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LES CONQUÉRANTS DE LA CAPITALE DE LA MÈRE DES PATRIES La jeunesse algérienne a conquis l’Égypte

Publié par LSA
le 25.07.2019 , 11h00
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Par Omar Zemirli, supporter sportif
Certes, ce n’est que la victoire d’une Coupe d’Afrique de football par notre pays parmi les 24 nations ayant pu participer aux poules puis aux huitièmes puis aux quarts, puis aux demies et enfin à la finale. Tous les pays voulaient cette coupe, en particulier l’Égypte, pays organisateur .
Pour rappel, le match a été transmis par 50 chaînes de télévision dans 180 pays. Cette génération a prouvé au monde entier qu’elle était capable de vaincre et elle a vaincu, et quelle victoire ! Elle a déjoué les pronostics les plus fous, en triomphant dans la capitale du pays des pharaons que les Egyptiens eux-mêmes appellent «Oum Eddounia», la mère des patries et a fortiori en dehors de nos frontières nationales.
Restons dans la mythologie égyptienne et dans la grandeur de la millénaire pharaonique pour faire plaisir à nos amis égyptiens qui se targuent, à juste titre, de ce grand prestige. Que représentent notre pays et son peuple dans l’Histoire par rapport à l’histoire de l’Égypte antique, dans l’évolution et les relations des deux pays et des deux peuples ? L’Algérie ne peut que s’enorgueillir de son histoire, de ses ancêtres, de ses conquêtes et de ses réalisations et, présentement, de la grande victoire de sa jeunesse qui restera gravée dans l’histoire du football africain et mondial.
Restons sentencieux et disons «qu’il faut connaître le passé pour éclaircir le présent et prédire l’avenir» revoyons les faits marquants de nos relations avec l’Égypte et parlons du présent suite à ce haut fait de ce phénomène mondial des temps modernes qu’est le football, qualifié par certains d’opium des peuples tellement il est devenu une donnée sociologique, politique et économique des plus marquantes au sein des sociétés et des nations ; être un footballeur professionnel est une réussite sociale et une personnalité «anoblie dans certaines monarchies, vénéré par d’autres, considéré comme haut cadre de la Nation au point de devenir Président d’un pays ; c’est le cas de l’ancien footballeur George Weah né en 1966 élu par son peuple à la fonction suprême de président de la République libérienne.
La rivalité entre nos deux pays est une réalité, elle est essentiellement footballistique avec des conséquences sur les relations politiques qui ont failli aboutir à une crise après le fameux match Égypte-Algérie au Soudan, où la victoire de l’Algérie était très mal perçue par nos frères égyptiens et étaient le motif à des insultes, des injures et des propos des plus abjects à l’égard de notre passé et de nos martyrs, nous étions la cible de certains médias extrémistes égyptiens, nous avons eu droit à toutes les invectives, les sobriquets des plus mesquins.
Nos intellectuels et médias, blessés par tant de haine, ont permis au peuple algérien de revisiter le passé glorieux de nos ancêtres et ont rappelé aux Égyptiens ce que nous avons apporté à leur civilisation et à leur pays. Quatre dates ou périodes importantes rythmées tous les dix siècles ont marqué la domination algérienne dans l’histoire de l’Égypte. En effet, dix siècles avant J.-C., Chachnak, roi berbère, avec son armée a battu l’armée égyptienne et a été intronisé pharaon d’Égypte durant la 21e et la 22e dynastie.

Dix siècles après Chachnak, quelques années avant J.-C. 
Pour rappel aussi pour nos frères égyptiens, le dernier dans la lignée des pharaons était un Algérien, Ptolémée, fils du roi berbère Juba II et de Cléopâtre Séléné, fille de Cléopâtre, reine d’Égypte, et du général romain Marc Antoine. Dix siècles après J.-C., les Koutamas, Berbères de Jijel et de ses environs, ont de nouveau conquis l’Égypte, fondé la ville du Caire, capitale De Oum Eddounia et créé la fameuse et prestigieuse université du monde musulman El Azhar. Et enfin, dix siècles après, en l’an 2019, Belmadi, le fils originaire de la petite ville de Aïn Tédlès, dans la wilaya de Mostaganem, a amené son équipe sur le toit de l’Afrique, à la hauteur de la plus grande et haute pyramide d’Égypte, venant rappeler que la grande métropole du Caire de 20 millions d’habitants a été conçue et réalisée par ses ancêtres de son pays d’origine.
Belmadi peut être considéré comme un héros et pour plaire à nos frères égyptiens en usant de la terminologie usitée à leurs héros qu’ils nous permettent de qualifier Belmadi de pharaon des temps modernes à la tête de ses guerriers du désert adaptant une stratégie et des similitudes d’un vrai combat de gladiateurs des temps modernes avec l’art et la manière. Le sport collectif, d’une façon générale, et le football, d’une façon particulière, ne sont-ils pas une bataille rangée, une lutte sans merci dans le corps-à-corps et une tactique dans les mouvements et déplacements des acteurs dans la défense, l’attaque, la contre-attaque, le repli, les débordements latéraux, les tires, les coups-francs, les redéploiements, les offensives contre-offensives, etc ?  Les mêmes termes et expressions usitées quand deux équipes  adverses s’affrontent. Nos jeunes footballeurs ont conquis Le Caire et l’Égypte en battant en finale la meilleure équipe africaine, le Sénégal, alors que l’équipe égyptienne a été éliminée aux huitièmes de finale.
Les frères égyptiens se devaient d’être ensemble avec leurs frères algériens ayant des relations historiques millénaires, le même espace géographique, nord-africaine, religieuse, musulmane, symbolisée par l’université d’origine algérienne d’El Azhar, faisant partie du même monde politico-socioculturel, ils se devaient de fêter cette victoire avec leurs frères algériens. 
Nos frères marocains, tunisiens, mauritaniens, libyens, sahariens et palestiniens et d’autres nationalités, qui aiment notre pays, ont exprimé leur fierté, ont manifesté leur joie et partagé leur bonheur avec la même liesse que leurs frères algériens. En ce jour historique, tous ceux qui aiment le football et aiment notre pays sont algériens.
Cette date du 19 juillet 2019 de consécration sportive, footballistique restera gravée dans l’histoire des exploits de notre grand, beau et prestigieux pays.
O. Z.

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