Actualités : Alors que 9 000 dossiers de concessionnaires seront bientôt régularisés
250 000 hectares de terres agricoles récupérés


Les temps ne sont plus aux tergiversations comme le permettait l’époque de l’embellie financière, notamment dans les branches et secteurs d’activité majeurs, à l’instar de l’agriculture où les investissements tardent à prendre l’ampleur projetée après les mesures concédées pour, en principe, booster le secteur, telle la concession de terres à mettre en valeur dont la superficie a atteint les 800 000 hectares.
Selon Hamid Hamdani, le directeur central de l’organisation foncière du ministère de l’Agriculture, qui intervenait hier sur la troisième chaîne de la Radio nationale, pas moins de 250 000 hectares de ces terres agricoles, qui se répartissent entre 150 000 hectares au titre de la concession et les 100 000 qui restent entrent dans le cadre du dispositif d’accès à la propriété foncière, qui ont ainsi été récupérées après avoir été attribuées, et ce, après que leur non-exploitation eut été établie et va dans le sens où il est stipulé réglementairement que la non-exploitation de ces terres est «un abus de droit» de la part de ces attributaires. «Il était temps de valoriser et optimiser notre potentiel agricole, notamment quand il s’agit du foncier productif» a soutenu M. Hamdani pour ensuite faire état de la redistribution de ce capital foncier au profit d’investisseurs porteurs de projets structurants, les investisseurs dans les filières stratégiques : céréales, lait, élevage et arboriculture. Il fallait faire très vite, a assuré l’invité de la Chaîne 3, parce que l’on se retrouve devant l’impératif de diversifier notre économie. Il ne faudrait pas croire qu’en raison de cet impératif, les pouvoirs publics aient décidé de faire dans le «répressif», a soutenu le cadre du ministère de l’Agriculture avant d’expliquer : «Nous nous inscrivons plutôt dans une démarche dissuasive, nous poussons autant que possible les porteurs de projets, les bénéficiaires de terres agricoles à travailler leurs terres. Nous sommes tenus, aujourd’hui, d’optimiser notre potentiel agricole».Un nouveau dispositif, très allégé, a été mis en place pour les porteurs de projets dans l’agriculture, pour peu qu’ils aient les moyens d’exploiter ces terres. Ainsi, pour donner la mesure de ces projets structurants, M. Hamdani a donné le chiffre de 500 000 hectares de superficies agricoles, 200 000 ont déjà été mises en exploitation par des investisseurs et 100 000 autres sont sur le point de l’être.
Des projets, a-t-il souligné, lancés à Adrar, Timimoun, El-Bayadh avec le concours d’investisseurs américains, et à Ghardaïa avec des Irlandais. En tous les cas, maintenant, il ne s’agit plus de «laisser les terres en jachère gratuitement, on n’attribuera plus de terres pour ne pas les optimiser» a averti M. Hamdani qui a également fait état du règlement prochain des 9 000 dossiers en souffrance de bénéficiaires de concessions, dossiers en souffrance au niveau des wilayas et qui seront traités au cas par cas.
M. Azedine



Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2018/02/13/article.php?sid=2025&cid=2