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Culture

THEÂTRE MAHIEDINE-BACHTARZI Remise du «Wissam Ethaqafi» Ali-Maâchi et du prix du jeune créateur

Publié par Brahim Taouchichet
le 12.06.2018 , 11h00
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Vendredi dernier, 8 juin, le théâtre national d’Alger Mahiedine-Bachtarzi a fait salle comble à l’occasion de la journée nationale de l’artiste qui correspond à cette date.
Trois noms, trois personnalités marquantes de la scène artistique se verront décerner la médaille du mérite national (Wissam Ethaqafi) : la regrettée Sonia, Sakina Mekiou, actrice de théâtre, comédienne, dont la carrière a duré plus de 40 ans, entre actrice, réalisatrice/productrice et gestionnaire ; le réalisateur Farouk Belloufa, auteur du mémorable film «Nahla» tourné dans les camps palestiniens en pleine guerre civile du Liban et la diva de la chanson kabyle Nouara de son vrai nom Zahia Hamizi aujourd’hui âgée de 73 ans.
C’est donc dans une atmosphère faite de recueillement et de reconnaissance que s’est prolongée cette soirée plutôt calme jusqu’à très tard dans la nuit contrastant avec la grosse foule bruyante du square Port Saïd. S’ils n’étaient pas nombreux à se bousculer au portillon du TNA, faute d’une mauvaise circulation de l’information quant aux invitations, par contre, le public, y compris des étudiants, était là, très attentif aux cérémonies. Ces dernières n’ont pas débuté avec le bel hommage rendu à la chanteuse Nouara, en tenue traditionnelle à son habitude, puisque l’ordre a été bouleversé sachant qu’initialement la soirée devait lui être dédiée exclusivement.
C’est à la défunte Sonia, emportée par la maladie à la force de l’âge, qu’échoira cet insigne honneur, au demeurant l’atmosphère qui prévalait était forte d’émotion. Et c’est sa fille, comédienne également, qui recevra la distinction.
Il faut rappeler que la médaille du mérite national du président de la république porte le nom de l’artiste chahid Ali Maâchi tombé au champ d’honneur le 8 juin 1958.
Pour Slimane Benaïssa, écrivain-dramaturge, «c’est là un moment qui s’impose vu que l’artiste a longtemps été marginalisé et une telle journée constitue un repère». Point de vue que partage Abdelkader Bendaâmèche, président du conseil national des arts et des lettres.
Pour Azzeddine Mihoubi, ministre de la culture, un tel événement s’impose car l’artiste est porteur de valeurs et d’engagements et rappelle les affres vécus de la décennie noire qui a vu plusieurs personnalités de la culture assassinées et d’autres décédées en vouant leur vie à la valorisation du patrimoine culturel national à l’image de Marcel Bois, très connu pour ses traductions des romans d’Abdelhamid Benhadouga (Le vent du sud, etc.).
Le ministre tenait particulièrement à évoquer le parcours du traducteur d’origine française qui a pris la nationalité algérienne et dont la dernière volonté a été d’être enterré en terre algérienne.
Dans son intervention sur les valeurs d’humanisme à partager par toutes les sociétés du monde et l’artiste en est le meilleur ambassadeur. Pour cela, «le vivre ensemble» doit être partout, ainsi une date, le 6 mai, lui est dédiée et est désormais adopté par l’ONU. Au demeurant un clip vidéo sur le thème «Together in peace» dans toutes les langues de Mounir El-djezaïri, un expatrié du Golfe, a été projeté pour les invités.
Azzeddine Mihoubi a en ce 8 mai déclaré que des instructions ont été données à l’Onda pour que cet organisme prenne en charge les années manquantes aux artistes afin d’accéder à une retraite décente. Par la même occasion il a appelé les artistes souffrant de problèmes de santé de se rapprocher des services du ministère pour leur prise en charge, en particulier ceux qui résident loin des centres urbains ou dans l’anonymat.
La deuxième partie de cette soirée revient à sa vocation première, c’est-à-dire la récompense des jeunes talents dans les domaines de la littérature, le cinéma, la musique, l’audiovisuel, les arts de la danse, le théâtre. Les nombreux lauréats se sont donc vu décerner leur prix du président de la république Ali-Maâchi des jeunes créateurs, (23 en tout). Le montant des récompense varie entre 500 000 DA et 100 000 DA.
Le prix de littérature est ainsi revenu à Ouaroughi Abdelmoumen, Ben Challal Issam en poésie ; El Hamri Mounia pour la musique ; Beboussaha Kenza pour le théâtre ; Boukhari Yasmina pour les arts plastiques ; pour la danse Djermane Mohamed Ali et le théâtre écrit, Benrabia Mohamed Amine.
Brahim Taouchichet

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