Rubrique
Constances

Les 4 samedis

Publié par Slimane Laouari
le 17.08.2019 , 11h00
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La semaine a été pénible. Il y a quelques années, une vive polémique a opposé en France les « partisans » de l’ours et les « opposants » à l’ours. Plus simplement, il y avait dans un camp les éleveurs inquiets pour leur bétail menacé par la bête et veulent donc en finir et les défenseurs de l’espèce qui voulaient sa protection. Maintenant, nous avons notre histoire avec ce tigre abattu par l’armée à Touggourt. Chez nous, il n’y a pas eu de « débat contradictoire » sur la question. Mais polémique quand même entre ceux qui, légitimement, préféraient la perte d’un animal à la menace sur les vies humaines et ceux qui ont, à juste titre, relevé le manque de savoir-faire en la matière, puisque le tigre aurait pu être neutralisé sans être tué. Dans l’affaire, on aura aussi retenu quelques trouvailles de dérision. Parfois géniales, souvent faciles, on ne va pas… polémiquer là-dessus.
La semaine a été pénible. On fermait les routes, maintenant on ferme carrément… l’autoroute. Les habitants de Lakhdaria savent aussi faire dans le facile. Oui, des robinets secs de longs jours durant et en plein mois d’août, surtout quand elle abrite l’un des plus grands barrages du pays sur ses terres, c’est difficile à supporter. Polémique toujours : quand on n’a pas d’eau, de dispensaire ou de route, est-ce qu’on a le droit de… barrer l’autoroute ? Le secrétaire général de la wilaya de Bouira et wali par intérim n’a pas été loin pour la solution : il a limogé le chef de daïra… par intérim de Lakhdaria. On ne sait pas si les habitants de la localité ont eu de l’eau mais ça a l’air de marcher. Tant mieux ou tant pis ?
Quand la guerre faisait rage au Liban, les habitants de Beyrouth profitaient de la moindre accalmie pour descendre sur la plage, organiser des concerts de musique ou aller s’éclater dans les boîtes qui ouvraient à l’occasion. Depuis le début du soulèvement populaire chez nous, des voix se sont élevées pour s’en prendre à « ceux qui font la fête alors que le pays est en plein Hirak ». On est en révolution ou on est en deuil ? La polémique revient avec le Festival de la chanson amazighe de Béjaïa que certains veulent annuler parce que ce ne serait pas « le moment des déhanchements ». L’année passée, la manifestation a été annulée parce que le maire de la ville a trouvé qu’il valait mieux transférer l’enveloppe allouée au festival au… nettoyage de Béjaïa ! sans polémique, C’est « plus » ou « moins »… pire ?
La semaine a été pénible. Farouk Ksentini, l’avocat d’Ould Abbès, nous apprend des choses sur la détention de son « client ». Ils serait donc en prison parce qu’il n’a pas pris le soin de prendre avec lui les documents nécessaires à sa défense au moment de sa convocation par la justice, qu’il reçoit quotidiennement son couffin, ses médicaments et sa… littérature, qu’il partagerait la cellule avec d’autres personnes dont il ne veut pas révéler les noms, qu’il est un homme fatigué de 85 ans, que parmi les griefs retenus contre lui, il y a le détournement de… 500 tentes de plage et surtout qu’il n’a aucun lien avec les… affaires pour lesquelles ses deux enfants et son neveu sont poursuivis ! On ne polémique pas sur une affaire de justice, n’est-ce pas ?
S. L.

P. S. : merci aux lecteurs qui se sont inquiétés de l’absence de « Constances » dans l’édition de jeudi. Juste un petit souci physique de votre serviteur.
S. L.
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