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Constances

Quand le général Hamel parlait au général Beleksir… sans qu’on le sache !

Publié par Slimane Laouari
le 22.11.2021 , 11h00
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Les procès pour corruption, détournement, malversation et toutes les autres formes de rapine dont sont accusés les pontes de l’ancien régime auraient pu devenir lassants, tellement ils sont nombreux, longs et compliqués en raison de leur enchevêtrement. Pas seulement. Parce que les révélations qu’ils nous livrent sont d’une telle ampleur, d’une telle gravité que souvent, ils dépassent tout ce qu’on avait raconté du temps qu’ils étaient « en activité », tout ce qu’on pouvait imaginer. Pourtant, l’opinion populaire, comme toutes les autres ou un peu plus, n’a pas la réputation d’être généreuse, ni même clémente avec ses gouvernants qui, à l’évidence, le valent bien au vu de l’ensemble de leur bilan. Mais il arrivait souvent que des voix tentent la pondération quand il s’agissait d’apprécier l’ampleur des dégâts et le niveau de décrépitude de l’État que cela impliquait. Et ces voix n’émanaient pas nécessairement de là où on pouvait naturellement les attendre. En tout cas pas de ceux qui avaient un quelconque intérêt dans le prolongement de la situation mais plutôt de ceux qui « espèrent donc pensent » que les choses ne pouvaient quand même pas atteindre ces profondeurs. Quand on a parlé des centaines de millions de dollars dans les différentes affaires Sonatrach et périphéries, il y a eu des yeux écarquillés et souvent sincères. Quand il y a eu l’affaire « el Bouchi), la quantité de drogue saisie était d’un tel volume qu’on pouvait comprendre la propension au doute de certains. Et quand les Algériens ont pris connaissance du nombre de propriétés immobilières reprochées au général Hamel et sa famille, il n’est pas surprenant que beaucoup en soient… surpris. C’est dur de se rendre compte que la réalité puisse dépasser l’imagination, a fortiori quand l’imagination n’est pas de tendance baissière ! Mais les surprises du genre ne sont pas toujours dans le volume des rapines, il arrive aussi qu’on en découvre dans les modus operandi, dans les relations entre personnes, services et institutions de l’État et des affrontements qui s’y sont livrés pour l’argent, l’immobilier… Quand on apprend que le patron de la police et le patron de la gendarmerie étaient en guerre, on a peur par… rétroactivité ! Il arrive même que ces procès nous livrent quelques détails « croustillants ». Vous vous souvenez, quand le général Hamel déclarait que « pour lutter contre la corruption, il faut être soi-même propre », il s’adressait en fait au… général Beleksir !
S. L.

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