Lundi 12 février 2018
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Alger, belle à tout prix !


Par Malika Boussouf
[email protected]
Qui sont donc les brillants experts qui réfléchissent à remettre sur les rails la gestion débridée de la capitale ? Quels sont ces talents jusque-là volontairement ignorés et enfin sollicités pour en revoir l’agencement et corriger les failles qui l’empêchent de briller comme elle aurait dû le faire depuis des lustres ? C’est bien d’être ambitieux, même si prétendre élever Alger au rang des plus belles villes de la Méditerranée me paraît quelque peu chimérique.
Redonner de l’éclat et de la prestance à une capitale enlaidie et clochardisée, oui ! La placer dans le «Top 5» de celles qui offrent un physique, une allure et un accueil dignes des plus grandes métropoles est une autre paire de manches. Je ne dis pas que c’est impossible, mais je trouve M. Zoukh, le wali d’Alger, d’un optimisme presque béat. Tout cela pour dire qu’il faut rompre avec les objectifs qui ne se concrétisent jamais et les promesses qui restent en l’état.
Redorer le blason d’Alger au plan régional et international ? J’ose à peine imaginer comment ils vont s’y prendre nos brillants spécialistes pour concurrencer les administrations qui dépensent l’énergie que l’on sait pour promouvoir le tourisme quand nous, nous en sommes à nous casser la figure sur des trottoirs défoncés. C’est par cela que le wali d’Alger devrait commencer. Exiger que l’on respecte un peu plus les citoyens algériens en leur offrant des rues moins accidentées et plus fréquentables, là où n’existe quasiment plus une politique de la ville comme celles pratiquées par les pays rompus à la tâche et avec lesquels on croit pouvoir rivaliser. Et que l’on ambitionne, en d’autres termes, de doubler. Et voilà que le premier magistrat de la ville offre une autre occasion d’évoquer le profil de ceux auxquels sont confiées les restaurations d’immeubles qui n’en finissent pas de monter et de démonter des échafaudages et d’étendre des filets qu’ils laissent en plan des semaines durant, aussitôt le contrat en poche. Qui choisit ces chefs d’entreprise d’un genre nouveau ? Tous ces dilettantes qui s’agitent un peu et s’épuisent trop vite ? Pourquoi attendre de la main-d’œuvre qu’elle fasse différemment ?
M. B. 

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