Rubrique
Constances

Les 4 samedis

Publié par Slimane Laouari
le 22.02.2020 , 11h00
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A tout seigneur tout honneur. La semaine a été moins pénible. Avec la perspective d‘un week-end qui va sanctifier une année de Hirak, il y avait de quoi de donner aux Algériens plus de détermination militante et, pourquoi pas, plus d’enthousiasme festif. Et comment ! Cinquante-deux semaines  d’un pays réinventé et d‘un peuple revenu de tout , cinquante-deux semaines où tout est redevenu possible, cinquante-deux semaines et autant de victoires sur la peur. Une année où on a regardé ensemble dans la même direction, une année où on s’est regardé dans les yeux, une année où on n’a pas baissé les yeux. Une année, des millions de fulgurances et puis ce vendredi  un peu spécial. Vraiment spécial.  

La semaine a été pénible et elle peut jouer les prolongations. Le ciel est dramatiquement sec, les récoltes et les élevages sont en péril et les barrages en net déclin et ça n’a pas l’air d’inquiéter outre mesure ceux qui sont payés pour ça. Les autre peuvent se lamenter mais comme ils ne peuvent rien faire, ils vont faire… comme d’habitude. Il y a pourtant des inquiets : les éleveurs, les agriculteurs, les forestiers petits producteurs de l’autosuffisance ou simplement ceux qui se soucient de leur environnement naturel. Ceux-là, ils sont inquiets mais ils n’ont pas la parole. Bien sûr, ce n’est pas une censure politique mais c’est peut-être… plus grave. A-t-on déjà vu un pays aussi gravement menacé par la sécheresse- qui est déjà là à en parler aussi peu ?
La semaine a été pénible. Avec cette histoire d’Ooredoo, c’est la preuve que la communication présidentielle, telle que conçue, n’est pas un exemple de réussite. Contrairement à ce que semblaient suggérer les premières mesures en la matière, la centralisation de l’information, la source à « guichet unique », et la… dissuasion par la rigueur de la sanction ne sont pas ce qu’il y a de plus efficace et de plus productif en matière de communication. Cette semaine, ça n’a pas dissuadé grand monde, même pas les chaînes de télévision  qui « avaient » la primeur de l’information sur ces questions-là et dont on a peut-être dit un peu trop vite qu’elles vont pâtir avec le nouveau dispositif. On fait quoi, maintenant ? On sanctionne ou on se met à communiquer sérieusement ?  Mais avant de communiquer, il faudra d‘abord intégrer qu’une fois la liberté de la presse bien intégrée, tout le reste suivra. Et que sans ça, tout est dérisoire !
La semaine a été pénible. Il y a des choses qui peuvent passer sans qu’on s’y arrête spécialement, avant de nous rendre compte de l’énormité de ce qu’on vient de vivre. Le procès du général Hamel en fait partie. Vous vous rendez compte ? Le puissant patron de la police nationale, qu’on nous présentait tour à tour comme un exemple d’intégrité ou son contraire, est en prison, devant les tribunaux et répondant d’accusations à n’en plus finir, lui et sa famille, vous réalisez ou on doit vous secouer ?
S. L.

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