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Culture

le coup de bill’art du soir Le jour où j’ai rencontré Columbo

Publié par Kader Bakou
le 14.05.2019 , 11h00
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On l’appelle Columbo. Tout comme le célèbre lieutenant de la télé, le  Columbo algérien ne paie pas de mine, avec son visage émacié, sa pomme d’Adam proéminante et sa tignasse noire ébouriffée. Ajoutez à tous ces «défauts» le fait qu’il soit presque toujours mal rasé, mal coiffé et mal habillé.

Nous avons fait connaissance avec lui dans la capitale d’un pays européen où il était étudiant. Il nous invita à dîner dans le restaurant d’un prestigieux hôtel.  Marcher dans une ville européenne est un plaisir sans fin, avec tous ces gens aimables autour de vous. Dans chaque magasin ou supermarché que nous visitons,  Columbo  fait une conquête charmante.   
Encore une rencontre «insolite» ! Ce sont deux joyeux lurons étudiants algériens dans le même centre que Columbo. Au début, nous les avons pris pour des Français avec leurs longues tignasses blondes et leurs moustaches à la gauloise.Nos deux amis «gaulois» plaisantent et rient tout le temps. Ils semblent avoir enterré le «sérieux» et la tristesse six pieds sous terre. De temps en temps, ils se mettent à chanter  spontanément et en chœur une chanson dans la langue de ce pays (ce n’est pas la France). Ces Algériens qui rient tout le temps (tout comme le gitan de Gilbert Bécaud) vont vers une autre direction. Dommage !
Afin d’arriver à temps à l’hôtel, nous décidons finalement de prendre un bus. Les cinq minutes d’attente ont suffi à Colombo pour faire connaissance avec une fille, qui attendait un autre bus. Dans notre bus, il a aussi fait connaissance avec une autre fille tout  aussi belle. Les «beaux gosses» de notre groupe qui essayaient sans succès depuis trois jours de draguer une fille sont étonnés. 
Columbo est un type qui n’est jamais pressé  ou préoccupé.  Le stress, il ne connaît pas. Pour lui, chaque chose vient en son temps. Avec le temps, nous remarquons que les gens partout lui rendent service réellement «avec plaisir».
Nous arrivons à l’entrée du restaurant du grand hôtel. Le réceptionniste est vraiment «navré et désolé» de ne pas pouvoir nous laisser entrer car c’est complet et l’accès se fait sur réservation. Une musique dansante se fait entendre venant du restaurant. Columbo et le réceptionniste discutent comme de vieux amis, alors que c’est la première fois qu’ils se voient.  A la sortie de l’hôtel, un membre de notre groupe dit à Columbo que le réceptionniste voulait certainement une «tchipa» et c’est la raison pour laquelle il n’avait pas voulu nous laisser entrer. Columbo est franchement scandalisé par cette «accusation gratuite».  Là réside peut-être le secret de Columbo : il ne voit que le bien chez les gens,  et les gens le lui rendent bien.
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

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