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Constances

Nouveau gouvernement : que sont les rumeurs devenues ?

Publié par Slimane Laouari
le 23.06.2021 , 11h00
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Paradoxalement, les quelques rares « rumeurs » qui ont… fuité sur la composition du gouvernement l’ont été avant le jour du scrutin législatif. Logiquement, ce sont les résultats de l’élection qui déterminent la couleur de l’exécutif, suggèrent les profils et enfin orientent -éventuellement - vers les hommes susceptibles d’être nommés aux responsabilités. Mais il fallait bien «rappeler» que rien n’a changé. En tout cas, ce ne sont surtout pas les… élections qui allaient changer les choses. Cela ne servait donc à rien d’attendre le dénouement d’une consultation dont on «sait» qu’elle compte pour du beurre dans le choix des hommes. Alors, on a entamé les… pronostics, même si, cette fois-ci, on l’a fait dans un faible volume et, le contexte aidant, avec beaucoup moins de passion. Parce que s’il est difficile de savoir vraiment pourquoi, les Algériens ont toujours appréhendé ces moments avec une drôle et curieuse passion. Pour des « non-événements » qui ne changent jamais rien à leur quotidien, en tout cas pas dans le sens qu’ils souhaitaient, ils ont toujours été au cœur de tous leurs palabres du moment. Qu’on ne s’y méprenne pas pour autant, les passions curieuses et paradoxales ne sont pas forcément signe d’intérêt. Dans le cas précis, c’est même une façon de tourner en dérision une opération censée les impliquer en premier chef et qui, dans la vraie vie, se déroule sans eux et loin de leurs préoccupations. Et si la «passion» a baissé cette fois-ci, du fait que les circonstances auraient pu faire en sorte qu’on en attende autre chose, voilà qu’il y a même moins de curiosité. On a alors fait dans le «minimum syndical» en la matière, en balançant, au petit bonheur la chance, quelques noms de ministrables et de Premiers ministrables. Un peu comme on fait l’effort de satisfaire à un rituel usé mais toujours là, parce que rien de sérieux n’a encore préfiguré sa fin. Et quand, en plus, tout semble être fait pour qu’il n’y ait même pas l’ombre d’une illusion, on comprend que même les jeux de pronostic, les petites phrases de promotion des amis ou d’offres de service tombent en désuétude. On a bien essayé, quelques jours avant le scrutin, d’entretenir la «flamme» mais on s’est vite rappelé que les plaisanteries les plus courtes étaient les meilleures. Il se peut bien que ça reparte ces jours-ci. Enfin, il se peut même que ce soit le vrai départ. La nouvelle guéguerre du FLN, la trajectoire qui se précise chez les «indépendants» et les nuances qui se dessinent au FFS en sont les signes. Mais ceci non plus n’est pas nouveau.
S. L.

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