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Culture

Hommage à Azzedine Medjoubi à Alger Hafila Tassir, toujours

Publié par R.C
le 15.02.2020 , 11h00
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Un vibrant et émouvant hommage a été rendu jeudi à Alger à Azzedine Medjoubi, en commémoration du 25e anniversaire de sa disparition, le 13 février 1995, assassiné par le terrorisme à la sortie du Théâtre national algérien, dont il était le directeur. 
En cette occasion, une cérémonie de recueillement a été d’abord organisée à l’entrée du Théâtre national algérien (TNA), en présence, notamment, de la veuve de l’artiste, Madame Amina Medjoubi, du directeur du TNA, Mohamed Yahiaoui et d’hommes de théâtre comme Abdelhamid Rabia et Omar Fetmouche. Un peu plus tard, a eu lieu, à l’intérieur, une représentation de la nouvelle pièce de théâtre Hafila Tassir 2, en référence à la célèbre pièce Hafila Tassir dans laquelle joue Azzedine Medjoubi un de ses plus beaux rôles.
Présentée donc jeudi au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, Hafila Tassir 2 est un monodrame écrit et interprété par Tarek Nasseri et produit par l'Association de théâtre des artistes libres de Azzaba, la ville qui a vu naître et grandir Azzedine Medjoubi. 
Dans un espace scénique ouvert, simple et dénué de décor, Tarek Nasseri joue le fils de Cherif Zawali, personnage incarné par Azzedine Medjoubi dans la précédente version. Le pauvre Zawali se retrouve devant le juge après avoir détourné un autobus vers l'hôpital où son épouse enceinte lutte contre la mort. Le jeune homme raconte sa vie, sa modeste condition, comme celle de son père ainsi que son refus de voir son épouse mourir dans un hôpital et connaître le même sort que sa mère Djamila, incarnée dans la pièce originale par Dalila Hellilou.
Le contexte de la pièce est resté pratiquement le même. Mais Tarek Nasseri a quand même procédé à une actualisation du quotidien du citoyen de modeste condition qui «peine à accéder à son droit aux soins, au travail ou au logement» et qui finit par «connaître le même sort que ses parents» jadis. 
Hafila Tassir 2 comporte également des passages audio de la version de Azzedine Medjoubi qui donnent une certaine émotion à la nouvelle production. 
La pièce Hafila Tassir, avec Azzedine Medjoubi et Dalila Hellilou, a été mise en scène par Ziani Cherif Ayad. Elle est adaptée du roman Le voleur d'autobus de l'Égyptien Ihsan Abd Al Quddous.
Azzedine Medjoubi, né le 30 octobre 1945 à Azzaba (dans la région de Skikda), était comédien et metteur en scène. Il avait marqué les planches théâtrales par sa présence et ses brillantes prestations en tant que comédien et metteur en scène contribuant pendant trente ans à l'épanouissement de la culture et au développement du quatrième art en Algérie. Il avait joué dans plusieurs pièces comme Bab El Foutouh et Galou Laârab Galou dont le titre est inspiré d’une célèbre chanson malouf sur Salah Bey. Il a aussi mis en scène Ghabou Lefkar et Aâlem el Baouch primée au Festival international de Carthage en Tunisie.
Azzedine Medjoubi a également  tenté l`expérience du théâtre indépendant en créant en 1990 la compagnie Masrah El-Qalâa (le Théâtre de la citadelle) avec des compagnons de route comme Sonia, M'hamed Benguettaf ou Ziani Cherif Ayad.
Azzedine Medjoubi a, en outre, joué dans des films ou téléfilms comme Journal d’un jeune travailleur de Mohamed Iftissane, Youcef ou la légende des sept dormants de Mohamed Chouikh ou la comédie musicale Mélodie de l’espoir de Djamel Fezzaz, avec le chanteur raï algérois Abderrahmane Djalti dans le rôle principal.
Le Théâtre régional de Annaba porte aujourd’hui le nom de Azzedine Medjoubi. 
Kader B.

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