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Culture

Cinémathèque d’Alger Clôture du cycle dédié à Moussa Haddad

Publié par Sarah Haidar
le 10.10.2019 , 11h00
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Le cycle dédié au cinéaste Moussa Haddad (décédé le 17 septembre dernier) se clôture aujourd’hui à la Cinémathèque d’Alger avec la projection de deux longs-métrages emblématiques de sa filmographie. 
La dernière image que les Algériens gardent de Moussa Haddad est celle d’un octogénaire debout au milieu des manifestants et faisant face aux gaz lacrymogènes le 24 février dernier. Décédé à l’âge de 82 ans, le 17 septembre, son cinéma continue d’être célébré en Algérie comme une œuvre qui aura marqué durablement des générations de cinéastes. 
Parmi les événements dédiés à sa mémoire, la Cinémathèque algérienne organise depuis le 5 octobre un cycle de projections de six de ses films. 
Après le mythique Vacances de l’inspecteur Tahar (1972), Les enfants de novembre (1975), Hassan terro au maquis (1978) et le tout récent Harraga Blues (2012), la rétrospective se clôture aujourd’hui avec Mad in (1999) à 13h et Libération (1982) à 15h. 
Ce dernier marquait le retour de Moussa Haddad aux thématiques de la guerre de Libération alors que Mad in sorti une quinzaine d’années plus tard a été un véritable événement cinématographique en Algérie. 
En effet, des centaines de personnes, notamment des jeunes, affluaient vers les salles de cinéma pour découvrir ce film d’action contemporain mêlé à une romance. Mad in a également incarné, après des années de léthargie, une notion aujourd’hui inconnue du cinéma algérien : le succès commercial. 
Né en 1937 à Alger, il débute sa carrière en assistant le cinéaste italien Gilo Pontecorvo sur le tournage de La bataille d’Alger (qui sera également projeté aujourd’hui à 17h) puis Enzo Peri sur Trois pistolets contre César. Son premier long-métrage qui lança sa carrière fut L’inspecteur Tahar mène l’enquête (1967) où il scénarise et met en scène l’inénarrable personnage créé par Hadj Abderrahmane.  Suivront Une cigarette pour Ali (1971), l’histoire émouvante d’une mère qui cherche tenacement, des années après l’indépendance, son fils combattant du FLN disparu durant la Révolution, Les vacances de l’inspecteur Tahar et Sous le peuplier en 1972, Les enfants de novembre (1975) qui raconte l’histoire de Mourad, un enfant chargé de remettre des documents importants à des maquisards du FLN durant la Guerre de libération nationale, Hassan Terro au maquis (1978), Libération (1982), Mad in (1999) et Harraga Blues (2012). 
S. H.

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