Rubrique
Constances

L’essentiel

Publié par Slimane Laouari
le 14.03.2019 , 11h00
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La toile en pullule depuis que la certitude a commencé à s’installer sur l’inéluctabilité de la victoire. Les propositions de «personnalités» susceptibles de représenter le mouvement populaire dans de possibles négociations vont dans tous les sens. Certaines d’entre elles vont plus loin dans l’ambition en proclamant carrément leurs «favoris» les meilleurs pour assurer la transition. Les feuilles de route peuvent différer dans … l’imagination du scénario idéal et des hommes qui peuvent conduire «le processus» et incarner politiquement une protestation déjà promise au triomphe. Bien évidemment, les ingrédients du succès ne manquent pas. Chaque jour que Dieu fait, la mobilisation s’élargit, la détermination augmente, la sérénité s’installe dans les rangs et les risques de dérapage se réduisent face à une vigilance à toute épreuve. Les quelques escarmouches dont on doute même quant à leur origine n’ont même plus de place dans l’anecdote à se raconter dans la décontraction des débriefings de marcheurs fatigués mais heureux de leur journée. Ce n’est pas pour autant gagné. Le pouvoir a certes tempéré à des endroits ses ardeurs, il a paniqué parfois au point d’entreprendre tout, n’importe quoi et parfois rien du tout, au point où on peut se demander s’il se sent… concerné par ce qui se passe. Des soutiens de haut rang et des clientèles inattendues ont quitté le navire, histoire de sauver leur peau d’un déluge imminent et certains faits ou déclarations ont des allures d’estocade qui annonce la fin dans l’instant d’après. Pourtant, sur l’essentiel, le pouvoir n’a délivré jusque-là aucun message allant dans le sens du dénouement heureux qui motive l’Algérie contestataire. Il n’a même pas montré la moindre disponibilité au compromis apaisant et au dialogue utile. Il va même plus loin, puisqu’au moment où on pouvait s’attendre à ce qu’il délivre la première initiative sérieuse, c’est plutôt une douche froide qu’il ouvre sur le pays. Le dialogue, dit-il à ceux qui veulent bien l’entendre, c’est pour une vague perspective de conclave national qu’il a déjà essayé de vendre aux Algériens avec le succès que l’on sait, la «transition», c’est avec des hommes emblématiques de ses errements qu’il compte la conduire et ce qu’il n’a pas obtenu avec une élection, il nous dit qu’il peut finalement le faire en se passant du scrutin, pourtant promis à la « simple formalité ». On est déjà loin des « représentants » de la contestation du coup réduits au fantasme. Nous sommes déjà dans un quatrième vendredi prometteur et sans doute ce qui compte le plus. Le tout est de savoir pour combien de temps encore et avec quelle évolution.
S. L.

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