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Actualités : Parents d’élèves
L’ANPE s’en remet au président de la République


L’Association nationale des parents d’élèves s’en remet au président de la République pour octroyer au ministère de l’Education nationale un statut de secteur de souveraineté.
M. Kebci - Alger (le Soir)
- Dans une lettre adressée au premier magistrat du pays rendue publique, hier, le président de l’ANPE qui était l’invité du forum du quotidien El Moudjahid, expliquait la démarche par le souci de «protéger les futures générations des fléaux des contestations et des grèves à répétition qui rythment leurs cursus scolaires chaque année». Dans ladite missive, Ahmed Khaled a expliqué que les enfants scolarisés vivent une «situation d’angoisse à chaque rentrée scolaire, et ce, depuis la création de onze syndicats activant dans le secteur de l’éducation qui lancent à chaque fois des grèves illimitées dont l’impact s’est avéré nocif au processus d’apprentissage» allant jusqu’à «perturber le fonctionnement de l’école algérienne». Et de révéler, l’élève algérien, «une fois sa scolarité achevée, un déficit en leçons de deux ans et demi est contracté», se fiant aux études diligentées par le ministère de l’Education nationale et délivrées lors de la Conférence nationale d’évaluation de la réforme en juillet 2015.
Un déficit auquel se greffent les «traumatismes en tous genres tels que le décrochage scolaire, le redoublement, la violence et l’oisiveté, source d’addiction à des fléaux sociaux». Plus que cela, le président de l’ANPE relèvera que «ni les efforts de redressement déployés par la tutelle ces dernières années, ni le dialogue avec les partenaires sociaux, initié en méthode de travail par la ministre, ni l’élaboration et l’adoption de la charte d’éthique du secteur n’ont permis de raisonner certains syndicats parmi les plus vindicatifs dont les revendications légitimes ont de tout temps été satisfaites par l’Etat algérien».
Et d’acculer un peu plus ces entités syndicales accusées d’avancer, pour certaines d’entre elles, des «revendications étrangères au contexte scolaire et éducatif» avec comme conséquence directe, des «conflits locaux souvent violents».
Pour Ahmed Khaled, seul un «statut de souveraineté» pour le ministère de l’Education nationale est à même de «permettre au secteur de renouer avec la stabilité et la sérénité nécessaires à la traduction dans le vécu scolaire de nos enfants des quatre décisions phares qui marqueront l’histoire de l’école algérienne, à savoir la lettre de mission du président de la République confiée aux membres de la Commission nationale de réforme du système éducatif en 2001, les mesures prises par le Conseil des ministres en avril 2003 et émanant du rapport final de la CNRSE, l’application des dispositions de la loi d’orientation du secteur de janvier 2008 et enfin les recommandations de la première Conférence nationale d’évaluation de la réforme organisée le 16 juillet 2015». Dans son intervention, le président de l’association nationale des parents d’élèves défend les mesures prises par les pouvoirs publics face à la grève illimitée lancée par le Cnapeste. Un concept de grève illimitée que Ahmed Khaled affirme «ne trouver dans aucun glossaire, qu’il soit algérien ou international», considérant que le jugement du tribunal d’Alger portant illégalité de cette grève de même que l’interdiction d’accès des enseignants grévistes aux établissements scolaires sont des mesures qui obéissent à la «réglementation et ne sont pas une invention de la tutelle».
Pour l’intervenant, cette grève illimitée n’est qu’une «démonstration de force» du Cnapeste qu’il n’a, à aucun moment, cité, en vue, selon lui, du «prochain renouvellement des commissions paritaires en charge de la gestion du tant sensible dossier des œuvres sociales». Il n’exclut pas, pour autant, d’autres «arrière-pensées politiques liées à l’élection présidentielle du printemps 2019 ou encore à l’entêtement de certains à avoir la tête de la ministre de l’Education dont les réformes engagées dérangent.
M. K.

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