Actualités : 5e Salon international des transports et de la logistique à Alger
Réduire la facture des transports à 15% pour réduire la valeur marchande de la production


Le ministre des Travaux publics et des Transports Abdelghani Zaâlane a ouvert, hier, à la Safex d’Alger le 5e Salon international des transports, de la logistique et de la mobilité «Algeria infrastructures 2018» qui durera jusqu’au 14 de ce mois. 97 acteurs dans les domaines des transports et de la logistique nationaux et étrangers, Chine, France et Suisse, participent à cette activité. Selon les organisateurs, la Hollande est l’invitée d’honneur.
Dans sa courte allocution d’ouverture de ce salon, le ministre a mis en exergue les potentialités du pays particulièrement dans les secteurs des transports et de la logistique et n’a pas manqué, par ailleurs, de rappeler quelques grands projets que son département s’active à réaliser.
Selon le ministre «il est attendu de ce salon, qui est une opportunité pour les experts, de réfléchir à des propositions dans les domaines des transports et à la logistique, réflexion à soumettre aux pouvoirs publics qui en tiendraient compte.» Ce besoin est devenu pressant car le coût du transport des marchandises est évalué en Algérie à 35%. «Nous voulons le ramener à 15% pour réduire le coût marchand de la production», insiste Zaâlane.
Dans le domaine des transports de marchandises, l’Algérie vit en effet des difficultés découlant des insuffisances dans le volet de la planification sur le moyen et le long terme. C’est l’aveu de bon nombre d’experts.
Ce manque de planification joue défavorablement sur l’acheminement, en toute sécurité, des marchandises et augmente la facture de ce transfert. L’exemple de la marginalisation de la voie ferroviaire est patent. Le fait saute aux yeux durant ce salon. Nous avons, en effet, noté la présence de toutes les entreprises portuaires algériennes, ce qui dévoile peut-être la tendance import/import de l’économie algérienne, alors que le stand de la SNTF (Société nationale des transports ferroviaires) est implanté quelque peu en retrait et reste orphelin de plus d’intérêt.
C’est l’impact moindre de cette entreprise étatique dans le secteur des transports des marchandises à travers le pays qui fait d’elle une simple entreprise alors que son rôle devrait être plus important. Selon un responsable de cette entreprise présent au salon, l’entreprise en question n’a transporté en 2017 que 4,5 millions de tonnes de marchandises. Ce qui représente moins de 4% du volume global transporté. Quand on sait que le coût du transport par route, en plus de la lourdeur de la facture, coûte très cher à la collectivité. Il y a le parc des véhicules à constituer et à entretenir auquel se greffe le plan de charge en ce qui concerne l’ouverture et surtout l’entretien du réseau routier. Partant de ce constat, le vœu de Zaâlane de ramener la facture du transport à 15% commence par plus d’investissements au niveau du rail.
Abachi L.



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