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Constances

Les élections, on y va ou on n’y va pas

Publié par Slimane Laouari
le 28.11.2021 , 11h00
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Depuis que les dirigeants du pays se sont décomplexés par rapport au taux de participation, il n’y a quasiment plus rien à appréhender des scrutins qui se succèdent. Désormais, il y a des élections de fait et il faudra faire avec. Considéré comme l’ultime enjeu, les conditions de déroulement étant consacrées et les résultats du vote passant au rang d’accessoire, le niveau de participation a été libéré de sa fonction « crédibilisatrice ». Il n’y a pas de seuil légal à atteindre, la jurisprudence internationale en la matière est foisonnante… tout baigne. Paradoxalement, cela donne l’impression de mettre tout le monde d’accord. Ou de le renvoyer dos à dos, ce qui peut vouloir dire la même chose dans le cas précis. Parce que les autres voix sont inaudibles, ne reste sur la scène politique — ou ce qui en fait office — que l’affrontement - à chances trop inégales bien évidemment - entre un pouvoir qui n’envisage rien d’autre que sa « feuille de route » et un conglomérat dont on connaît les rejets sans jamais saisir le projet. Passe que ce soit maigre comme partage ; le problème est que même « ça », manque de visibilité ! Comme conséquence immédiate de ces tiraillements qu’on ne voyait pas arriver si rapidement, une première fracture venue justement dans le sillage de ces élections locales anticipées. Déjà que le pouvoir n’a pas été ébranlé outre mesure par les législatives dont on connaît pourtant et le contexte et le volume de participation, il ne va pas être dérangé dans ce nouveau rendez-vous où les choses ont quand même légèrement changé même si, sur le fond, rien de substantiel n’a vraiment bougé. Il y a un parti qui compte en Kabylie quoi qu’on dise qui est revenu à la participation, le Hirak commence à devenir un souvenir, du moins dans sa tendance unanimiste, et une partie de l’opinion, sans manquer d’arguments, croit toujours à la spécificité des élections locales, détachables donc des grands enjeux politiques du pays. Ce n’est peut-être pas grand-chose mais dans le contexte, ça peut suffire à susciter des candidatures hors clients du système et des électeurs libérés de leurs appréhensions. Dès aujourd’hui, les gouvernants auront un nouvel argument pour prétendre à la réussite : plus aucun parti ne criera à la fraude sans se couvrir de ridicule. Non pas parce que les consultations sont désormais un modèle de régularité mais de l’Algérien ordinaire, la participation est un choix qui implique le reste. Ou il y a des garanties de transparence et on y va, ou il n’y en a pas et on n’y va pas.
S. L.

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