Régions : El Tarf
Rififi à la coordination de wilaya des commerçants


Il semblerait que l’aura et le poids dont se prévale le bureau de wilaya de la coordination des commerçants affiliée à l’Union nationale des commerçants et artisans algériens s’effritent, inexorablement, avec comme première conséquence la démission d’un de ses piliers, à savoir M. Boubakeur Kherissi.
En effet, M. Kherissi impute plusieurs griefs lourds aux membres du bureau de wilaya dont leur totale léthargie et mortel immobilisme quant à la résolution des multiples problèmes touchant les commerçants.
«Depuis 2003, nous n’avons rien pu réaliser ou mettre en œuvre. Nous n’avons ni un marché de gros, ni une gare routière digne de ce nom pour les taxis intercommunales et interwilayas. Aussi, n’avons-nous pas résolu ou du moins atténué les effets néfastes sur nos activités, des mesures du rayon douanier». Et d’ajouter : «Pire, la note sur le gel de l’immatriculation au registre du commerce pour l’exercice des activités de commerce de gros n’a pas été abrogé. Au contraire, depuis 2016, personne ne peut prétendre à l’activité du commerce du gros à travers le territoire de la wilaya. Notre galère vogue au gré des vents, sans aucune direction. C’est, plutôt, la fuite en avant».
Il faut savoir que la note en question dont nous détenons une copie portant la référence 8935/2016 et datée du 27 septembre 2016 stipule, clairement, que «suite à l’envoi émanant de monsieur le secrétaire général du ministère du Commerce sus référencé, relatif au contrôle des registres de commerce de gros au niveau des wilayas frontalières, il a été décidé conformément aux instructions de monsieur le Premier ministre de geler, d’une manière provisoire, toute immatriculation de l’activité de gros au niveau des antennes locales des wilayas frontalières (dont El Tarf) et ce, dans la perspective de réduire le phénomène de contrebande des produits et marchandises au niveau des frontières».
Malheureusement, c’est le provisoire qui dure avec des conséquences fâcheuses sur la cherté des produits que les détaillants impactent sur le porte-monnaie du citoyen lambda. Pour ce qui est de la contrebande, les Tunisiens font leurs emplettes dans les autres wilayas limitrophes et même au-delà. Quant aux contrebandiers, et c’est un secret de polichinelle, ils ont leur propres réseaux bien organisés et leurs propres chemins détournés.
Ce sont, de fait, des arguments caducs et qui ne tiennent pas la route. Seule évidence, le consommateur d’El Tarf est, indéniablement, pénalisé par les augmentations des prix qui sont factices vis-à-vis des autres wilayas du pays.
Daoud Allam



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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2018/02/13/article.php?sid=2008&cid=4