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Constances

Des avions, on veut des avions, de vrais avions !

Publié par Slimane Laouari
le 26.09.2021 , 11h00
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C’est dans le « Periscoop » du Soir d’Algérie d’hier : « La Direction de l'aviation civile a reçu 10 dossiers de création de compagnies aériennes, selon des sources sûres. Parmi les dossiers, figurent des projets dédiés au transport de voyageurs utilisant différents types d'aéronefs ainsi que du fret aérien. Selon les mêmes sources, plusieurs projets semblent remplir les critères, notamment en termes d'investissements ». Le texte est court mais regorge de bonnes nouvelles, il y en a au moins trois. La première est que l’Algérie consent (enfin) à libérer un secteur d’activité dont il est difficile de comprendre la fermeture à l’investissement privé. Difficile à comprendre d’abord parce que l’option libérale de l’économie étant consacrée, il ne restait plus d’obstacle majeur à l’investissement dans un créneau dont il est inutile de rappeler la rentabilité qui plus est. Quand on sait que les disponibilités n’ont jamais manqué en la matière, c’était donc « la totale » : tous les feux sont au vert pour une ruée dans les régles. Mais dans la conception libérale du système politique, il n’y a pas que les régles de la rationalité. Le créneau était donc trop… rentable et trop lourd pour laisser faire les lois du marché, des cahiers de charge et de la faisabilité des projets. On a alors « libéré » pour des fantômes économiques avec au bout, comme toujours, un fil à la patte, une oreillette et des tiroirs caisses ouverts aux quatre vents.  On sait comment s’est terminée la grande arnaque des compagnies aériennes privées algériennes mais on sait d’abord comment elles ont… commencé !

La deuxième bonne nouvelle contenue dans l’information est que les «disponibilités», financières du moins, sont toujours là. On n’inventera pas le fil à couper le beurre en disant qu’il y a beaucoup d’argent qui circule et qui dort même si la provenance n’est pas toujours traçable. Il y en a même un peu plus maintenant. Le mauvais climat des affaires essentiellement dû aux monopoles des clientèles du régime et le désinvestissement qui en a résulté a charrié une considérable thésaurisation susceptible de servir pour peu que la confiance revienne et la volonté politique de passer à autre chose soit réelle. La troisième bonne nouvelle enfin tient dans tout ce que cette perspective promet comme retombées. La première qui vient à l’esprit est celle-ci : avec une concurrence loyale et la fin de la perfusion permanente par le Trésor public, Air Algérie devra choisir entre devenir une vraie entreprise ou disparaître. Dans un cas comme dans l’autre disparaîtra l’usine à privilèges et ses différents ateliers. Ce n’est déjà pas si mal. Dans la foulée de la multiplication des offres, les Algériens accéderont enfin à un transport aérien de qualité et la destination Algérie disposera d’un service qui attire au lieu d’être un obstacle qui repousse.
S. L.

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