Rubrique
Corruption

Des abus à éviter, voire à limiter

Publié par Djilali Hadjadj
le 02.04.2018 , 11h00
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Si la loi algérienne de prévention et de lutte contre la corruption est indigente en matière de conflits d’intérêts, les pouvoirs publics ont rectifié le tir en promulguant une ordonnance visant à prévenir ce que l’on appelle communément le pantouflage. Il s’agit de l'ordonnance n°07-01 du 1er mars 2007 relative aux incompatibilités et obligations particulières attachées à certains emplois et fonctions. Le pantouflage désigne la migration d’un fonctionnaire du secteur public vers le secteur privé.
Ce phénomène s’est amplifié en raison du dégraissage de la fonction publique, de la similitude des modes de gestion privés et publics et du recours aux contrats à durée déterminée.
Il se manifeste par un nouveau type de comportements où les fonctionnaires n’envisagent plus le déroulement de leur carrière uniquement au sein des services publics.
On compte les comportements suivants parmi les manifestations du pantouflage :
- des cadres du secteur public changent leur conduite officielle afin d’améliorer leurs perspectives professionnelles, lors de leur passage du secteur public au privé. Cela concerne les employés de l’administration publique qui agissent de façon malhonnête, injuste et partiale ou dont les décisions sont influencées par leurs projets d’avenir et par des offres d’emploi externe ;
- les anciens fonctionnaires abusent des informations confidentielles obtenues dans l’exercice de leurs fonctions dans l’administration publique en les mettant à la disposition d’intérêts privés ;
- les anciens fonctionnaires cherchent à influencer leurs homologues encore en poste pour obtenir d’eux des faveurs ou des informations confidentielles ;
- la réintégration de fonctionnaires mis à la retraite, démissionnaires ou limogés peut donner lieu à des pratiques de pantouflage.
D. H.

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