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Constances

Le sens des mots(II et fin)

Publié par Slimane Laouari
le 21.11.2021 , 11h00
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La campagne électorale pour les locales anticipées de la semaine prochaine n’en est pas vraiment une. Terne, sans attrait populaire, sans imagination, sans enthousiasme, sans esthétique et sans conviction, tout le monde est d’accord qu’il n’y a rien à en tirer, rien à en retenir, rien à en espérer. Les candidats eux-mêmes et leurs mandants n’y vont que pour satisfaire à un rituel formel qui n’aura aucune incidence sur la mobilisation électorale et sur les résultats du scrutin. Restent les mots qu’on entend à la télé dans la bouche des « campagnards », leur sens dans la vraie vie et ce qu’ils essaient de leur faire dire. Force politique : nous n’avons pas inventé le fil à couper le beurre, quand un parti revendique son poids sur la scène nationale, cela veut dire que les règles du jeu ont toujours été là, la compétition a toujours été régulière et la représentation dans les institutions élues est conforme à l’ancrage de chaque formation, la pertinence de ses propositions, la cohérence de son programme et l’ambition de son projet. Hier, quelque part dans notre vaste et beau pays, c’est Baâdji, le préposé au FLN, qui en parlait.
Force de pression : les mots ne disent pas toujours la même chose. Il y a la vraie vie, celle où le concept politique a un sens et renvoie à quelque chose. Et il y a… l’autre vie, où on peut dire et faire dire n’importe quoi aux hommes et aux langages. Ils sont une force de pression sur qui, les partis politiques algériens ? Ils ont contraint qui à quoi ? Force de proposition : ce n’est pas parce qu’une formule existe, inventée un jour de grâce par une femme ou un homme qui était dans son instant « génie », qu’elle est valable tout le temps en tout lieu, chez tout le monde. Vous avez proposé quoi, pour refaire le monde ? Sinon, quel éclair de génie a été sorti un jour par le FLN, le RND, TAJ, Jil Jadid et Ouled Fayet mieux que la Suisse ? Allons.
Force… majeure :  allez, on vous l’accorde, celle-là. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas un concept politique et sa présence dans ce contexte est une plaisanterie. De mauvais goût, peut-être mais assez courte pour ne pas trop ennuyer quand même. Un cas de force majeure, la campagne électorale ? Peut-être pas mais à voir les campagnards débiter des mots qui ne sont pas les leurs et qui n’ont aucune place dans leur bouche, on s’y prendrait, décidément.
S. L.

PS : c’était parti pour une longue série dans cet exercice mais on s’est vite rendu compte qu’on n’avait pas le droit de s’ennuyer plus.

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