Lundi 12 février 2018
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Régions : Mascara
Le wali établit un diagnostic de l’état des lieux


La semaine dernière, la presse était conviée à une rencontre avec le wali. C’est la première du genre six mois après son arrivée dans la wilaya de Mascara.
Dans une intervention assez exhaustive, celui-ci établira un diagnostic du développement résultant de ses visites de travail effectuées à travers les 47 communes.
Il convient de signaler que lors de ces visites-marathons, des agglomérations secondaires assez importantes comme Ouled-Bali ou Djeniène-Meskine ont été zappées. Alors qu’elles ont depuis des années constitué des points de tension surtout pour la deuxième localité où l’environnement et la pollution font toujours débat.
Certaines sorties, ailleurs, ont été parfois mouvementées avec des citoyens qui sont montés au créneau pour revendiquer leur part de développement comme ce fut le cas à El Gaâda (Zahana) ou dans la daïra de Mohammadia. S’agissant du cadre de vie et de l’environnement, il déclarera qu’il n’y avait pas de quoi pavoiser.
Rappelons au passage cette décision de confier la gestion des jardins publics au Centre d’enfouissement technique.
Ceci sera-t-il suffisant pour combattre les atteintes à l’environnement qui sont légion et observées çà et là ? Parfois, des arbres sont abattus comme il lui fut signalé en toute impunité. Il affichera alors sa détermination à tout entreprendre pour éradiquer ce genre de choses. Dans ce contexte, sera également évoquée la zone humide d’El Macta censée être protégée et les atteintes à celle-ci relèvent de crimes contre la nature, la faune et la flore. Des eaux usées s’y déversent.
Ce dossier revêt pour nous une totale préoccupation et nous utiliserons les grands moyens pour mettre un terme à cette situation, déclarera le wali. Ce dossier est pris en charge au ministère de l’environnement.
Abordant le volet de l’AADL et le calvaire subi par les souscripteurs, il rappellera que le projet avait été relancé après la résiliation avec l’entreprise chinoise. Sera également évoquée l’attribution des aides à l’habitat rural qui nécessite parfois des enquêtes minutieuses car, parfois, sont apparus des conflits familiaux autour de la nature du terrain destiné à la construction.
Toujours en milieu rural, il insistera sur la réalisation de l’alimentation électrique par le biais de l’énergie solaire dont devraient profiter 500 familles.
Concernant la couverture en gaz naturel qui est de 54%, il trouvera ce taux inadmissible et tout sera fait pour atteindre une couverture de 80% fin 2018. Lorsqu’on évoque le sujet qui fâche, en l’occurrence, l’AEP, le wali conviendra que la situation n’a pas toujours été facile pour les citoyens et qu’il comprenait le courroux de ceux qui sortaient dans la rue.
A propos du report de la réception finale du projet MAO différé à maintes reprises alors que ceux qui avaient la charge du projet n’avaient pas rendu compte, une question sera posée : s’agit-il de grosses pontes ? Le wali répondra : «la loi est au-dessus de tous». Autre préoccupation qui a fait débat, la pénétrante de Sig dont le projet avait été gelé pour raisons financières. Le wali déclarera que le dégel avait été opéré et en attendant la clôture du projet, la réception du projet de l’évitement de Sig sera effectuée prochainement.
Dans le chapitre du secteur de la santé, l’on apprendra que des inspections avaient été effectuées au niveau de certaines entreprises hospitalières et que des changements seraient opérés à l’instar de l’hôpital de Sig où la situation avait défrayé la chronique.
Autre sujet évoqué, c’est celui des zones industrielles dont l’assainissement avait été annoncé précédemment. A ce propos, le wali citera les zones de Mascara et Sig où il avait relevé que des terrains avaient été attribués à des pseudo investisseurs depuis 4 ou 5 ans autour desquels ont été érigées des clôtures.
Il fera savoir que certains terrains seront retirés à certains bénéficiaires par voie légale. Du foncier industriel, il passera au foncier agricole où le chiffre de 4 000 hectares à redistribuer a été annoncé.
A propos de l’avenir de l’agriculture à Mascara, le wali affichera un certain optimisme en déclarant qu’avec la réalisation du périmètre de Ghriss, ce sera un nouvel essor pour l’activité agricole tout comme il évoquera le projet atypique du pôle agricole de Béni Chougrane qui n’a pas encore vu le jour. Dans la wilaya de Mascara, l’irrigation pose toujours problème aux agriculteurs car les irrigants sont soumis à des quotas, notamment pour ceux des périmètres de Habra et Sig suite à l’envasement total du barrage du Fergoug où il est annoncé l’arrivée d’un nouvel engin destiné à son dragage. Précédemment, maintes tentatives ont été tentées mais n’ont donné aucun résultat.
Pour conclure, le wali reviendra sur le développement et dira qu’on ne peut pas réaliser qu’en 2018 des communes comme Oued El Abtal, Hachem ou encore Hacine ne soient pas sorties de l’ornière.
M. Meddeber

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