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Constances

Des femmes ou des députées ?

Publié par Slimane Laouari
le 17.06.2021 , 11h00
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Quand Bouteflika, dans un violent accès de populisme post-moderne, avait introduit une espèce de parité hybride, sans rapport avec la réalité, il y a eu des âmes qui se sont prises au jeu et pas forcément là où on l’attendait. Parce que dans la «réalité», celle du système et sa périphérie ne sentait pas la rose. Le code de… l’indigénat de la famille était toujours en cours. Les femmes qui ont «investi» le monde politique, c’était encore celles de l’UNFA. L’exemple de l’intellectuelle accomplie, c’était Zhor Ounissi. Et la «star médiatique», c’était Zahia Benarous qui, promue ministre de la Culture, s’était distinguée en envisageant - sérieusement - de voiler les nus de l’École des Beaux-Arts ! Voilà à peu près l’aréopage de ce qui incarnait l’Algérie de la femme émancipée et résolument impliquée dans la vie de son pays et son développement. S’agissant de la «proximité» féminine, celle de la réussite entrepreneuriale, de la promotion professionnelle et de la performance scientifique ou technologique, il y a toujours une «brochette» représentative et exhaustive en la matière. Ça ne ratait jamais : une divisionnaire de la police dont les subalternes apprécient la compétence et «acceptent» l’autorité, une ingénieure des travaux publics qui «réussit» à chausser des bottes, une prof de médecine qui dirige un service en dépit de son… sexe et parfois un métier «exotique», mécanicienne ou éleveuse de bovidés, pour frapper les esprits. Mais la grande performance de toutes ces «bonnes femmes» est celle d’être parvenues là où, manifestement, elles ne devraient pas être ! Mieux, c’est-à-dire… pire, elles l’ont fait sans liberté, sans irrévérence, sans rébellion. Parce que celles qui osent, prennent des libertés et se rebellent, tout se fait sans elles, contre elles ! Et ça ne pouvait donner que ce que ça a donné. Des doctoresses qui ne consultent pas les hommes, des députées contre les… femmes et des candidates sans visages. Parce que les fantômes de femmes sur les affiches de candidats qui ont (encore) fait la chronique récemment, ça ne date pas d’aujourd’hui. Sur les documents de campagnes électorales, c’est même devenu une banalité. L’«innovation» n’est même plus l’apanage des partis du «catalogue» islamiste ! Alors, quand on entend, à la faveur des dernières législatives, qu’il y a un «recul» de la présence féminine en termes de candidature et de représentation élue, on se demande si on parle des députées ou des femmes. Parce que concernant les «députées», il y en a eu dans l’Assemblée sortante et celles d’avant. Non seulement elles n’ont pas fait avancer le schmilblick mais elles ont parfois contribué à sa régression, le zèle étant une seconde nature dans ces zones-là. Alors, un signe de régression, la sous-représentation des femmes dans ce mandat ? Autant s’indigner que le crouton de pain jeté à une foule affamée manque de… sel !

S. L.

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