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Culture

Exposition Le projet de préservation de la biodiversité dans les parcs culturels en débat

Publié par R.C
le 12.06.2019 , 11h00
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Le projet de préservation de la biodiversité dans les parcs culturels algériens a fait l’objet lundi d’une session de formation à Adrar en direction des gens de la presse. Organisée à la bibliothèque principale de lecture publique, la rencontre s’assigne comme objectifs la sensibilisation des différents partenaires, associations et médias, sur l’importance des parcs culturels et les voies de développement des mécanismes de prise en charge du patrimoine matériel et immatériel au niveau de ces espaces, a indiqué le directeur du parc culturel « Touat-Gourara-Tidikelt », Mohamed Hamoudi. 
Cette session de formation, encadrée durant trois jours par l’Office du parc culturel « Touat-Gourara-Tidikelt » et des chercheurs du ministère de la Culture, vise aussi à présenter les textes réglementaires régissant les offices des parcs culturels, notamment les aspects culturels et naturels du parc culturel, en termes de composants du patrimoine matériels et immatériels et les valeurs mobiles et immobilières, a-t-il précisé. 
Selon le même responsable, les cinq parcs culturels du pays occupent une superficie de plus d’un million de km2, soit près de la moitié de la superficie du territoire national, parmi lesquels figure le parc culturel « Touat-Gourara-Tidikelt » qui englobe le territoire de 26 communes de la wilaya d’Adrar et dont la gestion bute sur des contraintes et des défis liés au manque de moyens. 
La rencontre a été mise à profit pour exposer des échantillons d’objets fossiles, déterrés suite aux travaux de forage d’une entreprise pétrolière au niveau du parc culturel de la région et consistant en des fossiles d’animaux marins, de poissons et de troncs d’arbres pétrifiés. 
Le répertoire du parc culturel renferme également d’autres composantes, dont des météorites, à l’instar de la météorite ferreuse de Tamentit, dont le site est encore visible au ksar de Ouled Ali Ben Moussa de Tamentit, et dont l’importance particulière avait amené les autorités coloniales à l’époque à la transférer au musée de l’Histoire naturelle de Paris (France), tandis que le Niger l’a immortalisée par l’émission d’un timbre à son effigie intitulé « Météorite de Tamentit ». 
L’occasion a donné lieu également à la présentation d’un exposé sur le projet de préservation de la biodiversité en Algérie (2014-2021), sous l’égide de l’Etat algérien, représenté par le secteur de la culture, en partenariat avec le programme des Nations-Unis pour le développement (Pnud) et le Fonds mondial de l’environnement (FME), basé sur des méthodes de gestion efficaces du patrimoine culturel et naturel dans l’intervention dans les parcs culturels au niveau de sites déterminés selon l’importance définie par les études scientifiques, a expliqué la représentante du projet spécialisée en environnement, Wafa Ammoura. 
Le programme se décline, selon un plan méthodique, en plusieurs phases visant la gestion des offices des parcs culturels, susceptibles d’assurer la préservation de la biodiversité, la valorisation du patrimoine culturel et l’implication des différents partenaires, organismes, associations et média, eu égard à la responsabilité collective de la préservation du patrimoine. 
Pour ce faire, des commissions de gestion du projet ont été mises en place, chargée de la mise à jour, l’enrichissement des textes réglementaires, l’élaboration d’un plan d’action étudié selon un cadre défini par un document prévoyant les objectifs, résultats et évaluation à travers les différents parcs culturels d’Algérie. 
Cette rencontre a permis, par ailleurs, d’identifier certains facteurs menaçant la biodiversité des parcs, dont le braconnage, l’arrachage illégale des végétaux et le surpâturage, avant de préconiser l’élaboration d’un système de données géographiques à même d’établir un diagnostic de la situation du parc et ses composantes par l’exploitation des nouvelles technologies. 
Est préconisée aussi la gestion participative et le développement des compétences des différents intervenants, sous la supervision des collectivités locales et à travers des conventions de travail et de coopération entre les différentes parties. 
Le programme s’attelle également à la mise en exploitation des données et l’établissement de la communication entre les différents partenaires pour renforcer la coordination, en exploitant, entre autres, les réseaux sociaux de communication, les sites électroniques, l’échange de voyages scientifiques et l’intensification de la formation, a indiqué Narimen Saheb, chargée de communication du projet de préservation de la biodiversité dans les parcs culturels en Algérie.

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