Lundi 25 septembre 2017
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Cultiver la contradiction, y a pas mieux !


Par Malika Boussouf
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A l’écouter à la fois louer l’action du président de la République et parler de la situation de fragilité extrême dans laquelle se trouve le pays, on se demande à qui il faudrait imputer les échecs successifs de ces dernières années. Ne pas réaliser en discourant que l’on est en train de dire une chose et son contraire révèle combien on ne réfléchit même plus à ce que l’on dit. Et pourquoi le faire après tout si la majorité est là pour étouffer en applaudissant les protestations d’une opposition dont les membres avancent en rangs dispersés et aiment par-dessus tout se distinguer les uns des autres, convaincus qu’ils sont d’avoir plus et mieux à dire? A moins que le chef de l’Etat n’ait pas été entendu et que ses directives n’aient donc pas été appliquées, on ne comprend pas comment son action peut en même temps qu’elle aura été géniale, selon les affirmations de M. Ouyahia, conduire le pays à l’impasse que l’on sait.
Je serai Bouteflika, je me méfierais de ce genre de discours qui, au-delà des déclarations d’amour et de fidélité, suggèrent clairement que le premier magistrat du pays n’a pas su gérer les affaires de celui-ci.
Ce à quoi d’aucuns pourraient lui rétorquer que ce dernier n’a surtout réussi ni à déléguer ni à choisir les profils requis pour l’aider à mettre l’Algérie à l’abri de ce qui l’attend. Exit la pseudo-paix reconquise grâce à une réconciliation nationale conclue entre terroristes élevés, depuis, au rang d’hommes d’affaires respectables et l’Etat.
Exit également tous ces chiffres que le chef de l’Exécutif adore énoncer devant des «représentants du peuple» dont il sait qu’ils ne vont pas exiger de lui une lecture approfondie, plus explicite. Il n’a finalement pas tort le Président qui, comme on le dit pourtant, ne le porterait pas dans son cœur, l’appelle à la rescousse à chaque fois qu’il est en difficulté. Qui serait mieux armé qu’un Ouyahia pour vous regarder droit dans les yeux et vous affirmer, allègrement, sans jamais sourciller, que vous avancez à grands pas vers la prospérité, mais qu’en attendant, il vous faudra franchir l’énorme fossé qui vous sépare de l’apothéose ?
M. B.

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