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Ce monde qui bouge

Ailleurs ce n’est guère mieux

Publié par Hassan Zerrouky
le 13.01.2022 , 11h00
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FRANCE. L’EXTRÊME-DROITE Y CROIT.  Alors qu’en Italie, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, l’extrême-droite marque le pas ou est en net recul, en France, c’est plutôt l’inverse :  elle commence à croire en ses chances de l’emporter en avril prochain.  Éric Zemmour, par exemple, se voit déjà au second tour de l’élection présidentielle, voire futur président. Et comment pourrait-il ne pas y croire quand, porté par ces courants dormants néofascistes, voire par des responsables de la droite républicaine, de la mouvance gaulliste ou ce qu’il en reste, comme la candidate Valérie Pécresse, lui servent de marchepied en reprenant à leurs comptes ses idées sur l’Islam, les Français d’origine maghrébine et l’immigration. Encore un effort et cette droite ex-gaulliste finira par faire sienne ce propos de Jean Marie Le Pen : « Racisme : doctrine niant le droit des peuples à être eux-mêmes » ! 

TURQUIE, UNE INFLATION À DEUX CHIFFRES. À fin 2021, avec une inflation en hausse de plus de 36% et la livre turque, monnaie nationale, qui a perdu 45% de sa valeur face au dollar, la Turquie d’Erdogan s’enfonce dans la crise. Plus que la hausse des matières premières nécessaires à son industrie manufacturière, le pétrole et le gaz notamment, ce sont les décisions du Président Erdogan – réduction des taux d’intérêts bancaires notamment – qui sont la cause de cette inflation sept fois supérieure aux objectifs escomptés par les autorités turques. Et le relèvement du salaire minimum de 50% à 2 825 livres (équivalent à 275 euros) au 1er janvier, décidé par Tayyip Erdogan, n’a que peu freiné sa perte de popularité à 18 mois de l’élection présidentielle. 
Quant à la finance islamique qui a la préférence du Président turc, « c'est uniquement de l'habillage. Le pouvoir donne simplement l'illusion que les taux n'augmentent pas », explique l’universitaire turc Ahmet Insel (Marianne du 23/12/21). 

NIGERIA, APRÈS BOKO HARAM, LES GANGS À MOTO. En plus de Boko Haram, voilà les gangs à moto qui sèment la mort, massacrant à tout-va dans le nord-ouest du Nigeria : plus de 200 civils ont été massacrés dans l’État de Zamfara. Ils s’en prennent aussi aux établissements scolaires et universitaires : plus de 1 400 élèves ont été enlevés en 2020 en vue d’obtenir des rançons ! Toujours est-il que cette violence met en grande difficulté le pouvoir du Président Muhammadu Buhari, qui avait échappé en 2014 à un attentat à la bombe revendiqué par Boko Haram.

KAZAKHSTAN. La hausse du prix du GPL (gaz) est-elle l’unique cause de cette colère sociale ayant embrasé cette ex-république soviétique de 19 millions d’habitants et qui a fait plusieurs dizaines de morts ? Ou s’agit-il d’un coup de force fomenté par un clan du pouvoir ? Outre le fait d’avoir ordonné de tirer à vue sur les manifestants, le Président Kassym-Jomart Tokaïev, 68 ans, qui a succédé en 2015 à l’autocrate Noursoultan Nazarbaïev au pouvoir depuis 1991 et dont les statues ont été déboulonnées par une foule en colère, a fait appel aux forces russes.
Ce vaste pays de 2,7 millions de km², multi-ethnique et multiconfessionnel – 20% de la population est d’origine russe et près de 80% de confession musulmane sunnite et turcophone — a cette particularité d’avoir une partie de son territoire située en Europe orientale et le reste en Asie centrale. Situé entre la Russie avec laquelle il est lié par de multiples accords de coopération militaire et économique et la Chine avec qui il partage une frontière de 1 500 km et d’importants accords de coopération, le Kazakhstan, doté de richesses naturelles considérables – pétrole, gaz, uranium (premier producteur mondial) – et d’une importante base industrielle héritée de l’ère soviétique, se posait comme puissance régionale et leader du monde eurasien. Avec un PIB par habitant qui est passé de 1 000 dollars en 1991 à près de 10 000 dollars à fin 2020, le Kazakhstan, qui aspirait à être le Abou Dhabi de l’Asie centrale, s’était même fixé pour objectif de figurer dans le top 50 des économies de la planète.  
Sa capitale, Nour-Soultan (ex-Astana), à l’architecture avant-gardiste, avec ses nouveaux quartiers, immeubles, gratte-ciel, salles de concert sophistiquées, conçus à coups de milliards de dollars, par de grands architectes comme le Britannique Norman Foster, se voulait la vitrine d’un pays en voie de modernisation. Reste que cette modernisation, qui a englouti des milliards de dollars, s’est faite au détriment d’une partie de la population socialement précarisée, restée en marge du progrès social, sur fond de vagues promesses de libéralisation politique jamais tenues. 
À jeudi… et bonne chance l’équipe nationale. 
H. Z.

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