Samedi 25 novembre 2017
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Soirmagazine : ATTITUDES
Tortures


Par Naïma Yachir
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L’Algérie, comme d’autres pays, a fêté le 20 novembre dernier la journée mondiale de l’enfant. Une convention signée par plusieurs nations définissant les droits de l’enfant, en marquant son 28e anniversaire.
Plus d’une cinquantaine d’articles rappellent leurs droits. Dans cet écrit, nous ne citerons qu’un seul, celui qui nous paraît le plus fondamental : jouir de l’amour et bannir la violence. Un article qui demeure malheureusement un vœu pieux, puisque nos enfants continuent de subir les pires brutalités, là où ils se trouvent, à la maison, dans la rue et, le pire, dans l’enceinte des établissements scolaires. Les exemples à ce sujet sont nombreux et édifiants. Pourtant, des textes ont été élaborés pour les protéger, mais nos maîtres et les premiers responsables de nos écoles en font fi.
Des témoignages poignants nous interpellent, à l’exemple de ce petit garçon d’Oran d’à peine 7 ans qui se fait battre tous les jours par sa maîtresse qui s’acharne sur lui comme une forcenée, en lui laissant des bleus sur différentes parties du corps ou lui couvrant le visage de crachats.
Cette adolescente de 14 ans qui poursuit ses études dans une école privée à Alger a été la risée de ses camarades lors d’un cours de français orchestrée par son professeur. Elle a été choisie comme modèle type de la satire, thème de la leçon ce jour-là. Ainsi, les enchères allaient bon train. C’est sa chevelure qui sera prise en exemple.«ses cheveux sont moches», dira un élève ironique.
«Encore un terme plus fort, encore», renchérit le prof. Un autre camarade prend le relais en riant aux éclats : «Ils sont rêches, on dirait un arbre», pointant du doigt ses cheveux. Notre victime, tétanisée, restera immobile, subissant les sarcasmes de sa classe durant toute la séance de tyrannie.
Tournée en dérision, elle quittera les lieux en pleurs, appelant au secours ses parents, en leur jurant qu’elle ne remettra plus les pieds à l’école.
Des parents impuissants face au chantage des enseignants qui, eux, profitent sans doute de l’incurie de leurs supérieurs pour exercer leur pouvoir, une société civile mal organisée et, pendant ce temps, des enfants continuent d’être agressés dans leur cœur et dans leur chair, humiliés, torturés, gardant des traces indélébiles de leurs sévices.
Une situation qui dure et qui va en s’amplifiant. Qui les protègera ?

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