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Le volontariat n’est-il pas cette valeur sûre et durable pour l’amorce d’une Algérie nouvelle ?

Publié par LSA
le 06.07.2021 , 11h00
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Par Chabane Mahmoud(*)
Il faut d’abord souligner que les volontaires font davantage qu’exécuter des services ; ils contribuent surtout à renforcer la résilience des communautés en favorisant la cohésion sociale et en prenant part à des processus civiques. L’objectif est pour eux, bien évidemment, d’exercer leur citoyenneté en défendant vigoureusement les intérêts des personnes vulnérables. Et quelle meilleure occasion que celle qui  leur est offerte par les zones défavorisées et des projets liés à la protection de notre biotope, tel le «Barrage vert» qui doivent retenir l’intérêt des pouvoirs publics en constituant un terrain d’action propice à l’amorce d’une authentique construction d’une «Algérie nouvelle», pour peu que les bonnes intentions ne soient pas détournées, tout en faisant du travail productif le ciment d’un authentique élan au seul service de la collectivité nationale !
C’est au hasard d’une de mes lectures dans la presse, signalant comme s’il s’agissait là d’un fait divers exceptionnel, que j’ai relevé qu’un citoyen bénévole fut grassement rémunéré par sa tutelle. Ce non-évènement  m’a bien évidemment interpellé et questionné, au même titre que toutes celles et tous ceux qui furent élevés dans les valeurs de la touiza, cet acte distinctif de la vie communautaire du vivre-ensemble qui s’est effrité au fil du temps. 
   À vrai dire, la banalisation et/ou la publicité pour ce genre de pratiques propres à quelques énergumènes, le mélange des genres, la course effrénée à l’enrichissement matériel, tournant le dos à la morale et aux actes citoyens, ainsi que la cupidité sont autant de faits qui tendent, malheureusement, à se généraliser et à faire passer tout un peuple pour ce qu’il n’est pas. Mais a-t-on déjà oublié que ce peuple vaillant était pétri dans les valeurs fondamentales de fraternité, d’humanité, de partage, de solidarité, d’entraide, de liberté et de dignité ?
   C’est, hélas, ce socle de valeurs pourtant partagées et jalousement défendues par les patriotes de ce pays et qui, au prix d’énormes sacrifices et de luttes, ont permis de mettre fin à 132 années d’une colonisation des plus barbares et des plus destructrices dans le monde, que ce genre d’individus égoïstes et étrangers aux valeurs de leur peuple tentent de pervertir et de renier sans aucun état d’âme. 
   Il faut reconnaître aussi que cette situation n’a pu être rendue possible que grâce à la pratique de cette culture de l’oubli, instillée insidieusement dans le corps social et poussée à son paroxysme dès le début des années 1980 à la faveur de la mise en place de la fameuse politique d’Infitah d’essence ultralibérale. 
   Cela a donné lieu à une régression sociale, économique et culturelle que l’équipe dirigeante de l’époque a appliquée sous le slogan racoleur, démagogique et populiste de : «Pour une vie meilleure.» Pour accompagner et booster cette politique ultralibérale contraire à nos valeurs ancestrales et au projet de société énoncé par le Congrès de la Soummam, clarifié et appuyé par les Chartes de Tripoli, d’Alger et celle de 1976, rien de mieux que la diffusion, en avant-première mondiale, de l’interminable feuilleton Dallas dont le contenu cadrait bien avec l’idéologie du moment.
   Cet état de fait s’est poursuivi et s’est aggravé par le fait que les dirigeants en charge de la protection du pays et de notre identité n’avaient pas su, soit par «cécité» et/ou par «négligence», prendre les mesures appropriées pour endiguer les méfaits de l’impérialisme culturel mondialisé rampant et conquérant. Pour réaliser son hégémonie sur les États et les peuples en dévitalisant l’identité des pays, en les fragilisant et en remettant en cause leur souveraineté nationale, leur volonté de résistance, ce dernier s’est appuyé, pour le faire, sur la compromission des décideurs et, bien évidemment, sur son arme redoutable de destruction massive dont l’efficacité n’est plus à démontrer : les Gafa, en l’occurrence.
Le processus d’acculturation du peuple algérien que l’impérialisme français n’a pu réaliser, malgré les moyens démesurés mobilisés et mis en branle, reste apparemment, pour ce dernier, un objectif non encore abandonné. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler le battage et la campagne médiatiques soutenus et entretenus par les forces nostalgiques de l’Algérie française qui persistent à clamer haut et fort que l’Algérie n’avait aucune existence réelle avant la conquête coloniale, poussant même l’outrecuidance à oser affirmer et soutenir avec aplomb que l’indépendance n’a pas été arrachée héroïquement par les sacrifices immenses du peuple algérien, mais a été bel et bien le fruit offert par philanthropie par le général de Gaulle ! C’est, pour tous ces frustrés, une façon de se venger des revers historiques reçus en voulant réduire à sa plus simple expression notre grande Révolution de Libération nationale en voulant remettre en cause la bravoure et les sacrifices de ces millions d’acteurs, hommes et femmes qui y ont participé.
   Les méfaits et les dégâts visibles, souvent irréversibles, de cette politique de la culture de l’oubli, qui exploite sans vergogne l’allié naturel des impuissants, en l’occurrence le fatalisme et son corollaire l’attentisme et le laisser-aller, peuvent se mesurer à travers la non-célébration des évènements qui ont marqué notre riche et grande Histoire à travers les siècles. Est-ce là, pour notre jeune Nation, une manière de se faire hara-kiri ? S’ajoutent à cela l’indigence et les « oublis » des contenus de nos manuels scolaires qui sont loin de restituer objectivement la grandeur de cette dernière, l’abandon délibéré de certaines valeurs qui consolidaient les liens d’amitié et d’entraide intergénérationnelle et intersectorielle tels le volontariat-bénévolat, la touiza, etc.
  Aussi, les discussions autour des questions mémorielles qui devraient toutes et tous nous concerner sont encore classifiées et/ou considérées comme tabous ; cela va de l’apport admirable et inestimable des amis et des défenseurs de la cause de l’Algérie combattante pour son indépendance et puis pour son édification, aux méfaits des ennemis de l’Algérie en guerre, les détenteurs de cartes blanches, les bénéficiaires de la promotion Lacoste, en passant par les faux moudjahidine qui sévissent encore (la liste n’est pas exhaustive).
Sans remonter loin dans l’histoire de notre pays pour l’interroger sur la place de choix qu’occupait le volontariat-bénévolat et son rôle dans les processus de développement, de consolidation des liens entre citoyennes et citoyens et de réalisation en commun des actions au profit de la collectivité ou même d’un de ses membres, pour améliorer et/ou renforcer le bien-être de la collectivité, il convient de dire que cette valeur partagée s’est imposée au fil du temps comme un devoir assumé et une contrepartie pour consolider et développer le vivre-ensemble dans notre immense et magnifique pays.
Parmi les nombreuses actions de volontariat-bénévolat les plus grandioses et les plus déterminantes que le peuple algérien dans son ensemble (hormis les auxiliaires des forces coloniales — harkis et indigènes vassalisés) a menées avec beaucoup de conviction, d’abnégation et de sacrifices collectifs et individuels avec le succès que l’on connaît, la guerre de Libération nationale reste indéniablement la plus emblématique et la plus significative. Faut-il aussi rappeler que cette inégalable mobilisation du peuple algérien engagé résolument à chasser de notre pays l’intrus (ici les colons français) n’est pas le fait d’une conscription décrétée par un empereur ou tout autre dictateur, mais bel et bien un acte volontaire individuel et solidaire. 
 Et ce ne sont pas les historiques du groupe des 22 et encore moins les 6 du Crua qui avaient envoyé des ordres d’appel ou placardé sur les murs, les arbres, les marchés et tout autre lieu public des édits déclarant la mobilisation générale qu’ils auraient promulgués en prenant soin de préciser que tout individu concerné qui tenterait de se soustraire à la loi est passible de la cour martiale. Ceci dit pour souligner, s’il en est besoin, le caractère volontaire de l’engagement des Algériennes et Algériens, ces femmes et hommes libres et dignes, en faveur de cette cause nationale placée au-dessus de toute considération et qui transcende tous les clivages et/ou toutes les appartenances idéologique, partisane, sociale, ethnique, régionale ou de genre… 
Ces volontaires-bénévoles, conscients des dangers encourus de la guerre et des conditions très rudes et difficiles de vie auxquels ils s’exposaient dans les maquis et au sein des réseaux clandestins des villes, villages et douars, ont quitté leurs foyers pour aller accomplir leur devoir sans attendre des prébendes et/ou des privilèges en retour de leurs actes, de quelque nature que ce soit. Ils étaient des volontaires et des bénévoles, conscients et libres, ne prétendant à aucune rémunération.
   Leur emboîtant le pas, nos étudiants avaient volontairement répondu à l’appel du 19 Mai 1956 de leur organisation, l’Ugema, en désertant les bancs des lycées et des universités (ils n’avaient pas reçu d’ordre d’appel individuel ou répondu sous la menace d’une cour martiale à un oukase impérial proclamant la mobilisation générale, comme ce fut le cas pour leurs camarades français) pour rejoindre les rangs de leurs frères qui avaient pris en 1954 l’initiative de passer à l’acte pour chasser par les moyens militaires, certes très limités et rudimentaires, les colons et recouvrer ainsi l’indépendance de leur pays. Il va sans dire que pour répondre à l’appel du cœur et de la raison et accomplir leur devoir patriotique, les étudiants ont dû taire les divergences idéologiques pour se consacrer à la seule mission historique du moment, celle consistant à mettre tout en œuvre pour libérer, coûte que coûte, la patrie.
   À titre indicatif, il convient de rappeler que le nombre oscillant entre 250 et 800 étudiants pour l’Université d’Alger et entre 1 400 et 2 000 pour celles de France était dérisoire par rapport à la population indigène estimée à quelque dix millions d’habitants. C’est là la résultante de l’application de l’un des aspects de la politique discriminatoire mise en œuvre par l’administration coloniale à travers le «code de l’indigénat» qui ne limitait l’accès à l’éducation qu’aux seuls indigènes assimilés, auxiliaires de la colonisation.  Sans hésiter, nos lycéens et nos étudiants avaient abandonné les conditions relativement confortables que leur offraient les internats et les campus universitaires et renvoyé aux calendes grecques la promesse d’une promotion sociale enviée pourtant par tous (ascenseur social par les études réservées d’ailleurs à une catégorie de privilégiés) pour des conditions matérielles de vie très rudes et très difficiles, qu’offraient nos maquis. Il est vrai que le recouvrement de la dignité n’a pas de prix.   
L’engagement des étudiants au côté du peuple algérien, certes symbolique par rapport aux besoins colossaux que requiert cette mission historique mais très précieuse, faut-il le souligner, avait permis de doter la Révolution pour la libération nationale de l’encadrement qui lui faisait cruellement défaut. Pour eux, il était hors de question de vivre en marge de la société dont ils faisaient partie. Leur place était naturellement aux côtés de leurs compatriotes engagés dans ce combat libérateur pour encadrer, soigner, aider, apporter un plus, car la libération du pays était aussi leur affaire. Et dire que même la guerre psychologique connue sous le nom de «Bleuite», œuvre diabolique pensée et mise en œuvre par le sinistre capitaine Léger dont le but était de semer le doute et la suspicion parmi les combattants, n’avait pas dissuadé les étudiants à accomplir leur devoir vis-à-vis de la patrie en rejoignant le mouvement révolutionnaire de libération nationale.
Par fidélité à leurs aînés qui ont consenti d’énormes sacrifices pour libérer le pays du colonialisme barbare et destructeur, les étudiants des universités postindépendance n’ont pas manqué de perpétuer la pratique du volontariat-bénévolat, considérée comme un acte démocratique visant à canaliser et à mettre au service de la collectivité et du vivre-ensemble leurs savoirs, leur énergie débordante, à donner de soi sans rien attendre, en allant rejoindre sur le terrain les bâtisseurs de l’Algérie indépendante. 
 C’est naturellement et spontanément que la jeunesse estudiantine avait, dès l’indépendance, consacré ses week-ends et/ou ses vacances à venir en aide aux côtés d’autres populations, aux travailleurs agricoles pour lever les récoltes pendantes et effectuer d’autres tâches aussi importantes et urgentes les unes que les autres (reboisement, reconstruction de villages et d’écoles, mise en valeur des terres…). Parmi ces bâtisseurs, il y avait les jeunes appelés du Service national, en majorité des étudiants universitaires affectés à des tâches civiles telles que l’application de la révolution agraire, l’enseignement, la médecine, la construction de routes, de villages agricoles… 
   Les retrouvailles sur le terrain de l’édification du pays des étudiants et des appelés du Service national ont contribué à permettre aux populations rurales, souvent enclavées, de recevoir des médecins, des éclairages et des conseils pratiques sur des sujets divers et variés, et aux étudiants de  s’imprégner et de comprendre les réalités du terrain en vue de les faire connaître aux autorités du pays. Il convient de noter que ces étudiants, du fait de la sincérité de leurs actions non polluées par les discours des apparatchiks du système, du dynamisme et de la disponibilité dont ils ont fait preuve, étaient très appréciés par la population rurale et très attendus par cette dernière.   
   À l’instar de leurs aînés qui ont déserté les bancs de l’Université d’Alger et de celles de France ainsi que des lycées pour rejoindre les maquis et les réseaux de combattants, les étudiants de l’Algérie indépendante sacrifiaient leurs vacances et week-ends pour rejoindre, sur le terrain de l’édification nationale, leurs compatriotes et apporter leur pierre à l’ouvrage et ce, sans attendre de contrepartie ou un quelconque avantage. Leur seule satisfaction se résumait au sentiment du devoir accompli et au fait d’avoir été utiles, modestement, à la population rurale vivant dans un milieu qui portait encore les stigmates du colonialisme dévastateur qui avait grandement besoin de soutiens. 
  Même si l’objet de ma contribution n’est pas de procéder à une évaluation des apports qualitatifs et quantitatifs de ce volontariat-bénévolat qui semble, pour le moment, ne pas intéresser nos universités, et encore moins l’administration, je me devais de rappeler, tout au moins, les deux faits importants suivants : 
   1. Sans l’apport des appelés du Service national et des comités universitaires d’étudiants volontaires, la mise en œuvre des opérations d’application de la Révolution agraire n’aurait jamais connu le même dynamisme et le même niveau de réalisation. Leur présence sur le terrain, dès le début de la mise en œuvre de cette mission d’intérêt national, a contribué grandement et positivement à amener les administrations chargées de son exécution, pas toujours acquises à cette tâche, et c’est le moins que l’on puisse dire, à lever les blocages de toute sorte ;
  2. Les étudiants imprégnés des réalités du terrain élaboraient, au terme de chaque campagne, les rapports de wilaya et le rapport national relatant les réalités du terrain décrites et exposées sans complaisance et avec soin lors du séminaire national, aux autorités supérieures en présence du chef de l’État. Il y a lieu de noter que ces rencontres étudiants-volontaires et autorités de l’État n’avaient rien de folklorique ou de pure forme. 
Des décisions étaient prises. Pour corroborer cette affirmation, il convient de rappeler que c’est à la suite d’un séminaire national que la question de doter le pays d’une Constitution avait été publiquement posée par les étudiants au président du Conseil de la Révolution et chef de l’État. Les étudiants avaient été écoutés. 
   Leur contribution à l’œuvre de libération nationale et de reconstruction du pays par le volontariat reste donc incommensurable et un marqueur indélébile important de la période postindépendance des années 1960/70. Hélas, comme il fallait s’y attendre, le mouvement des étudiants-volontaires né en 1956 pour contribuer à la libération du pays et, plus tard, à sa reconstruction n’a pas survécu aux changements intervenus après le décès du président de la République intervenu en décembre 1978. Il faut dire que la présence de la jeunesse sur le terrain et son travail auprès de la paysannerie agaçaient et dérangeaient les apparatchiks défenseurs zélés de la politique ultralibérale de l’Infitah, instaurée dès le début des années 1980.     
   C’est d’ailleurs dans le sillage de l’Infitah que les maîtres de céans, sans faire aucun bilan de ces actions de volontariat-bénévolat, se sont empressés d’interrompre net toutes les actions de volontariat citoyen et estudiantin. Et pourtant, ils savaient que leur apport inestimable avait grandement contribué à éclairer le monde ouvrier en général et agricole en particulier d’une part, et aux volontaires de mieux s’imprégner des réalités du terrain, d’autre part. La synergie créée par le mouvement du volontariat (estudiantin et/ou de masse) entre les producteurs et les universités, qui n’en finissait pas de prendre de l’ampleur, a certainement été perçue par les partisans et les pratiquants de l’Infitah et de l’article 120 du statut du FLN comme dangereuse. C’est aussi vrai que la culture de l’oubli ne s’accommode pas de bilans. Pour résumer, il convient de préciser que la rédaction de cette modeste contribution nous est dictée par le besoin de : 
   1. briser, un tant soit peu, le silence assourdissant qui entoure depuis près de 42 ans le mouvement de volontariat-bénévolat estudiantin qui avait contribué, avec abnégation et un esprit de sacrifice élevé pendant plus de 23 ans, à la réalisation des objectifs communs au peuple algérien pour son bien-être et son développement économique, social et culturel, et permis à nos étudiants de semer le progrès dans les très nombreuses communes touchées, d’une part, tout en s’imprégnant des réalités du terrain, d’autre part ;
   2. affirmer qu’il est plus que jamais souhaitable que le mouvement de volontariat-bénévolat estudiantin s’arrache des oubliettes dans lesquelles il a été injustement jeté pendant de longues années pour reprendre sa place de phare du monde rural en particulier, contribuant, comme il l’avait si bien fait avant, à atténuer les souffrances de ce dernier et à rétablir les liens avec les habitants marginalisés et délaissés par quatre décennies d’Infitah dans les milliers de zones dites d’ombre. Ces zones, où se jouent, dans de larges proportions, l’avenir de notre indépendance alimentaire et la maîtrise de l’exode rural (cette «bombe» que nous a laissée la France coloniale), ont besoin d’être impérieusement soutenues par des gens sincères, compétents, désintéressés et crédibles, ces qualités que le monde rural a trouvées chez nos étudiants volontaires-bénévoles dans les années 60 et 70. Il peut être aussi au diapason des attentes de ces populations, de par sa fraîcheur et la sincérité de sa présence sur le terrain, le fer de lance de la politique de réparation des dommages causés à notre biotope par la colonisation mise en œuvre en 1976 à travers la réalisation du monumental Barrage vert ;
3. attirer l’attention de mes compatriotes, a fortiori notre jeunesse, qu’il est de notre devoir de rester vigilants face à toutes les formes de perversion et de remise en cause des valeurs partagées qui font le socle de notre société, de notre pays et dont la réhabilitation pourra nous permettre de défendre le vivre-ensemble, l’esprit de solidarité et d’entraide en assurant, pour toutes et pour tous, le progrès économique et social indispensable et nécessaire pour une Algérie véritablement nouvelle à laquelle notre peuple aspire et appelle de tous ses vœux. Cette Algérie pour laquelle des millions et des millions de jeunes et de moins jeunes ont volontairement et bénévolement, par devoir et en toute conscience, consenti des sacrifices dans le cadre de leur participation aux luttes pour la libération du pays et, plus tard, durant les années 1960/70, pour son édification vers plus de progrès et son développement.
Il reste à espérer, comme l’avaient fait hier nos prédécesseurs, que soient canalisés, à travers le volontariat, toute l’énergie dont nous débordons individuellement et collectivement (le mouvement citoyen de février 2019 en est la démonstration magistrale) et notre attachement viscéral à notre pays. De la sorte, nous serions, sans nul doute, à la hauteur de cet enjeu majeur qui est celui de la consolidation des liens de fraternité et la participation à l’édification de l’Algérie de nos rêves, celle qui se doit d’être inscrite dans les principes d’égalité des chances en tout lieu de notre vaste territoire, à travers une juste répartition des richesses. 
C. M.
(*) Agronome                                             

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