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Constances

Fethi Nourine, Karim Bousalem, l’Algérie et le reste du monde

Publié par Slimane Laouari
le 26.07.2021 , 11h00
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Il n’y a pas à dire, la question palestinienne continuera de nourrir les passions… algériennes. La Palestine est une injustice historique, peut-être bien la pire, en ce sens que les Palestiniens ne sont pas près de voir le bout du tunnel. C’est une tragédie humaine qui a trop duré dans le temps et en tant que telle, elle ne pouvait laisser insensibles les femmes et les hommes du monde dont les ou des habitants d’un pan de ciel dénommé l’Algérie. L’injustice, le déni de liberté et de souveraineté, ces derniers savent ce que c’est et c’est le moins qu’on puisse dire. Les Algériens, beaucoup d’Algériens, certainement la majorité, soutiennent la Palestine. C’est aussi le moins qu’on puisse dire. Les Algériens ont soutenu beaucoup d’autres causes et contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, ce n’est pas seulement l’émanation d’un régime politique acquis au panarabisme et l’internationalisme populistes. Le soutien simplement humain à des femmes et des hommes privés de leur terre, de leur liberté, de leur souveraineté et de leur avenir n’est pas une vue de l’esprit. Mais il y en a pour qui rien n’est moins sûr. Parce qu’il y a les autres pour qui les Palestiniennes et les Palestiniens ne sont pas des femmes et des hommes mais des… Arabes et des musulmans dont il faut instrumentaliser le combat. On connaît la musique et de toute façon, cet espace est trop court pour tout expliquer, si d’aventure on aurait eu la prétention. Restons donc dans le factuel : un jeune judoka algérien refuse d’affronter un Israélien aux JO. L’histoire n’est pas nouvelle et le casier jurisprudentiel en la matière est loin d’être vierge. Qui a choisi ? L’État algérien ou le sportif ? Si c’est l’État algérien, c’est dans l’ordre naturel des choses. Si c’est l’athlète… aussi. Au point où on en est avec la question, il est difficile d’envisager un sportif algérien qui fait un autre choix. Mais il faut qu’on nous le dise, ça réglerait beaucoup de polémiques violentes et d’affrontements inutiles. Même le sport et la Palestine y gagneraient.
Autre fait, autre polémique, autre violence : un journaliste et ancien présentateur vedette de l’ENTV est décédé à l’hôpital de Tizi-Ouzou des suites du COVID-19. Un drame pour sa famille et ses proches comme le pays est en train d’en vivre dans des proportions chaque jour plus inquiétantes. On aurait pu en rester là. Mais Karim Bousalem est un journaliste de… l’ENTV et c’est manifestement suffisant chez certains pour ignorer les règles les plus élémentaires en matière de respect de la douleur des siens. En matière de respect tout court. La mort ne fait pas de Karim Bousalem un autre homme vertueux ou un journaliste brillant. Comme travailler à l’ENTV ne fait pas de lui un traître à insulter alors qu’il est encore dans son cercueil. Le pays n’a pas besoin de ça en ces moments de grand désarroi, si tant est qu’on en ait besoin en d’autres circonstances. Il y a tellement de choses à faire…
S. L.

 

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