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Culture

Yennayer 2970 célébré à l’Opéra d’Alger L’amazighité dans toute sa splendeur

Publié par Kader Bakou
le 14.01.2020 , 11h00
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Originale célébration de Yennayer 2970 à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, avec les artistes Djamila Moussaoui, dans le genre targui, Nadia Guerfi (chants des Aurès), Mohamed-Anis Hadjouja, alias Aghlane (chants du M’zab) et Zoheïr Mazari qui a notamment interprété Amedyaz (Le poète) et Axam daccu ikewghen, une célèbre chanson d’Akli Yahiatène.
Un concert de chants et de musiques amazighs, animé par des chanteurs accompagnés sur scène par l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger, sous la direction du maestro Amine Kouider, s’est déroulé dimanche soir à l’opéra d’Alger à l’occasion de la célébration de Yennayer, le nouvel an berbère coïncidant avec le 12 janvier. 
Dans le genre musical targui (Sahara), Djamila Moussaoui a interprété notamment la belle chanson Tima wadine (Les jeunes de mon pays), accompagnée par des musiciens qui ont également interprété le morceau instrumental Tineri.
Nadia Guerfi, de son côté, a brillamment interprété Akerd Anouguir (Allons-y) et Ghers lmal (Il est aisé), des chansons du répertoire chaoui, déjà interpétées par de grands noms de la chanson algérienne dont  Mourad Sid et Chebba Yamina.
Dans le chant m’zabi, l’orchestre a accompagné des chansons interprétées par Aghlane, qui a également repris Laci neswa tamurt-u nnegh d’Abdelwahab Fekhar et Ayanouji (Mon bébé) d’Adel M’zab.
 Zoheïr Mazari, enfin, a interprété Amedyaz (Le poète), une chanson d’Idir, en hommage à Mouloud Mamameri, et Axam daccu ikewghen d’Akli Yahiatène. En quatrième partie de cette belle et variée soirée, l’orchestre a exécuté plusieurs pièces de musique kabyle comme Chfigh amzun d id'elli (Je me souviens comme si c’était hier), un solo exécuté par le grand violoniste Ahmed Bouifrou, et Djurdjura, autre œuvre musicale signée Abdelouahab Salim.
En hommage à Djamel Allam, l’orchestre a interprété Ur ttru (Ne pleure pas), une des plus célèbres et douces chansons de l’artiste kabyle disparu en septembre 2018.
Lors de ce concert intitulé «Yennayer, une symphonie amazighe», les chanteurs ont ainsi interprété des chants puisés du terroir amazigh alliant plusieurs styles musicaux, notamment le targui, le kabyle, le chaoui et le mozabite. 
Les musiciens de l’Orchestre symphonique de l’Opéra d'Alger ont enchaîné des pièces musicales accompagnant un florilège de chants amazighs, rendus principalement  par quatre chanteurs issus de différentes régions d’Algérie.
Quatre tableaux sublimes aux couleurs variées ont donné lieu à une mosaïque musicale applaudie par le public nombreux venu célébrer cette fête populaire ancestrale et, désormais, nationale.
Le coup d'envoi des festivités officielles et nationales pour la célébration du nouvel an amazigh Yennayer 2970 a été donné vendredi à Tipasa.
Cette manifestation a été symboliquement lancée à partir du mausolée royal de Maurétanie, surnommé «Tombeau de la Chrétienne», en présence de la ministre de la Culture, Malika Bendouda, du secrétaire général du Haut-Commissariat à l'amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, du wali de Tipasa, Mohamed Bouchama, ainsi que des artistes et des académiciens.
Diverses manifestations culturelles et artistiques à travers l’ensemble du pays sont programmées à l’occasion de la célébration du premier jour de l'An amazigh 2970, fêté officiellement à travers l'ensemble de l'Algérie, premier pays d'Afrique du Nord à réhabiliter Yennayer, consacré fête nationale depuis 2018.
Kader B.

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