qui résidait à Alger (jusque-là sous l'autorité d'un pacha envoyé de Constantinople) obtint du sultan la permission de se donner un dey afin de lui servir d'appui dans ses revendications contre les pachas gouverneurs.
Elu en 1710, Baba Ali obtint du sultan Ahmet III l'investiture de la Régence et régna quelque vingt-cinq ans, mais les deys demeuraient toujours à la merci des janissaires qui les déposaient selon leur bon vouloir. On rapporte même qu’à cette période, le même jour, six d’entre eux furent installés et assassinés… Et le dernier dey d'Alger, Hussein, régna durant douze ans (en 1830, il était encore au pouvoir lors de la conquête française).
En effet, les puissances occidentales ont toujours cherché à se libérer de la «prédation maritime» (voire de la traite d’esclaves de leurs ressortissants). C’est ainsi que les expéditions contre Alger se succédèrent.
L'autorité des Ottomans qui s'étendait sur l'ensemble de la Régence d'Alger ne résista que peu face à la conquête française qui s’annonçait. Des régions montagneuses comme la Kabylie et les Aurès étaient souvent en révolte contre cette autorité qui n’arrivait également pas à s’étendre aux régions sahariennes.
Pour l’exemple, le royaume de Koukou (une sorte de principauté berbère), fondé au XVIe siècle par Ahmed Ibn El Kadhi, a duré deux siècles. Il semble également que les Kouloughlis aient pensé renverser le pouvoir de l'odjak des janissaires (terme désignant tantôt l’armée, tantôt l’Etat) ; ce qui aurait alors permis la genèse d’un Etat-nation algérien.
En mai 1629, la répression s’abattit contre les Kouloughlis avec leur expulsion d'Alger et la confiscation de leurs biens. Ils rejoignirent la Kabylie où d’aucuns formèrent la tribu des Zouatna, et d'autres les environs de Zemmoura, comme sus-indiqué. Cette politique les exclut des grandes charges de l’Etat central dont la fonction de dey et des commandements militaires.
Toutefois, ils eurent de l’influence sur les beyliks ; ainsi, il y eut de fortes populations kouloughlies dans les villes de Tlemcen, Médéa, Mascara, Mostaganem, Constantine… Ils fournirent de nombreux beys ; l'exemple le plus cité est celui d’Ahmed Bey, bey de Constantine qui résista à la conquête française jusqu'en 1848 suite à la reddition du dey Hussein.
A. K.
(A suivre)

Bibliographie (non exhaustive)
• Mahfoud Kaddache : L'Algérie des Algériens de la Préhistoire à 1954, Ed. Paris Méditerranée Edif, 2003.
• Paul Balta (sous la direction de) : Algérie, Ed. Nathan-Enal, 1988.
• Gilbert Meynier : L’Algérie des origines. De la préhistoire à l’avènement de l’islam, 2007).
• Ibn Khaldoun : Histoire des Berbères (Traduction, William Mac-Guckin de Slane, Éd Berti, Alger 2003).
• Serge Lancel : L’Algérie antique : De Massinissa à saint Augustin (Éditions Mengès, 2003).
• Charles-André Julien, Histoire de l’Afrique du Nord, Payot et Rivages 1994 ;
• Charles-Robert Ageron : Histoire de l’Algérie contemporaine, (Presses universitaires de France - PUF, 1990).
• Benjamin Stora : Histoire de l’Algérie coloniale : 1830-1954 (La Découverte, 2004).
• Pierre Bourdieu : Sociologie de l’Algérie, (Ed. PUF 1958, réédition de 2001).
• Salem Chaker : Berbères aujourd’hui, (Ed. L’Harmattan, 1999).
• Renaud de Rochebrune, Benjamin Stora, Mohamed Harbi : La guerre d'Algérie vue par les Algériens. 1, Des origines à la bataille d'Alger (Ed. Denoël, 2011).
• Rédha Malek : L'Algérie à Evian : histoire des négociations secrètes : 1956-1962 (Ed. du Seuil, 1995).
• Lounis Aggoun, Jean-Baptiste Rivoire : Françalgérie : crimes et mensonges d'Etats : histoire secrète, de la guerre d'indépendance à la «troisième guerre» d'Algérie ; (Ed. La Découverte, 2004).

Nombre de lectures : 1

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site