Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Faire gaffe à ce que l’on écrit ? (2)


Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Après les deux billets sur le peu de cas que l’on fait du voyageur à Air Algérie, beaucoup de messages me sont parvenus. A croire que la coupe est pleine, au point de vouloir témoigner à tout prix. Voici la suite du message publié hier et qui résume parfaitement les tracas que vivent tour à tour les passagers de la compagnie.
«La description des défaillances d’Air Algérie que vous citiez est réelle. Je le constate chaque fois que je prends l’avion, mais contrairement à vous, je n’ai pas le choix. Aucune autre compagnie ne dessert Tlemcen à partir de Lyon. Les prix des billets en période estivale sont prohibitifs. Arrogance des stewards, repas indigestes et souvent servis à moitié froids, propreté laissant à désirer... Pas de mouches en ce qui me concerne mais mon épouse a voyagé en novembre dernier avec celles qui vous ont accompagnée. Le seul point positif à mes yeux est le commandant de bord. Les voyageurs aussi sont à montrer du doigt. Le contraste entre l’embarquement discipliné à Lyon et le désordre à Tlemcen est révoltant. Les comportements s’adaptent aux pays. Malgré ces désagréments, les séjours dans nos familles sont des moments de pur bonheur. Trois mouvements de grève en un an au sein de la même compagnie, c’est beaucoup et ô combien pénalisant pour les voyageurs. D’autres secteurs aussi sont souvent touchés par des grèves qui durent. Je pense à l’école et me demande si les personnels se soucient un tant soit peu des enfants. Les conflits sociaux reflètent le mal-vivre. Sans connaître les différentes demandes des grévistes, justifiées ou pas, force est de constater la réelle cherté de la vie. Il suffit de voir le prix exorbitant des loyers comparativement aux salaires. Aujourd’hui, contrairement à 2011, l’Etat n’a plus les moyens d’acheter la paix sociale, à moins d’utiliser la planche à billets.»
Voilà qui est dit. Je m’excuse auprès de celles et ceux dont je ne publie pas les écrits. Chacun d’entre nous éprouve, à un moment donné, le besoin de hausser le ton. C’est compliqué de tout partager mais ce que je peux vous assurer, c’est que je tiens compte de vos remarques et de vos suggestions.
M. B. 





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http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2018/02/11/article.php?sid=1884&cid=8