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Culture

PRIX MOHAMED DIB ET L’ESCALE D’ALGER Consécration du roman historique

Publié par Sarah Haidar
le 13.10.2018 , 11h00
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Jeudi dernier, deux distinctions littéraires ont été décernées à Alger et à Tlemcen. Le prix de l’Escale d’Alger dont le jury couronne chaque année depuis 2013 un roman de langue française et le Prix Mohamed Dib qui récompense pour sa 6e édition des auteurs dans les trois langues.
Parmi les neuf œuvres sélectionnées en short list pour le Prix Mohamed Dib créé en 2001 par l’Association la Grande maison de Tlemcen, trois ouvrages ont obtenu jeudi les distinctions du meilleur roman en langue arabe, amazighe et française. Les lauréats de cette 6e édition sont donc l’auteur arabophone Smaïl Yebrir pour son roman Mawla El Hayra (Editions Hibr, 2016) qui raconte l’histoire d’un poète errant et tourmenté de la ville de Djelfa dont le récit s’étale des années 1950 à 2015. Pour le roman en langue française, le prix est revenu à Mohamed Saâdoun pour Débâcle (Casbah, 2017), fiction historique qui revient sur les premières années du colonialisme français en Algérie à travers la saga familiale de Si Messaoud et de sa descendance. Enfin, Anza de Fahim Messaoudene est sacré meilleur roman en langue amazighe pour son originalité stylistique et sa richesse narrative construite autour d’un mélange maîtrisé entre réalisme et fantastique. A souligner que la dotation financière de chaque prix est d’un million de dinars, financé notamment par l’Office national des droits d’auteurs (Onda). A rappeler que parmi les livres en lice pour cette édition 2018, citons L’enfant de l’œuf de Amin Zaoui, Le roman des Pôv’Cheveux de Lynda Chouiten, Kubanya de Djaoudet Guessouma, 1994 de Adlene Meddi, etc. Le même jour, l’hôtel Sofitel à Alger abritait la cérémonie de remise du Prix de l’Escale littéraire qui revient cette année à l’écrivaine Aïcha Kassoul pour son roman La colombe de Kant (Editions Casbah, 2017), un récit aux accents autobiographiques qui raconte un pan de l’histoire de l’Algérie post-indépendante, de l’allégresse des premières années où tout semblait possible, au désenchantement accablant face à un pays à la dérive. Le jury composé de huit membres dont des critiques littéraires, journalistes et écrivains, a tenu également à saluer deux romanciers algériens dans la section «Coup de cœur». Il s’agit de Adlen Meddi pour 1994 (Barzakh, 2017), un polar palpitant qui raconte l’histoire d’un commando de jeunes résistants au terrorisme à Alger durant les années 1990, ainsi que Saâd Khiari pour Le soleil n’était pas obligé (Editions Hibr, 2018), une réplique littéraire à L’étranger de Camus mais aussi à Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud puisque l’auteur fait revenir Marie Cordona, la campagne de Meursault, et la fait dialoguer avec Haroun, le frère de «l’Arabe ». En plus d’une dotation financière, les lauréats de L’Escale d’Alger seront invités à la prochaine édition du Maghreb des livres qui se tiendra en février à Paris.
S. H.

 

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