Rubrique
Constances

Randonnée d’été

Publié par Slimane Laouari
le 13.08.2019 , 11h00
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La route monte à n’en plus finir. Il y a longtemps, Tala Guilef n’était qu’une escale obligée conquise par son mythique point d’eau. A l’origine, la source avait une vocation plutôt utile que bucolique. Dans cet espace opportunément appelé le «plateau des agneaux», se retrouvaient les bergers en transhumance ou les éleveurs partis jeter un œil sur leur troupeau en libre pâturage. Puis il y a eu cet hôtel qui a élargi l’horizon des lieux, puis l’incendie criminel et les crimes sous d’autres feux. Les lieux ont été désertés puis repris par un semblant de vie reconquis à l’usure. Juste des moments de bonheur simple : quelques barbecues arrosés, des pique-niques en famille plus sobres, des promenades sans prétention et quelques sportifs en footings vertigineux… Cet été, il y a eu le feu, les dégâts ne sont pas négligeables mais le pire n’était pas loin. Quasiment indécent d’imaginer un pique-nique dans ce paradis en convalescence. Beaucoup l’ont compris en renonçant à leur plaisir du jour. Touchant quand même.
Une nouvelle « tendance » dans le sacrifice de l’Aïd s’installe petit à petit en Kabylie où le mouton n’est désormais plus le roi du moment. Dans beaucoup de villages, les gens se mettent à plusieurs pour se partager un veau. Si vous voulez une explication, pas de problème, il suffit de poser la question. L’explication se décline en trois points. Le premier est qu’un sacrifice collectif est toujours porteur de vie et de rapprochement. Le second est que la région est connue pour ses préférences culinaires et ses élevages bovins dont il convient de perpétuer la tradition. Le dernier, enfin, consiste à bousculer un vieux dogme qui veut que le sacrifice de l’Aïd rime avec le mouton, alors qu’il n’en est rien, ni du point de vue religieux, ni mystique, ni économique… Vive le changement.
Il y a pourtant quelque chose qui ne veut pas changer. Nos émigrés sont toujours visibles en été mais rarement, sinon jamais, là où les «recenseurs» de touristes veulent bien les situer. Ils ont tous un pied-à-terre au pays et ils ne logent jamais ailleurs, ils changent leurs euros au «square» d’Alger et d’ailleurs, ils viennent « pour la famille» ou leurs petites affaires, avant… de partir en vacances, en Tunisie, au Maroc, en Espagne… Mais pour les comptables de nos expatriés venus « en touristes » en Algérie, ce qui compte, c’est qu’ils soient visibles au port et l’aéroport pour les caméras et pour les… statistiques, n’est-ce pas ?
S. L.

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