Mercredi 31 janvier 2018
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
A Air Algérie, le client n’est pas roi ! (2)


Par Malika Boussouf
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Dans le billet d’hier, en parlant de débrayage à Air Algérie, j’ai évoqué la grève des médecins résidents à titre de comparaison. Pour dire comment les uns mettent en avant l’intérêt de leurs patients et comment les autres ne parlaient à aucun moment de la clientèle. Tout le monde au sein de la compagnie parle d’augmentation de salaires et de revalorisation de l’activité, mais personne ne parle jamais de ces prestations honteuses qui font fuir la clientèle vers d’autres compagnies ou du mépris avec lequel on traite les passagers alors que, quelle que soit l’indifférence que l’on affiche à leur égard, ils demeurent ceux qui financent grassement la compagnie et nourrissent tout ce personnel mécontent.
Il y en a qui tiennent à voyager par Air Algérie. Moi pas, je l’avoue volontiers. Je ne le fais plus volontairement depuis quelques années. Et pour cause ! En novembre dernier, pour participer à une conférence en Espagne, les organisateurs m’ont envoyé un billet Air Algérie.
Il y avait bien Iberia mais on a sans doute pensé me faire plaisir en me faisant transporter par la compagnie de mon pays.
Le voyage fut tellement inconfortable que mille questions m’ont traversé l’esprit. Aucun responsable de l’entreprise n’a jamais eu l’idée de voyager incognito à bord de ses appareils ? Aucun cadre influent n’a jugé bon de se frotter aux voyageurs et de noter la qualité des prestations qui leur sont offertes ?
Je ne conteste pas le fait qu’à Air Algérie, le personnel soit insatisfait. Ce qui m’étonne par contre, c’est que parmi les raisons du débrayage, il n’y ait rien qui fasse allusion aux passagers.
La clientèle, on s’en fiche. On estime, sans doute, qu’elle est acquise. Il est évident que le personnel navigant n’est pas responsable de la qualité des repas ou de l’hygiène à bord. Bien sûr que c’est à la direction de s’en inquiéter en premier et qu’hôtesses de l’air et stewards subissent les mêmes désagréments que les clients. Mais, tout de même ! Avec des mouches à l’intérieur de l’avion et des repas indigestes servis sans faire frissonner de dégoût le personnel, il y a de quoi maudire le monopole.
M. B. 

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