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Constances

Pas tous médecins !

Publié par Slimane Laouari
le 02.04.2020 , 06h00
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Pour que la lutte contre le coronavirus soit efficace, pour nous donner toutes les chances et ne lui en laisser aucune, il faut que tout le monde s’y mette. Chacun dans son domaine, en étant toujours là où il peut être utile et jamais là où il n’a rien à faire, là où… il dérange. Depuis le début de l’épidémie, on a entendu beaucoup de monde, ici et partout dans le monde. On a entendu des… médecins s’exprimer avec prudence et humilité parce qu’ils ne sont pas dans leur spécialité. Ils renvoyaient systématiquement à « plus qualifié » quand ce n’est pas à plus crédible et plus légitime. Sur le terrain des opérations, il n’y a pas que les scientifiques, il y a aussi tous les corps de métier. Si on ne peut triompher que dans la conjugaison des efforts complémentaires, le moins qu’on puisse dire est qu’on réduit considérablement les chances de gagner si n’importe qui fait n’importe quoi, même si cela procède toujours de la bonne intention, voire du sincère engagement. Par bonheur, ceux qui veulent faire ce qu’ils ne savent pas faire, c’est dans le feu de l’action qu’on leur rappelle qu’ils ne sont pas à leur place, qu’ils encombrent le bon travail et qu’ils seraient plutôt utiles ailleurs. Ce n’est pas le cas pour ceux qui… disent. Ils parlent sur ce ton toujours désagréable de Monsieur-sait-tout. Mais être désagréable n’a jamais tué personne. Formuler des énormités là où on a besoin de toute la rigueur scientifique, de toute la précision des recommandations et de toute la fermeté dans l’instruction, si. Donner de fausses informations, faire une lecture erronée de faits même avérés aussi. Parce que quand on parle, il y a toujours quelqu’un pour vous écouter. Ou pire, vous suivre alors que vous indiquez une route dangereuse. Quand vous vous croyez tenir une occasion d’accabler quelqu’un, il est peut-être en train de sauver votre vie et celles de votre famille. Il peut avoir tort mais s’il est dans son domaine, laissez lui répondre quelqu’un qui a plus de crédibilité, plus de légitimité. Depuis le début de la pandémie, nous avons entendu trop d’énormités qui auraient pu nous conduire à la catastrophe. Beaucoup d’entre elles ont été balayées, les plus périlleuses, certainement. Des approximations médicales, des invitations à la résignation, des scénarios farfelus, des panacées cocasses et des inventions… inquiétantes. Mais celles-là, on les attendait et elles n’ont pas résisté à l’épreuve du terrain, même si elles ont pollué à un moment le champ de l’action utile, ne serait-ce que parce qu’elles ont occupé un pan du « débat ». Reste maintenant les réflexes « spontanés » de ceux qui pensent bien faire ou bien dire. On ne fait bien et on ne parle bien que quand on… sait. Surtout dans des situations où il est question de vie ou de mort.

S. L.

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