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Actualités : RÉVISION DE LA LOI SUR LES HYDROCARBURES
Le gouvernement prend son temps


Les représentants des compagnies pétrolières présents hier à la journée «portes ouvertes sur Alnaft» seront restés sur leur faim : le cadre incitatif pour l’investissement prôné par le ministre de l’Energie n’a pas encore pris forme et l’amendement annoncé de la loi sur les hydrocarbures n’interviendra pas avant une année.
Lyas Hallas - Alger (Le Soir)
- Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a détaillé son agenda d’amendement de la loi sur les hydrocarbures : «La réflexion est engagée mais, les premières moutures ne seront finalisées qu’en juin 2018 et cela ne signifie pas que le projet de loi modifiant la loi sur les hydrocarbures sera finalisé en juin 2018.» C’était hier en marge de la journée portes ouvertes sur l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) organisée au Centre international des conférences (CIC) de Club-des-pins à Alger.
L’amendement de la loi sur les hydrocarbures, annoncé d’abord par le Premier ministre Ahmed Ouyahia dès son installation à la tête du gouvernement puis par son ministre de l’Energie, prend des allures d’arlésienne. On ne sait pas encore de quoi sera fait cet amendement pour améliorer le cadre incitatif pour l’investissement dans le secteur ni quand cela doit intervenir. «Cela sera après l’achèvement de l’étude», a ajouté Mustapha Guitouni. D’autant que les raisons qui justifient son amendement peuvent changer d’ici l’achèvement de cette étude. «Nous ne pouvons pas continuer à appliquer cette loi conçue quand le baril était à 150 dollars. Il faut l’adapter continuellement au contexte», a expliqué le ministre de l’Energie.
Or, la chute des prix des hydrocarbures a été amorcée en juin 2014 et l’échec des appels d’offres ou des appels à manifestation d’intérêt pour le domaine minier algérien est antérieur à la dégringolade des prix. Le diagnostic est fait déjà par les spécialistes de tous bords en analysant les résultats des innombrables appels d’offres infructueux. Il s’agit des règles fiscales en vigueur.
Mais le gouvernement ne semble pas avoir une idée de solution, sinon, n’a pas les coudées franches pour amender la loi. En tout cas, l’amendement n’interviendra pas avant une année au vu de l’agenda fixé par le ministre de l’Energie. Et d’ici là, le contexte pourrait changer. L’on susurre dans les couloirs du Premier ministère que Ahmed Ouyahia a émis le vœu de remanier son équipe gouvernementale. Encore que les prix du baril du pétrole pourraient remonter la pente. Et, s’il est admis qu’ils ne dépasseraient pas les 100 dollars à court terme, il n’est pas exclu qu’ils atteignent des niveaux rentabilisant les investissements dans les conditions posées par la loi sur les hydrocarbures en vigueur.
Bref, les représentants des compagnies pétrolières venus s’informer hier à la faveur de la journée portes ouvertes sur Alnaft – des représentants d’un rang intermédiaire de responsabilité, faut-il le préciser – seront restés sur leur faim. Le cadre incitatif pour l’investissement prôné par le ministre de l’Energie n’a pas encore pris forme. Et les décisions d’investissement à prendre par les compagnies pétrolières à court terme devront être construites à la lumière de la loi sur les hydrocarbures en vigueur. «Nous informerons sur la consistance de cet amendement au moment opportun», a souligné Mustapha Guitouni. Peut-être dans un contexte outre que celui qui a motivé le recours à cet amendement…
L. H.

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