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Constances

Goudjil, l’APN, le 24 Février et la Grande Mosquée d’Alger

Publié par Slimane Laouari
le 27.02.2021 , 11h00
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La semaine a été pénible. Salah Goudjil n’est pas seulement vieux. On devrait d’ailleurs arrêter de parler de son âge, non pas parce que c’est normal qu’à 90 ans passés, il s’accroche encore à un poste de responsabilité si important, du moins en théorie, alors qu’en haut lieu, on s’entête encore à le lui confier. Justement, Salah Goudjil n’est pas seulement vieux, il est aussi militant du FLN et dans son long parcours, il a incarné le moins vertueux de ce que nous connaissons de ce parti. Mouhafedh «légendaire», apparatchik comme on n’en fait plus, taillé dans la langue de bois la plus désespérante, il incarne tout ce que les Algériens ne veulent plus pour envisager le changement.
La semaine a été pénible. Le maintien de Salah Goudjil justement n’est pas un bon signe pour espérer un quelconque renouveau dans un Parlement symboliquement caractéristique des institutions démocratiques. Et quand on parle de son âge, nous viennent justement à l’esprit, tous les… jeunes qui n’ont pas fait moins de mal au pays et ses institutions en accédant aux hautes responsabilités à 40, voire 30 ans. Parmi eux un certain… Abdelaziz Bouteflika, ministre à… 25 ans ! Alors, on fera quoi du prochain Parlement ? On parlera encore des grabataires et des jeunes ou on passe aux choses sérieuses ?
La semaine a été pénible. Le pays a encore vécu un 24 Février. Beaucoup de monde se demande depuis quelque temps pourquoi on confère autant de solennité à une date dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle manque terriblement d’ancrage populaire. D’abord cette énormité : l’anniversaire d’un… syndicat peut-il avoir un caractère national, à l’ère où le pluralisme syndical est censé être consacré, surtout que l’UGTA des dernières années n’a pas vraiment été exemplaire, ayant même fait le consensus… contre elle ? On comprend pour la nationalisation des hydrocarbures. Ce n’est pas vraiment de bon ton de fêter une nationalisation mais celle-ci n’est pas comme les autres, c’est un acte de souveraineté nationale. Un détail qui n’a rien à voir : les prix du pétrole sont en train de flamber. C’est tant mieux, quand même.
La semaine a été pénible. Il paraît que des mesures très strictes sont envisagées pour «protéger l’harmonie architecturale et l’esthétique de la Grande Mosquée d’Alger». Bon, puisque la bâtisse est là, qu’elle a coûté très cher et - surtout - qu’on n’y peut plus rien, autant se résigner à la protéger. Problème : dans un pays rongé par une catastrophe urbanistique, dans un pays où aucun ensemble harmonieux n’a été épargné par de nouvelles verrues, on ne pense qu’à sauver une mosquée qui, en plus, n’a pas vraiment la sympathie des Algériens. A moins que ce ne soit une reconnaissance tacite qu’en matière d’esthétique, seul cet édifice mérite une attention particulière, ce qui est plus grave.
S. L.

 

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