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Constances

La terre dans le sang

Publié par Slimane Laouari
le 06.12.2021 , 11h00
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D’une manière ou d’une autre, tous les Algériens qui ont un lien d’ancrage avec la terre y sont retournés ces dernières années. Et de quelle manière ! Il faut voir avec quel enthousiasme, quelle détermination et surtout quel… bonheur ils s’y sont mis, ou remis, pour comprendre que quelque chose est en train de se passer. On connaît le rapport de l’homme à la terre, il est naturel, vital et parfois charnel. Mais cette relation n’explique pas tout, dans le cas précis qui est le nôtre, du moins. Pendant de longues décennies, ce lien a été rompu par des choix qui étaient autant d’errements ayant abandonné le sol parce qu’il y avait un sous-sol, pas forcément plus généreux mais certainement plus commode en ce qu’il requiert moins d’efforts. On sait les frustrations que cela a engendrées mais on sait surtout le résultat dans nos étals, nos étables et nos silos. Parmi les Algériens qui ont renoué avec l’odeur de la terre, on compte d’abord ceux qui ont retrouvé leurs… propriétés qu’ils ont observé, impuissants dans la jachère, le bricolage ou la spéculation. Ceux-là en ont fait une question d’honneur : refleurir le verger ou redorer l’épi est une vocation qui ne se perd pas, surtout quand ce n’est pas seulement de vocation qu’il s’agit. Ils ont alors redémarré le matos, ce qui ne veut pas dire que les conditions du retour aux sillons étaient enfin là. Pire, à la périphérie de leur investissement — au sens plein du terme — poussait déjà une… faune de prédateurs qui s’accaparaient de grandes étendues sans jamais penser à en faire un jour des espaces de fécondité. Il y a ceux qui n’ont jamais vécu de leur lopin et ont même fini par l’abandonner. « Exilés » pour gagner leur vie autrement, ils ont même fini par renoncer au plaisir d’y toucher, tellement les temps sont durs et les priorités d’une autre nature. Il faut voir aujourd’hui comment ils s’y donnent et ce qu’ils en obtiennent pour tout comprendre. Il y a enfin les compétences scientifiques des métiers de la terre qui ont enfin la possibilité de faire... ce qu'ils savent faire le mieux et, suprême bonheur, d’en vivre. Ils sont techniciens, ingénieurs, vétérinaires, cadres gestionnaires ou passionnés auto-formés, ils ont acquis ou repris de petites ou moyennes exploitations pleines de promesses sur l’avenir de l’agriculture dans notre vaste et beau pays. Ils y travaillent avec les moyens et les méthodes les plus modernes, mettent de l’ambition dans leur projet et renouent parfois avec des produits et pratiques du terroir qu’on croyait irrémédiablement perdus. Les résultats sont nettement visibles même s’il reste beaucoup de travail… Redonner encore la terre à ceux qui veulent et savent la travailler, retrouver de vraies banques, assurer l’eau... travailler la terre, quoi.
S. L.

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