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Contribution

Le pétrole, président à vie de l’Algérie indépendante

Publié par LSA
le 16.11.2019 , 11h00
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Par Dr A. Boumezrag
«Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez le pays, mais si vous contrôlez les semences, vous contrôlez l’alimentation. Et celui qui contrôle l’alimentation tient la population en son pouvoir.» 
(Henry Kissinger)

Le pétrole est au cœur du pouvoir en Algérie. Il fonctionne comme une pompe double. Il aspire et refoule des pétrodollars. Il commande la fréquence des battements. Il accélère les battements quand il a peur (baisse des recettes) et les ralentit quand il est détendu (hausse des dépenses). Pour se protéger contre toute attaque cardiaque, des ponctions sont opérées à l’entrée et à la sortie (à l’exportation et à l’importation), chemin faisant, il forme des caillots qui empêchent le sang (les pétrodollars) de circuler dans l’organisme (production destinée à un marché local en priorité) et de s’oxygéner (transformation de la rente en capital). Quand le cœur et les vaisseaux ne fonctionnent pas correctement, les conséquences peuvent être graves et entraîner la mort instantanée. C’est donc de la santé du cœur que dépend la qualité de la vie en société. Lorsque le cœur est sain, le corps tout entier est sain, et lorsqu’il est corrompu, tout le corps social est corrompu. C'est le pétrole qui préside aux destinées du pays depuis sa découverte par les Français en 1956 jusqu’à son épuisement par les Algériens dans un avenir jugé très proche, soit 2030, selon les prévisions officielles. « Les hommes ne sont que des cerises sur le gâteau. »  
Le pétrole était présent dans le prolongement de la lutte de Libération nationale, dans les négociations menées avec la puissance coloniale, et dans l’édification de l’Etat algérien naissant. Il va être ce « pot de miel » de l’Etat algérien indépendant qui sera disputé à l’intérieur du pays par les clans rivaux et sera convoité à l’extérieur par les puissances étrangères dominantes pour qui « l’Algérie n’est qu’un drapeau planté sur un puits de pétrole ». 
Le pétrole permet d’affirmer sa légitimité sur la scène internationale et d’imposer son diktat à la population sur le plan interne. Il permet une longévité plus grande à la tête de l’exécutif. Le pétrole est l’inspirateur et le fondateur du régime politique et du système économique de l’Algérie contemporaine. Il est à l’origine de l’orientation socialiste (parti unique, gratuité des soins, école obligatoire, usines clés ou produits en mains) dans les années 1970. Il sera le promoteur du « programme anti-pénurie » (équipements électroménagers destinés aux ménages, allocations touristiques pour tous les Algériens) au cours des années 1980. Il sera le détonateur de la guerre fratricide dans les années 1990 (émeutes en 1988, décennie rouge qui a fait des milliers de morts et de disparus, paix retrouvée après dix ans de guerre civile (une pluie diluvienne de dollars s’est abattue sur l’Algérie ensanglantée nettoyant toute trace de sang sur son passage). A la faveur d’une embellie financière, des milliers de logements seront importés de Chine et implantés sur des terres à vocation agricole sans équipements collectifs d’accompagnement. Il sera enfin un acteur de démocratisation et de banalisation de la corruption dans le but d’asseoir un pouvoir hégémonique sur le long terme (multiplication et étouffement de nombreux scandales et de détournements de fonds publics). Il est l’architecte de la construction d’une économie illusoire et le bâtisseur des institutions factices. C’est grâce à lui que le pays fonctionne. C’est un stabilisateur du régime politique, un inhibiteur de la jeunesse, un serviteur capricieux de la paix sociale. Il est responsable de la décadence morale de la société et masque l’indigence de l’économie. 
L’Algérie vit de la rente, au rythme du marché pétrolier et gazier. Lorsque le cours du brut grimpe, c’est la fête, la grande zerda ; le régime festive, l’armée s’équipe, la société s’endort, le monde accourt, les frontières s’ouvrent. Dès que le prix baisse, c’est la guerre, la grande «fitna » : le régime déprime, l’Etat se fissure, le peuple se réveille, les étrangers s’en vont, .Le pays se ferme. C’est la panique à bord, le sauve-qui-peut, la fin approche. Au début de la décennie 1970, la nationalisation du secteur des hydrocarbures et le relèvement des termes de l’échange ont permis l’instauration d’un régime politique clanique « militaro-rentier maniaco-dépressif » devant survivre aux « événements et aux hommes ». 
Cinquante ans après, ce régime est toujours vivant et en bonne santé. La société algérienne est segmentée en clans dominés par des personnes physiques privant l’Etat en tant que personne morale de jouer son rôle régulateur. L’existence de clans au pouvoir entretenue par une rente est un obstacle infranchissable à la construction d’un Etat de droit et d’une économie productive hors hydrocarbures. 
Dans une économie de rente, le seul moyen d’accéder à la richesse, c’est de prendre le contrôle de l’Etat. Les revenus pétroliers sont présents dans l’Etat, dans la tête de ceux qui pensent être l’Etat. Qui s’approprie l’Etat, s’accapare des richesses de la Nation. Vivant exclusivement de la rente, l’Etat peut se permettre de ne pas développer une production propre en dehors des hydrocarbures et rien ne l’empêche d’établir des relations clientélistes avec les acteurs économiques et sociaux qui se sont multipliés au fil du temps et des sommes amassées. Partant du principe sacro-saint que tout problème politique, économique ou social a une solution budgétaire. Comme le budget est constitué essentiellement de recettes fiscales pétrolières, l’Etat jouit d’une grande autonomie par rapport à la population puisqu’il est capable de fonctionner et de renforcer ses services sans recourir à l’impôt ordinaire. L’essentiel du jeu économique et sociopolitique consiste donc à capturer une part toujours plus importante de cette rente et à déterminer les groupes qui vont en bénéficier. Il donne à l’Etat les moyens d’une redistribution clientéliste. Il affranchit l’Etat de toute dépendance fiscale vis-à-vis de la population et permet à l’élite dirigeante de se dispenser de tout besoin de légitimation populaire. Elle dispose des capacités de retournement extraordinaire étouffant toute velléité de contestation de la société. Il sera le moteur de la corruption dans les affaires et le carburant des violences sociales. « Ce sont les mouches qui vont vers le pot de miel et non le pot de miel qui se déplace vers les mouches .» 
Le boom pétrolier qu’a connu l’Algérie illustre parfaitement la cohabitation entre la permanence d’une misère morale endémique et l’existence de ressources financières abondantes. Toute baisse importante et durable du cours du brut entraîne inévitablement une instabilité du régime qui ne peut se maintenir que par la répression et la manipulation. Politiquement, le pétrole n’est pas neutre. Il attire les grandes puissances, perpétue des régimes politiques, corrompt les sociétés, enflamme les foules, et détourne le regard des démocraties occidentales sur les violations des droits de l’Homme et du citoyen. « Cachez-moi ce sein que je ne saurais voir », dira un des personnages de Molière. Il est responsable des profondes modifications des structures économiques, politiques, sociales et mentales. Il finance le déficit des entreprises économiques et le fonctionnement des institutions politiques virtuelles. Il masque l’autoritarisme de l’Etat et la paresse congénitale des populations. Il abolit la propriété privée des moyens de production au profit de la propriété « publique » rendant invisibles et infaillibles les actionnaires « politiques » en socialisant les pertes et en privatisant les profits. Cela conduit évidemment à la disparition de la bourgeoisie productive autochtone transparente et à l’interdiction d’entreprendre quoique ce soit de laborieux en Algérie en dehors du contrôle de l’Etat, c'est-à-dire des tenants du pouvoir. Il sera à l’origine de la constitution d’une classe sociale formée d’une bourgeoisie d’Etat parasitaire et d’une oligarchie hégémonique, disposant d’un appareil sécuritaire puissant et de l’argent du pétrole et du gaz pour se pérenniser. Il a empêché quasiment le renouvellement du personnel politique atteint par la limite d’âge, la diversification de l’économie et la renaissance d’une culture ancestrale qu’elle soit ethnique ou religieuse. 
Le pouvoir n’est pas près de changer. Il ne scie pas la branche sur laquelle il est assis. Il est comme un poisson dans l’eau. Il se nourrit des eaux troubles. Hier, c’était la violence armée, aujourd’hui c’est la violence de l’argent. La transparence l’effraie. Quand la vérité éclate, l’argent se terre, la politique se dénude, les hommes révèlent leur impuissance, les femmes s’indignent, le couple se déchire, la famille s’effrite, la société se meurt, la viande se drogue à la cocaïne, le pain moisit à domicile, le lait bronze au soleil, la plume s’assèche, le fusil se rouille, le pouvoir s’avère infructueux alors que faire ? Il s’agit d’engager une réflexion collective sur un projet de société consensuel alliant modernité et islam. Une modernité basée sur l’intelligence n’étant l’apanage d’aucune langue, d’aucune religion, d’aucune génération. Elle appartient, depuis la nuit des temps, à l’humanité tout entière et un islam authentique ouvert et tolérant. Il n’a besoin ni d’idéologie pour le véhiculer, ni de clergé pour le représenter, et encore moins de partis politiques pour le défendre. Il est à la portée de tout un chacun, il suffit de croire en l’unicité de Dieu et d’attester que Mohamed est son prophète.
 Le monde d’aujourd’hui tend à marcher, avec ses deux pieds le spirituel et le temporel, le bien-être matériel et la tranquillité morale sachant que la religion apaise et que la modernité agite, le pied droit ne marche pas sans le pied gauche. Les deux vont ensemble dans une même direction. L’homme est à la fois corps et âme. Nos actes contredisent souvent nos paroles. Dieu est absent de nos cœurs. Le ventre a englouti notre cerveau. Nous prenons nos rêves pour des réalités. Nous délirons. Une population traumatisée, rebelle et imprévisible empêche le pouvoir de dormir. Seul le pouvoir arrête le pouvoir. 
Les forces de changement n’existent que dans les discours et jamais dans les faits. Le défi majeur à relever est d’empêcher qu’une population qui a goûté à la sécurité, au confort et à la facilité de sombrer dans la peur, la famine et le chaos. Car un faible niveau de développement et ou de modernisation n’apporterait qu’amertume et désespoir. Aucune force sociale n’est à même de formuler et encore moins de mettre en œuvre une proposition d’ensemble en vue de sortir le pays de la crise actuelle, c'est-à-dire être en mesure de s’opposer au règne sans partage et sans limites du pétrole sur l’économie, de l’armée sur la société, et des pétrodollars sur la marche du monde. Il est établi que le prix du brut est un baromètre de la santé de l’économie mondiale et un facteur de stabilisation des régimes politiques domestiqués comme les monarchies arabes et les dictatures militaires. 
Pour assurer sa domination sur le reste du monde, il navigue entre deux eaux, un prix plancher au-dessous duquel il ne peut descendre sous peine de perturber les marchés entraînant une récession mondiale préjudiciable à la pérennité de la civilisation moderne et un prix plafond correspondant aux coûts de production des énergies de substitution. Toute flambée ou effondrement des prix qui s’inscrit dans la durée menace la civilisation occidentale dans ses fondements où la matière domine l’esprit, où l’individu prime sur le groupe, où l’homme est une équation à somme nulle et où Dieu est absent du cœur des hommes.  
Le pétrole a été le moteur de la civilisation moderne. Il est à la base de la prospérité et de la mobilité dans le monde. Si le pétrole constitue « l’eau bénite » des économies occidentales florissantes, il n’en demeure pas moins qu’il est le « purgatoire » des sociétés musulmanes décadentes faisant des Arabes d’aujourd’hui des fantômes cherchant une place parmi les vivants. Le pétrole n’aurait été qu’un mirage dans un désert arabique. 
Les revenus pétroliers et gaziers donnent l’illusion aux Algériens d’une mère nourricière éternelle les condamnant ainsi à la dépendance et à l’infantilisme. Le sein maternel nourrit le bébé de la naissance à l’âge de six mois. Le pétrole le prend en charge du berceau jusqu’à la tombe. Le geste d’allaiter renforce le lien entre la maman et le bébé. La distribution des revenus pétroliers par l’Etat sous forme de subventions, de salaires, de pensions ou de licences d’importation crée un lien de dépendance pathologique. La mère porte l’enfant, le père le protège. Le sein maternel répond aux besoins nutritifs. Le père s’occupe de ses besoins relationnels. C’est le père qui permet à l’enfant de sortir de la fusion avec la mère et une fois adolescent de pouvoir s’opposer à lui pour devenir adulte. 
En Algérie, le père a failli. Il ne veut pas le reconnaître. C’est un narcissique. Les dirigeants algériens ont su faire croire au peuple algérien meurtri que la providence se trouve au sommet de l’Etat et non dans le sous-sol saharien. Ils ont « décidé », de bonne ou de mauvaise foi, seul Dieu peut juger, d’assurer le bien-être de la population en s’attribuant d’autorité le rôle de distributeur des richesses et des revenus pétroliers et gaziers par la promotion d’un Etat providence là où il y a la carotte, le bâton n’est pas très loin. Un Etat qui dispose d’un double monopole celui de l’argent facile et celui de la violence légale. C’est grâce à la rente pétrolière et gazière que l’Algérie fonctionne et que la population vit. Tous tendent la main aux pétrodollars des hydrocarbures. C’est le sous-sol saharien qui lui garantit son salaire et non l’Etat et que ce salaire n’est pas la contrepartie de son travail mais de son allégeance. Il a profité du système, ses enfants le savent (bouche cousue). Il s’est dit « avoir un salaire est un droit et que travailler c’est rendre service ». Alors, il joue le jeu « en faisant semblant de travailler et l’Etat en faisant semblant de le payer ». Une grande comédie dans un théâtre à ciel ouvert où les rôles sont distribués d’avance. Le spectacle est terminé, les rideaux sont levés, les masques tombent. Aujourd’hui, les enfants ont grandi (mais au regard de leur père ils sont toujours enfants, ils n’ont pas d’avis à donner, ils doivent obéir et s’exécuter contre de la nourriture et une protection, les enfants ont grandi et leur père a vieilli, ils ont gagné en maturité, ils sont devenus adultes, ils veulent se prendre en charge et ne veulent plus tendre la main à l’Etat, ils veulent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le père ne l’entend pas de cette oreille, il ne veut pas perdre l’ascendance sur eux. Remplacez le père par système et les enfants par peuple et vous comprendrez le désespoir d’une jeunesse pacifique instruite et dévouée à son pays. 
Malheureusement, le système d’essence narcissique ne leur offre comme perspective que la caserne, la prison ou le suicide. Ne comprenez-vous pas qu’ils veulent vivre libres et dignes dans un pays qui leur a été confisqué par leurs aînés, aussi clament-ils à haute voix
« système dégage » ? Un système conçu à l’ombre de la révolution et mis en œuvre par les hommes sortis de l’ombre pour faire de l’ombre au développement et à la démocratie. Un système qui se nourrit des pétrodollars et l’indigence des populations.  Tant qu’il y aura une goutte de pétrole dans le sous-sol saharien, l’armée sera aux commandes et ne se départira pas de son rôle de redistribution de la rente que lorsque le peuple se mettra à produire sa propre nourriture sans tendre la main à l’Etat. L’Etat post-colonial est une création de l’armée, la nationalisation des hydrocarbures est une décision de l’armée. 
Le budget de l’Etat est alimenté par la fiscalité pétrolière et gazière. Ce dicton résume bien la situation « zitna fi dgigna ». Pour l’universitaire, il s’agit d’un système de gouvernance militaro-rentier maniaque dépressif qui résiste aux « évènements et aux hommes ». Il existe un lien étroit entre la violence interne et la dépendance externe. 
Depuis le 22 février 2019, la jeunesse a rompu avec le cycle de violence en lui opposant son pacifisme, le peuple doit retrousser ses manches pour ne plus dépendre du blé français. Les slogans politiques ne nourrissent pas un peuple. Les frères sont frères mais leurs poches ne sont pas sœurs. On dit que l’argent n’a pas d’odeur, le pétrole est là pour le démentir. Il a l’odeur la plus parfaite du désespoir des peuples. Il endort, opprime, affame, corrompt, détruit tout sur son passage y compris les consciences les plus averties. Une cure de désintoxication s’impose. Plus tôt elle sera engagée, meilleur sera le résultat. Il est admis que le prix du brut est un baromètre de la santé de l’économie mondiale et un facteur de stabilisation des régimes politiques menacés. 
L’objectif de l’Occident, c’est la sécurité des approvisionnements en énergie. Il y va de la survie de la civilisation du monde moderne. Le prix est une arme redoutable de domestication des peuples et d’asservissement des élites au pouvoir. Le prix élevé du pétrole a structurellement pour effet pervers de perpétuer à l’infini le système mis en place. C’est dans la pérennité des régimes autocratiques que l’Occident trouve sa prospérité et sa sécurité. C’est pourquoi, la liberté des peuples est inversement proportionnelle au prix du baril de pétrole. L’Occident est en retard d’une guerre, les peuples ne se soulèvent pas pour du pain et du lait mais pour réclamer la liberté et exiger la justice par des manifestations pacifiques grandioses sur tout le territoire national. Ils ont cessé d’être des « tubes digestifs explosifs » pour devenir des têtes pensantes agissantes dans la foi et la bonne humeur. Il est dans l’intérêt de l’Europe du Sud que le cordon ombilical qui la relie à l’Afrique du Nord ne soit pas perturbé par l’arrivée des populations poussées au suicide fuyant le pays à bord d’embarcations de fortune, faute de perspectives d’emploi. Il s’agit de fixer les populations sur leur sol natal en faisant de l’agriculture saharienne une ceinture de sécurité alimentaire des peuples de la région. Une fois les gisements pétroliers et gaziers épuisés et l’indépendance du pays compromise, le Sahara sera-t-il le futur potager de l’Afrique ou sera-t-il de nouveau sacrifié pour produire des hydrocarbures non conventionnels après avoir servi de terrain d’expérimentation de la bombe atomique française, des armes chimiques et avoir arrosé l’économie européenne d’un pétrole abondant et à bon marché,  et ainsi avoir assuré la survie artificielle d’une civilisation matérialiste occidentale en déclin ? Est-ce la fin des temps ? La tomate d’Adrar est-elle un signe précurseur ? L’agriculture saharienne, de surcroît une agriculture « bio à bas prix », n’est pourtant pas une utopie avec une lumière abondante, de grandes surfaces à perte de vue, une énergie solaire à profusion, des ressources en eaux souterraines accessibles captées, transportées, traitées, exploitées rationnellement comme dans le passé ancestral ou, mieux encore, une main-d’œuvre instruite qui ne demande qu’à être employée, les techniques de production modernes existent, un financement à portée de main. 
Des oasis verdoyantes fleuriront. Les populations se déplaceront, les Algériens se remettront au travail, des îlots de vie apparaîtront, l’espoir renaîtra. 
Une ceinture verte de sécurité alimentaire des peuples de la région se formera ; elle sera plus profitable et moins coûteuse que toutes les armées sophistiquées réunies du monde mobilisées pour la protection des puits pétroliers et gaziers, vitaux pour le pays et d’un intérêt indéniable pour l’Occident. L’Europe y trouvera certainement son compte et apportera sans aucun doute son savoir-faire pour ne pas courir le risque d’être envahie par les peuplades venant du Sud dans des embarcations de fortune traversant une Méditerranée devenue, au fil des ans, le cimetière des Africains à la recherche d’un bonheur virtuel illusoire et d’une liberté « attrape-nigaud » des droits de l’Homme et du citoyen prônée par la démocratie occidentale (cheval de Troie) « chahutée » pourtant par les siens sous son propre ciel, un ciel à trois étages !!!
A. B.

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