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Actualités : Abdelwahab Derbal l’annonce aux chefs de partis :
«Le code électoral doit être révisé»


Le président de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections, Abdelwahab Derbal est catégorique : «Le code électoral doit être révisé.» C’est ce qu’il affirmait, hier mercredi, à l’occasion d’un déjeuner-débat qu’il organisait en l’honneur des présidents des partis politiques à l’hôtel Mazafran de Zeralda. Il ajoutera : «Une cellule a été d’ailleurs installée à cet effet», certainement au niveau du ministère de l’Intérieur.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - L’ancien ministre des Relations avec le Parlement invitera ses interlocuteurs, à savoir les partis présents à la rencontre d’y contribuer avec des propositions. «Les lois sont faites pour être respectées. On peut certes les critiquer, mais tout le monde est tenu de s’y conformer», précisera encore le président de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections.
Cette instance, créée en vertu de la nouvelle Constitution de novembre 2016 a été, pour rappel, installée en avril dernier. Comme première expérience sur le terrain, elle a eu à prendre part à la gestion des élections législatives du 4 mai 2017. «Par malchance, notre commission n’a été installée que trois semaines seulement avant les législatives du 4 mai. Sans répit, elle a à prendre en charge, immédiatement après, un autre rendez-vous électoral, celui des locales du 23 novembre prochain», fera remarquer Derbal. Autrement dit, la HIISE n’a pas suffisamment de temps pour combler toutes les lacunes constatées lors du rendez-vous des législatives. Toutefois, et comme le fera remarquer encore Derbal, «c’est sur le terrain que l’on peut juger une loi».
Le code électoral en l’occurrence, celui révisé en 2012 dans le sillage «des réformes politiques» annoncées par Abdelaziz Bouteflika le 15 avril 2011 et qui était à l’ordre du jour des consultations conduites par Abdelkader Bensalah, a montré bien des limites à l’occasion des dernières élections.
Quasiment tous les partis le remettent en cause et, pour avoir eu à s’y référer pour le travail de la haute instance, Derbal est lui aussi arrivé à la conclusion que la révision de ladite loi est incontournable. «La surveillance des élections, ce n’est pas l’observation.
C’est plutôt un processus technique et scientifique très précis», ajoutera encore Derbal qui mettra le doigt sur certaines failles constatées sur le terrain. Il citera, à titre d’exemple, l’encadrement administratif de l’opération électorale. «Plus d’un million de personnes sont concernées par l’opération électorale et, le plus souvent, le personnel choisi pour cela n’est tout simplement pas qualifié. C’est ce que j’ai dit au ministre de l’Intérieur». Ce à quoi Derbal préconise d’y remédier avec des programmes de formation au profit de ces encadreurs. Ce point, précisément, constitue l’un des points faibles de la majorité, sinon de l’ensemble des partis politiques en Algérie.
Le président de la HIISE révèle un chiffre édifiant à ce propos. A l’occasion des législatives du 4 mai dernier, seulement 29% des bureaux et centres de vote étaient encadrés par des observateurs des partis politiques. Hier à l’hôtel Mazafran, il y avait justement en face de Derbal une nuée de nouveaux partis qui, tous, se plaignaient de la contrainte de la collecte de signatures, les 4%, des minima exigés comme préalable au dépôt des listes électorales. Or, il faut dire que mis à part les grands partis comme le FLN, le RND, le MSP le MPA, le TAJ, Talai El Houriat, le PT, le parti Islah de Djaballah, Al Mostaqbal, l’ANR, le FNA ainsi que les absents à la rencontre, le RCD et le FFS, ces nouveaux partis ne sont là que grâce à… la décision de Bouteflika de simplifier la procédure d’obtention d’un agrément pour les partis politiques.
Cette décision, annoncée à l’ouverture de l’année judiciaire fin 2012, sous la pression de la «tempête» qui secouait les pays arabes à l’époque, n’aura finalemnt donné lieu qu’à une multitude de nouveaux sigles, incapables pour la majorité d’entre eux de remplir une liste de candidatures même sans la contrainte des 4%.
K. A.

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