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Culture

10e Festival culturel international de danse contemporaine d’Alger Sous le signe de l’«Harmonie»

Publié par R.C
le 12.11.2019 , 11h00
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Le 10e Festival culturel international de danse contemporaine (Fcidc) s’est ouvert samedi soir à Alger sous le signe de l’«Harmonie», avec des prestations conduites par les ballerines et les danseurs d'Algérie, de Russie, invité d'honneur du festival, et du Portugal, dans des chorégraphies aux thèmes existentiels, marquées par la finesse du geste et la grâce du mouvement. 
Le public présent à cette soirée à l'Opéra d'Alger a apprécié le rendu, durant deux heures, des trois troupes de danse, dont la compagnie Arabesque d’Algérie, qui est intervenue à deux reprises avec ses 18 ballerines, pour présenter deux danses sur les musiques de Chams El Aâchiya (patrimoine andalou) et un thème sur une cadence zendali (variante rythmique chaoui), brillamment arrangées par Raouf Gadjeev. 
 Corps élancés et pas de danse précis, les jeunes ballerines de la troupe. Arabesque ont mis en valeur leur talent individuel, Celia Boudiaf notamment, esquissant, en groupe réuni ou séparé avec Adam Bouchouchi, unique danseur de la troupe, différentes figures esthétiques exécutées avec grâce, dans des mouvements et gestes aérés, appréciés du public qui a longtemps applaudi le travail de la compagnie, dirigé d'une main de maître par Fatma-Zohra Namous Senouci, auteure et metteur en scène du programme présenté et commissaire du festival. «Heureux» d'être au centre de ce 10e festival, l'ensemble Raketa de Russie s'est présenté avec cinq ballerines et autant de danseurs, venus de Nizhny Nougorod (banlieue moscovite) pour livrer une prestation pleine, conçue en cinq tableaux, mêlant des danses traditionnelles au genre contemporain du néo-folk. 
Dans divers accoutrements aux couleurs vives, les danseurs de la troupe Raketa ont exprimé en mouvement une partie du patrimoine russe, dans une prestation très physique, menée sur des cadences rapides. 
Le Portugal est ensuite intervenu avec le duo Terratcha-Flatland, animé par Raminhos Pinheiro Nella et D'A Cruz Dias Fernando Jorge qui ont présenté en 60 minutes un spectacle époustouflant, traitant de l'adversité et des contraintes d'un amour impossible. 
Le duo portugais a livré à l'assistance un bon moment de danse contemporaine où la grâce du geste et l'agilité de l'interprétation ont permis, à travers la beauté du mouvement, au corps, d'exprimer sa vérité, dans de belles options narratives, anéanti par moments et révolté dans d'autres, sur un fond musical séquentiel, oscillant entre tourments et harcèlements, puis délivrance. 
En présence de représentants du ministère de la Culture et des missions diplomatiques accréditées à Alger, celles de la Russie, invité d'honneur, et du Portugal, animateurs de la soirée inaugurale notamment, l’assistance a apprécié de belles poésies en mouvement, savourant chaque moment de la soirée dans l’allégresse et la volupté. Outre les troupes algériennes, des ensembles de Russie, Mali, Hongrie, Egypte, Maroc, Tunisie, France, Espagne, Portugal, Syrie et Ukraine  prennent part au 10e Festival culturel international de la danse contemporaine d’Alger qui se poursuit jusqu’au 13 novembre, avec au programme de la journée de dimanche des ballets d'Algérie, de Russie, avec Rosconcert Company et les danseurs étoiles du Théâtre du Bolchoï, la France, l'Espagne et l'Ukraine.

 

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