Sports : Ligue des champions africaine (Tour préliminaire, aller)
Quand le Mouloudia souffle le chaud et le froid !


Le Mouloudia n’arrive plus à s’imposer loin de ses bases. Localement, mais surtout sur la scène continentale où, durant son premier test de la nouvelle édition de la LDC, il a trébuché au Congo face aux inconnus de l’AS Otoho.
Invoquer l’arbitrage ou les conditions du match ne sont plus une raison suffisante pour expliquer l’incapacité des Mouloudéens à s’illustrer en dehors de leur jardin du 5-Juillet. Cette équipe qui, l’année dernière, n’a ramené que deux résultats nuls de l’extérieur (en Afrique du Sud face à Platinum Stars et au Swaziland devant Mbabane Swallows) sur les six déplacements effectués en Coupe de la CAF, semble à nouveau incapable à s’illustrer loin d’Alger. L’inefficacité offensive et la fragilité de la défense algéroise n’y sont pas, en effet, étrangères à cette situation que le technicien français des Vert et Rouge n’arrive pas à juguler à travers les compétitions locales. En fait, pour une équipe qui ambitionne une belle et longue aventure en Coupe africaine, la solidité des lignes arrière et avant est un indispensable gage de réussite. Or, le club Doyen n’est pas un modèle du genre en ayant réalisé lors des 22 matchs locaux (19 journées de championnat et trois tours de Coupe) un bilan pour le moins mitigé. A savoir 25 buts inscrits dont 18 en L1 Mobilis alors que la défense a encaissé 15 buts dont 14 en championnat. Une fragilité confortée particulièrement par les «performances» de Hachoud et compagnie en déplacement (7 buts marqués et 9 encaissés). C’est, par ailleurs, sans surprise que le meilleur buteur du MC Alger cette saison est un défenseur (Hachoud avec 5 buts dont un doublé face au WAT, en Coupe) suivi de Nekkache (6 dont 3 en Coupe face au WAT et à l’ABS) et de Derrardja, auteur de deux doublés (face à la JSK puis le CRB, en Coupe).

Casoni n’a plus de choix !
Il faut dire que le club de la capitale a fouiné durant les deux périodes du mercato sans vraiment réussir à trouver l’oiseau rare. En ce sens que les arrivées de Balegh et, durant cet hiver, de Souibah et Tebbi n’ont pas apporté la consistance voulue à la ligne d’attaque mouloudéenne, ceci au moment où les Boulekhoua, El-Mouaden, Amada et le tout dernier Dieng ont du mal à révolutionner aussi bien le secteur défensif que médian de l’équipe. Les choix tactiques et techniques de Bernard Casoni ne sont pas, à ce titre, exempts de reproches. Le technicien français qui a souvent joué l’alternance dans les postes ne semble pas encore en mesure de présenter un onze-type. L’ancien défenseur de l’O Marseille a tendance, depuis qu’il a été intronisé à la barre technique du MCA, à choisir ses matchs. Sinon comment expliquer sa décision de chambouler son team face à l’O Médéa dont les retombées sur les chances de l’équipe de mener la chance au leader du CSC sont immenses pour, soi-disant, le préserver à ce rendez-vous africain devant l’AS Otoho, un inconnu au bataillon pour lequel Casoni a accordé beaucoup plus d’intérêt qu’il n’en fallait. Le 0-2 essuyé à Owando contre une modeste équipe de l’AS Otoho ne peut être, en définitive, attribué au «désordre» provoqué par l’arbitrage camerounais encore moins à l’hospitalité tout ce qu’il y a d’africaine de nos «amis» congolais. Le MCA se doit de réagir vite et bien.
M. B.



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